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Johnson & Johnson, une exception dans le secteur de la santé
Le géant américain a développé un modèle gagnant lui permettant de devenir un acteur global dans le domaine de la santé
PAR CLÉMENCE FUGAIN |
JDF HEBDO | 08.11.2008 | Mise à jour : 20H05
Johnson & Johnson ne connaît pas la crise ! Malgré d'importantes difficultés sur plusieurs de ses produits, le large éventail de ses activités lui permet de continuer à faire croître ses revenus et ses bénéfices. Une preuve de la pertinence du modèle économique du groupe américain.
Le groupe américain, fondé en 1887, fait figure d'exception dans le secteur de la santé. Les bénéfices de Johnson & Johnson ont enregistré en 2007 leur vingt-quatrième année consécutive de croissance, tandis que le chiffre d'affaires a progressé sans interruption depuis soixante-quinze ans. Le secret : alors que ses concurrents Pfizer ou Sanofi-Aventis ont fait le choix ces dernières années de se recentrer sur la seule pharmacie de prescription, Johnson & Johnson (J&J) n'a cessé d'élargir sa palette de produits.
Si, au sens large, la société du New Jersey n'est présente que dans le secteur de la santé, son activité va des médicaments contre les maladies les plus graves aux crèmes Neutrogena en passant par les prothèses cardio-vasculaires et les hanches artificielles. Parmi ses produits de consommation bien connus, il y a les sparadraps et les bandages Band-Aid, les médicaments Tylenol, les produits pour bébé Johnson's Baby, les soins pour la peau et les produits de beauté Neutrogena et Roc, ou les lentilles de contact Acuvue.
Une croissance accélérée par des acquisitions
Compte tenu de la conjoncture mondiale, le groupe est plus que jamais décidé à rester présent dans trois grands domaines : les médicaments sur ordonnance (41 % de l'activité), l'équipement médical et les diagnostics (35 %) ainsi que les produits de grande consommation (24 %). Ces activités n'affichent pas les mêmes niveaux de rentabilité : la marge opérationnelle de la pharmacie était la plus élevée l'an dernier, à 26,3 %, suivie de celles du matériel médical (22,3 %) et de la grande consommation (15,7 %).
Déjà numéro un mondial des produits de beauté et de santé en vente libre en pharmacie, J&J a renforcé ses positions en rachetant en 2006 la branche santé grand public de Pfizer. Le groupe a déboursé 16,6 milliards de dollars en numéraire pour s'emparer de cette pépite qui abrite, entre autres, les marques Nicorette, Actifed ou Hextril en France.
Une acquisition cher payée, puisque le prix valorise cette division 4,3 fois son chiffre d'affaires. Un ratio jamais atteint pour une opération de ce genre. Reckitt Ben-ckiser a payé 3,6 fois les ventes de Boots Healthcare, fin 2005, tandis que Bayer a remporté la branche santé grand public de Roche pour à peine 2,4 fois son chiffre d'affaires en 2004. Mais le bénéfice a été immédiat. Dès 2007, cette nouvelle filiale a contribué à hauteur de 7,4 % aux ventes du groupe. Le marché de l'automédication offre d'importants réservoirs de croissance. Et, avec l'arrivée de la gamme de produits de sevrage tabagique Nicorette dans son portefeuille, l'américain met un pied dans un secteur en pleine expansion.
Toujours plus de diversité
Avec cette opération, J&J perpétue sa grande tradition de croissance externe. Dans le passé, le groupe a ainsi acquis plusieurs marques phares, comme Biafine, Roc, Neutrogena ou encore le Groupe Vendôme, qui fabrique le Petit Marseillais et Persavon. Marques dont les gammes ont été largement étendues depuis leur entrée dans le giron du groupe.
Pour William Weldon, patron de J&J, l'avenir du groupe passe par cette diversité. Il envisage d'ailleurs sérieusement de faire entrer son groupe dans d'autres métiers que ceux de la santé. Une stratégie qui a jusque-là permis à la société de lisser l'impact de la concurrence des génériques sur les médicaments ayant perdu leur brevet de protection. Diversité dans les produits mais également dans les implantations géographiques. A ce jour, les Etats-Unis contribuent à hauteur de 52 % aux ventes du groupe, mais il est présent dans plus de 175 pays différents.
