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Ipsen minimise son profil de risque en accélérant sa diversification
Le groupe pharmaceutique poursuit sa mutation vers la médecine de spécialités, tout en abandonnant son profil purement franco-français
OLIVIA DERREUMAUX |
JDF HEBDO | 22.11.2008 | Mise à jour : 20H05
Si l'on devait illustrer par un cas concret les transformations actuelles de l'industrie pharmaceutique, Ipsen serait à coup sûr un bon candidat. Longtemps le groupe familial a eu l'image d'un laboratoire traditionnel, centré sur le marché de son pays d'origine et réalisant l'essentiel de son activité dans la médecine générale. Mais, depuis quelques années, Ipsen se métamorphose. Contraint de s'adapter aux tendances structurelles de l'industrie, son positionnement en termes tant de présence géographique que de portefeuille de produits n'a plus grand-chose à voir avec celui qui était le sien il y a une dizaine d'années.
Alors que la médecine générale constituait son coeur de métier, Ipsen réalise aujourd'hui 53,6 % de son chiffre d'affaires dans la médecine de spécialités, tout en se concentrant dans des domaines thérapeutiques où il a historiquement prouvé son expertise.
Outre l'endocrinologie et les désordres neuromusculaires, Ipsen a notamment parié sur l'oncologie, un domaine où les besoins en innovations sont très importants aujourd'hui. « Nous avons une très forte rigueur de positionnement sur nos produits, ce qui nous pousse à nous concentrer exclusivement sur des axes thérapeutiques où nous avons déjà une expertise », martèle ainsi son P-DG, Jean-Luc Bélingard.
Une rigueur qui permet pour l'instant au laboratoire français de résister aux principaux dangers menaçant l'industrie pharmaceutique. Ipsen semble aujourd'hui moins exposé que d'autres au développement des génériques. Deux de ses principaux produits (le Tanakan et le Décapeptyl) devraient voir leur brevet tomber dans le domaine public respectivement en 2010 et 2011. Un risque bien géré, puisque la baisse inéluctable de leurs ventes devrait être compensée par le développement de nouvelles formulations de ces deux produits.
Se positionner aux Etats-Unis
Et sa stratégie offensive ne s'arrête pas là, puisque Ipsen s'est lancé à l'assaut du marché américain. « Il n'était pas envisageable que nous restions absents d'un marché qui représente aujourd'hui plus de 45 % du marché mondial », poursuit Jean-Luc Bélingard. Outre le rachat d'Octagen (finalisé en juillet), l'acquisition de Vernalis (qui a eu lieu le même mois) offrira une plate-forme de lancement au Dysport, le concurrent du célèbre Botox, dont la décision d'autorisation de mise sur le marché par la FDA (l'autorité sanitaire américaine) est attendue d'ici à la fin de l'année. Et la finalisation du rachat de Tercica (avec lequel Ipsen avait déjà noué un partenariat capitalistique) permettra de renforcer les ventes en endocrinologie, avec deux produits déjà commercialisés : le Somatuline et l'Increlex. L'objectif outre-Atlantique est ambitieux : Ipsen vise des ventes de 300 millions de dollars d'ici à 2012 (soit un quart des facturations attendues en 2008). Ces acquisitions marquent une vraie volonté de diversification géographique.
Alors que la médecine générale constituait son coeur de métier, Ipsen réalise aujourd'hui 53,6 % de son chiffre d'affaires dans la médecine de spécialités, tout en se concentrant dans des domaines thérapeutiques où il a historiquement prouvé son expertise.
Outre l'endocrinologie et les désordres neuromusculaires, Ipsen a notamment parié sur l'oncologie, un domaine où les besoins en innovations sont très importants aujourd'hui. « Nous avons une très forte rigueur de positionnement sur nos produits, ce qui nous pousse à nous concentrer exclusivement sur des axes thérapeutiques où nous avons déjà une expertise », martèle ainsi son P-DG, Jean-Luc Bélingard.
Une rigueur qui permet pour l'instant au laboratoire français de résister aux principaux dangers menaçant l'industrie pharmaceutique. Ipsen semble aujourd'hui moins exposé que d'autres au développement des génériques. Deux de ses principaux produits (le Tanakan et le Décapeptyl) devraient voir leur brevet tomber dans le domaine public respectivement en 2010 et 2011. Un risque bien géré, puisque la baisse inéluctable de leurs ventes devrait être compensée par le développement de nouvelles formulations de ces deux produits.
Se positionner aux Etats-Unis
Et sa stratégie offensive ne s'arrête pas là, puisque Ipsen s'est lancé à l'assaut du marché américain. « Il n'était pas envisageable que nous restions absents d'un marché qui représente aujourd'hui plus de 45 % du marché mondial », poursuit Jean-Luc Bélingard. Outre le rachat d'Octagen (finalisé en juillet), l'acquisition de Vernalis (qui a eu lieu le même mois) offrira une plate-forme de lancement au Dysport, le concurrent du célèbre Botox, dont la décision d'autorisation de mise sur le marché par la FDA (l'autorité sanitaire américaine) est attendue d'ici à la fin de l'année. Et la finalisation du rachat de Tercica (avec lequel Ipsen avait déjà noué un partenariat capitalistique) permettra de renforcer les ventes en endocrinologie, avec deux produits déjà commercialisés : le Somatuline et l'Increlex. L'objectif outre-Atlantique est ambitieux : Ipsen vise des ventes de 300 millions de dollars d'ici à 2012 (soit un quart des facturations attendues en 2008). Ces acquisitions marquent une vraie volonté de diversification géographique.
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