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La monnaie américaine nuit à la visibilité sur les résultats
JDF HEBDO | 14.06.2008 | Mise à jour : 19H49
Alors que l'environnement n'a jamais été aussi porteur pour les services pétroliers et que Bourbon affiche un plan de développement ambitieux, le titre accuse un repli de 12 % depuis le 1er janvier et de 14 % sur un an. La raison en est simple : elle tient essentiellement à la dépréciation continue du dollar par rapport à l'euro. Bourbon est ce que l'on appelle communément une « valeur dollar ». Tout repli de 10 cents du billet vert par rapport à la devise européenne a ainsi un impact négatif de 26 millions d'euros sur l'excédent brut d'exploitation du groupe, en dépit de ses efforts pour le compenser. Or tout porte à croire que la devise américaine aurait atteint un point bas.
D'autre part, en capitalisant respectivement 15,2 fois et 13,7 fois nos estimations de bénéfices nets pour 2008 et 2009, révisées à la baisse pour tenir compte de l'effet dollar, le titre ne reflète pas la capacité de croissance bénéficiaire du groupe. A l'issue du plan de développement, son chiffre d'affaires pourrait en effet atteindre 1,6 milliard d'euros (contre 770 millions en 2007), et l'excédent brut d'exploitation, 640 millions (contre 309,7 millions l'an dernier). Bourbon serait ainsi en mesure de doubler son résultat net (en excluant les éléments exceptionnels). Une perspective d'autant plus crédible qu'elle se fonde sur une prévision de change de 1 euro égal à 1,40 dollar. Encore faut-il, bien évidemment, que tous les engagements soient tenus (et que le dollar ne s'effondre pas). Mais le passé du groupe plaide en sa faveur.
A noter que la prime élevée du titre par rapport à ses concurrents américains (Tidewater et Seacor se paient respectivement 10,7 fois et 10 fois les profits attendus cette année) ne constitue en rien un frein à son appréciation. Elle tient au plus fort dynamisme dont fait preuve Bourbon.
Enfin, les actionnaires ne sont pas oubliés : 300 millions d'euros leur seront reversés sous forme de dividendes au cours des cinq prochains exercices. Certes, le rendement prévisionnel qui en découle s'avère plutôt faible (1,87 % au titre de 2008), mais peu de groupes disposant d'un plan d'investissement aussi ambitieux font un geste équivalent envers leurs actionnaires.
D'autre part, en capitalisant respectivement 15,2 fois et 13,7 fois nos estimations de bénéfices nets pour 2008 et 2009, révisées à la baisse pour tenir compte de l'effet dollar, le titre ne reflète pas la capacité de croissance bénéficiaire du groupe. A l'issue du plan de développement, son chiffre d'affaires pourrait en effet atteindre 1,6 milliard d'euros (contre 770 millions en 2007), et l'excédent brut d'exploitation, 640 millions (contre 309,7 millions l'an dernier). Bourbon serait ainsi en mesure de doubler son résultat net (en excluant les éléments exceptionnels). Une perspective d'autant plus crédible qu'elle se fonde sur une prévision de change de 1 euro égal à 1,40 dollar. Encore faut-il, bien évidemment, que tous les engagements soient tenus (et que le dollar ne s'effondre pas). Mais le passé du groupe plaide en sa faveur.
A noter que la prime élevée du titre par rapport à ses concurrents américains (Tidewater et Seacor se paient respectivement 10,7 fois et 10 fois les profits attendus cette année) ne constitue en rien un frein à son appréciation. Elle tient au plus fort dynamisme dont fait preuve Bourbon.
Enfin, les actionnaires ne sont pas oubliés : 300 millions d'euros leur seront reversés sous forme de dividendes au cours des cinq prochains exercices. Certes, le rendement prévisionnel qui en découle s'avère plutôt faible (1,87 % au titre de 2008), mais peu de groupes disposant d'un plan d'investissement aussi ambitieux font un geste équivalent envers leurs actionnaires.
NOTRE CONSEIL
Achat pour viser un objectif de cours abaissé à 50 euros (code : GBB, Comp. A, SRD). Le groupe évolue sur un marché porteur, et son offre innovante rencontre un écho favorable auprès des grandes compagnies pétrolières.
Achat pour viser un objectif de cours abaissé à 50 euros (code : GBB, Comp. A, SRD). Le groupe évolue sur un marché porteur, et son offre innovante rencontre un écho favorable auprès des grandes compagnies pétrolières.
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