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Sur l'exercice 2006/2007, le plaisancier a franchi le cap du milliard d'euros de chiffre d'affaires et accru ses bénéfices de 30 %. Le rythme devrait se maintenir, voire s'accélérer au cours des deux prochains exercices.

Sur l'exercice 2006/2007, le plaisancier a franchi le cap du milliard d'euros de chiffre d'affaires et accru ses bénéfices de 30 %. Le rythme devrait se maintenir, voire s'accélérer au cours des deux prochains exercices.

Toutes voiles dehors, Bénéteau vogue vers de nouveaux records

JDF HEBDO | 08.03.2008 | Mise à jour : 20H46

Avec une hausse de 250 % de l'action sur cinq ans, Bénéteau signe l'un de plus beaux parcours boursiers du SRD. Et le titre du plaisancier recèle encore du potentiel à l'examen de ses perspectives de développement sur un marché en croissance.

Face aux vents contraires qui soufflent sur les marchés financiers en ce début d'année, l'action du fabricant de bateaux de plaisance a, certes, été stoppée dans son élan, mais elle résiste plutôt bien. Pour preuve, elle ne recule que de 5 % depuis le 1er janvier alors que ses concurrents Guy Coach et Rodriguez perdent respectivement 27 % et 33 %.
Ce n'est pas un hasard ! Bénéteau offre la meilleure visibilité sur l'activité et les perspectives de dé-veloppement les plus porteuses. L'entreprise, centenaire et familiale, mérite son statut de valeur de croissance.
En dix ans, son chiffre d'affaires a été multiplié par huit, pour dépasser le cap du milliard d'euros sur le dernier exercice. Avec à la clé une progression des résultats de 30 %. Mais, surtout, Bénéteau détient aujourd'hui 25 % du marché mondial de la voile, ce qui en fait le leader incontesté. Du petit port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée, où se trouve son siège social, l'entreprise rayonne sur une trentaine de pays, via un réseau de plus de 1.500 concessionnaires, agents ou points de vente.
En 1995, elle a réalisé un coup de maître en acquérant son concurrent Jeanneau, ce qui lui a permis de doubler de taille.
Des commandes étoffées
Aujourd'hui, le pôle plaisance est organisé autour de cinq marques : les voiliers et bateaux à moteurs Bénéteau (46 modèles) et Jeanneau (50 modèles) - qui représentent à eux deux 77 % des ventes  , mais aussi les bateaux de prestige CNB, les catamarans Lagoon (7 modèles) et, enfin, la marque haut de gamme Wauquiez (4 modèles). « Le regroupement de plusieurs marques nous a permis de gagner en productivité, d'abaisser nos frais de structure, et d'accroître notre puissance en termes de R&D et d'achats », se félicite Bruno Cathelinais, président du directoire. Mais Bénéteau, ce sont aussi des mobil-homes (15,2 % du chiffre d'affaires). Une diversification née du rachat, en 2000, des marques O'Hara et IRM. Enfin, de petites voitures sans permis (Microcar) complètent l'offre, mais restent marginales (60 millions d'euros de revenus en 2006/2007).
On l'aura compris, le nerf de la guerre reste les bateaux de plaisance. Et, fait encourageant, les derniers salons nautiques internationaux ont confirmé la bonne tenue du marché, tiré par l'accroissement du nombre de clients potentiels dans le monde.
En conséquence, Bénéteau table sur une progression annuelle de 7,4 % (+ 6 % dans la voile et + 10 % dans le moteur) de ses ventes sur la période 2008-2010. Et cela indépendamment d'une récession économique aux Etats-Unis. « Notre clientèle américaine, essentiellement dans la voile, est peu sensible à la conjoncture », affirme-t-on au sein du groupe. Pour l'heure, le carnet de commandes à fin janvier totalise plus de 80 % des ventes prévues sur l'exercice en cours. La confiance des dirigeants est d'autant plus légitime qu'un gros effort a été engagé depuis deux ans pour accélérer le renouvellement de la gamme. Pas moins de vingt nouveaux bateaux peuvent être mis à l'eau chaque année, de sorte qu'entre 2005 et 2010 le plaisancier aura, par exemple, doublé son offre sur le segment des voiliers de plus de 50 pieds.
Ce plan d'action volontariste concerne aussi les résidences de loisirs mobiles, dont le chiffre d'affaires devrait s'élever à 200 millions d'euros (+ 30 % à données comparables) sur l'exercice actuel. Mais 2008 ne constitue qu'une étape intermédiaire par rapport aux objectifs fixés à l'horizon 2010 : un chiffre d'affaires consolidé supérieur à 1,2 milliard et une marge opérationnelle d'au moins 15 % (contre 13,3 % l'an dernier). Des prévisions séduisantes et largement à la portée du groupe. De quoi redonner du tonus à l'action.

NOTRE CONSEIL
Renforcer, avec un objectif
à 24 euros sous dix-huit mois. La visibilité reste excellente.
La société est bien gérée
et dispose de beaux relais
de croissance. Les objectifs
à l'horizon 2010 joueront le rôle de catalyseur
(code : BEN, Comp. A, SRD).
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