Crise: Les NTIC dans l’économie française
Manque de connaissance et rejet des nouvelles technologies de l’information dans l’entreprise.
Je ne parlerai ici que de la France. Spécialiste des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), je suis stupéfait par l’ignorance de nombreux dirigeants dans ce domaine, alors qu’à notre époque, il est devenu vital de les maîtriser et de les utiliser.
La France a beaucoup de retard. Il faut le reconnaître. Combien d’entreprises n’ont même pas, à ce jour, ne serait-ce que traduit leur site Internet en anglais? Comment comptent-elles dans ces conditions développer leur marché à l’international?
Trop de décideurs sont, hélas, incompétents dans ce domaine d’activité, mais malgré cela, ils dirigent... mal. Manque de formation? Mauvais conseils? Peur du changement? Mépris pour la nouveauté?
En France, dans la majorité des cas d’attribution d’un poste de décideur, c’est le piston et le paraître qui est privilégié, pas les compétences.
Voila pourquoi, entre autres, l’économie française est dans cette situation de retard.
Je me suis beaucoup battu pour essayer de faire adopter les NTIC dans les entreprises. Autant parler à des murs. Aujourd’hui, je regarde ces entreprises déposer le bilan. Elles ne croyaient pas en Internet.
Trop de dirigeants se sont cachés derrière une ligne maginot imaginaire, se croyant être à l’abri de la mondialisation.
Aujourd’hui je constate que les entreprises continuent de fonctionner «à l’ancienne», les employés n’ont pas le droit de surfer sur le Web, tout se fait encore sur du papier, les employés sont toujours obligés de se déplacer «au bureau» et la majorité sait à peine utiliser un ordinateur. Cet état des choses rassure les dirigeants au lieu de les inquiéter.
Il faut développer le travail à domicile, faire confiance aux employés, libérer les énergies créatrices, arrêter le népotisme, laisser circuler l’information et les connaissances. Il faut fonctionner de façon transversale et non plus pyramidale.
Je ne crois pas que la génération actuelle des dirigeants soit prête à lâcher un peu de «pouvoir» et donner plus de «liberté» à ses salariés, bien au contraire.