Conscient que dans les mois à venir la consommation américaine et européenne devrait encore s'effriter, J&J compte bien accélérer son développement dans les pays émergents. Le groupe est d'ailleurs toujours à l'affût de nouvelles acquisitions. Il en a les moyens, avec un ratio d'endettement limité à 4 % à la fin du premier semestre.
Si, au sens large, la société du New Jersey n'est présente que dans le secteur de la santé, son activité va des médicaments contre les maladies les plus graves aux crèmes Neutrogena en passant par les prothèses cardio-vasculaires et les hanches artificielles. Parmi ses produits de consommation bien connus, il y a les sparadraps et les bandages Band-Aid, les médicaments Tylenol, les produits pour bébé Johnson's Baby, les soins pour la peau et les produits de beauté Neutrogena et Roc, ou les lentilles de contact Acuvue.
Une croissance accélérée par des acquisitions
Compte tenu de la conjoncture mondiale, le groupe est plus que jamais décidé à rester présent dans trois grands domaines : les médicaments sur ordonnance (41 % de l'activité), l'équipement médical et les diagnostics (35 %) ainsi que les produits de grande consommation (24 %). Ces activités n'affichent pas les mêmes niveaux de rentabilité : la marge opérationnelle de la pharmacie était la plus élevée l'an dernier, à 26,3 %, suivie de celles du matériel médical (22,3 %) et de la grande consommation (15,7 %).
Déjà numéro un mondial des produits de beauté et de santé en vente libre en pharmacie, J&J a renforcé ses positions en rachetant en 2006 la branche santé grand public de Pfizer. Le groupe a déboursé 16,6 milliards de dollars en numéraire pour s'emparer de cette pépite qui abrite, entre autres, les marques Nicorette, Actifed ou Hextril en France.
Une acquisition cher payée, puisque le prix valorise cette division 4,3 fois son chiffre d'affaires. Un ratio jamais atteint pour une opération de ce genre. Reckitt Ben-ckiser a payé 3,6 fois les ventes de Boots Healthcare, fin 2005, tandis que Bayer a remporté la branche santé grand public de Roche pour à peine 2,4 fois son chiffre d'affaires en 2004. Mais le bénéfice a été immédiat. Dès 2007, cette nouvelle filiale a contribué à hauteur de 7,4 % aux ventes du groupe. Le marché de l'automédication offre d'importants réservoirs de croissance. Et, avec l'arrivée de la gamme de produits de sevrage tabagique Nicorette dans son portefeuille, l'américain met un pied dans un secteur en pleine expansion.
Toujours plus de diversité
Avec cette opération, J&J perpétue sa grande tradition de croissance externe. Dans le passé, le groupe a ainsi acquis plusieurs marques phares, comme Biafine, Roc, Neutrogena ou encore le Groupe Vendôme, qui fabrique le Petit Marseillais et Persavon. Marques dont les gammes ont été largement étendues depuis leur entrée dans le giron du groupe.
Pour William Weldon, patron de J&J, l'avenir du groupe passe par cette diversité. Il envisage d'ailleurs sérieusement de faire entrer son groupe dans d'autres métiers que ceux de la santé. Une stratégie qui a jusque-là permis à la société de lisser l'impact de la concurrence des génériques sur les médicaments ayant perdu leur brevet de protection. Diversité dans les produits mais également dans les implantations géographiques. A ce jour, les Etats-Unis contribuent à hauteur de 52 % aux ventes du groupe, mais il est présent dans plus de 175 pays différents.
Conscient que dans les mois à venir la consommation américaine et européenne devrait encore s'effriter, J&J compte bien accélérer son développement dans les pays émergents. Le groupe est d'ailleurs toujours à l'affût de nouvelles acquisitions. Il en a les moyens, avec un ratio d'endettement limité à 4 % à la fin du premier semestre.
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