Nouveau coup de théâtre à l'Afer.
Gérard Bekerman remplace Bénédicte Coste comme président de l'Association française d'épargne et de retraite (Afer).
Il ne se passe guère de semaine où l'Afer, qui regroupe 660.000 adhérents, ne fasse la une de l'actualité. Dernier événement en date, la condamnation de l'association pour le comparateur de contrats d'assurance-vie diffusé sur son site Internet. Bien que l'Afer ne fasse pas encore de commentaires, c'est probablement ce qui a motivé le départ de Bénédicte Coste, présidente depuis avril 2004. Dans son jugement du 11 octobre, le tribunal de grande instance de Strasbourg a sévèrement condamné l'Afer pour publicité comparative illicite, la contraignant notamment à retirer de son site le comparateur de contrats qui a créé la polémique. Le 16 octobre, Bénédicte Coste avait très clairement annoncé, lors d'une conférence de presse, son intention de faire appel. Il n'est pas du tout certain que les nouveaux dirigeants maintiennent cette position. Il appartiendra à son successeur, Gérard Bekerman, de rétablir le calme après ce septième changement de président en six ans.
Universitaire réputé, Gérard Bekerman dirige depuis 2000 le magistère banque-finance et le master de techniques financières et bancaires à la faculté de Paris II Panthéon-Assas. Il était déjà administrateur de l'Afer. Interrogé en début semaine par Le Journal des Finances, il était resté totalement muet sur l'éventualité de sa nomination, mais avait émis des réserves sur le fameux comparateur qui, semble-t-il, a cristallisé les mécontentements.
Plusieurs interrogations subsistent aujourd'hui. Bénédicte Coste restera-t-elle ou non présidente du GIE, instance responsable de la gestion administrative du contrat ? Cela semble peu plausible. Il faut aussi noter le retour en tant que vice-président de l'Afer de Jean-Pierre Bégon-Lours, éphémère président de l'association (de décembre 2003 à avril 2004). Il sera, enfin, nécessaire de constituer un nouveau conseil d'administration et surtout de préparer l'avenir. L'Afer était sur le point de lancer un nouveau compartiment dynamique en unités de compte, « Opensfer », à l'initiative de Bénédicte Coste. Malgré toutes ces péripéties, le contrat Afer reste, vu sa rentabilité et ses conditions techniques, l'un des meilleurs du marché, et la collecte ne semble pas souffrir des démêlés judiciaires de l'association. L'assureur Aviva est garant de la sécurité des fonds investis.











