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11 affaires à moins de 10 $ 11 sociétés rentables dont les actions se vendent à moins de 10 $
PAR DIMITRA DEFOTIS |
JDF HEBDO | 20.12.2008 | Mise à jour : 19H56
Les valeurs du S&P 500 sont en solde et il y a des affaires à saisir parmi les titres les moins chers de la Bourse.
La liste contient quatre titres du secteur télécommunications et technologies : Motorola, Tellabs, Compuware et Jabil Circuit. Elle inclut également deux titres du secteur de l'alimentation, le producteur de volailles Tyson Foods et Starbucks, ainsi qu'un acteur du secteur des soins de santé, Boston Scientific. L'action Genworth, qui cotait 19,50 $ en 2004, est également bradée, de même que celle de Southwest Airlines, qui a elle aussi volé à plus haute altitude à une époque. Eastman Kodak et la compagnie publicitaire Interpublic Group viennent enfin compléter cette série.
On comprend sans difficulté pourquoi Kodak affiche un cours de l'action à 1 chiffre ; ses actions ont chuté d'environ 9 % la semaine dernière, se payant aux alentours de 6,60 $, après que l'ancien géant de la pellicule a revu ses projections pour le chiffre d'affaires et ses revenus opérationnels à la baisse. Les analystes tablaient sur une action en progression de 26 cents pour l'année prochaine, en plus des 17 cents déjà gagnés cette année. Ils prévoient à l'heure actuelle une augmentation de 20 cents pour 2009.
Pourtant, Kodak n'est pas candidat à une quelconque subvention gouvernementale, étant parvenu à réduire sa dette à long terme à 22 % de son capital total, et générant assez de trésorerie pour payer des dividendes de 50 cents par action, pour un rendement de 6,9 %. L'action peut paraître chère, à 33 fois la prévision révisée de 2009, mais se paie la moitié de sa valeur comptable de 16,30 $.
Autre investissement ringardisé : Motorola, dont les titres accusent une chute de 74 % cette année, à 4,22 récemment. Malgré cela, la dette à long terme équivaut à seulement 21 % du capital total, et le prochain paiement n'est dû qu'en novembre 2010, comme le remarque un rapport de Broadpoint AmTech, une entreprise new-yorkaise. L'objectif de cours de Broadpoint est de 10 $ à douze mois.
Chute de 90 %
Aucune action de notre liste n'a chuté autant que Genworth, la plus grosse offre publique de vente de 2004. Les actions se sont écroulées de 90 % pour 2008 seulement, à 2,58 $. Genworth vend des assurances-prêt, des assurances-vie et des prêts viagers hypothécaires qui font office de home equity loans (Ndlr : prêts sur capital immobilier) pour les seniors. Les profits ont souffert des défauts de paiement, de la rareté du crédit et des pertes en Bourse, mais les commissions perçues sur les assurances-vie et les activités de conseil en placement devraient garantir un seuil de revenus. Les bénéfices ont culminé à 3,07 $ par action en 2007 ; les analystes projettent une baisse de 35 % cette année et un rebond d'environ 5 % l'année prochaine.
Autre valeur de la catégorie techno et télécoms, le producteur de logiciels Compuware a connu un recul de 30 % cette année. L'action Compuware, qui s'échange aux alentours de 6 $, pourrait produire un flux de trésorerie disponible à hauteur de 82 cents par action.
Jabil Circuit, qui annonce ses revenus trimestriels cette semaine, pourrait voir ses bénéfices augmenter de 4 % à la fin de l'année fiscale qui court jusqu'en août, à 1,16 $ par action. Les analystes tablent sur une hausse possible de 1,36 $ pour l'année fiscale 2010.
Selon les analystes, Tellabs, une autre compagnie qui figure dans notre liste, pourrait augmenter ses gains de seulement 1 cent par action, à 19 cents. Mais, chose plus rassurante, la société n'a pas le moindre endettement à long terme. Les titres Tellabs ont reculé de 40 % cette année, à 3,91 $ pièce récemment.
Heureusement, il y a encore des gens pour dépenser l'argent de leur retraite dans des cappuccinos. Non que ça ait été d'un grand secours pour Starbucks, dont le titre a chuté de 53 % cette année, aux alentours de 9,50 $. Le Barron's a publié un article positif sur la société de Seattle en septembre, alors que les actions s'échangeaient encore à 15 $, et nous continuons de saluer les mesures qui sont prises par l'équipe dirigeante pour stimuler les ventes et les profits.
Deux capuccinos
En revanche, ces messieurs-dames ne semblent pas dépenser leurs fonds de pension en volaille, à en juger par la plongée du titre Tyson Foods, de 19,50 $ à environ 7 $ l'action. Pourtant, alors même que son concurrent en faillite Pilgrim's Pride se débat devant les tribunaux, Tyson table sur des revenus en hausse pour les années fiscales 2009 et 2010. L'année fiscale prend fin en septembre.
Les titres des compagnies aériennes ont beaucoup souffert ces derniers temps, y compris Southwest Airlines, qui est en recul de 35 %, à 7 $ et quelques cents. Mais les profits pourraient rebondir l'année prochaine à 50 %, selon les analystes, et le bilan de la société semble très robuste. Idem pour Boston Scientific, qui fait face à une compétition très rude dans son activité de tous les jours, les stents cardiaques, mais prévoit malgré tout une hausse des bénéfices en 2009.
Il ne fait pas de doute que quelques-uns des titres de notre liste, comme Interpublic, paraissent plus risqués que d'autres. Mais les analystes continuent de pronostiquer une progression des profits d'Interpublic de 1 cent en 2009, qui s'annonce comme une année catastrophique pour les dépenses en publicité.
Harry « Hersh » Cohen, codirigeant de Legg Mason Partners Appreciation Fund, a choisi d'ignorer les estimations de Wall Street pour 2009 . Cohen conseille d'acheter un panier de titres à prix avantageux, dans la mesure où certains pourraient quintupler, d'autres doubler, mais, « on ne peut pas prédire lesquels feront faillite ». Nous ne le pouvons pas non plus. Mais au moins, le cours moyen d'une action de notre liste est inférieur au prix de deux cappuccinos.
La liste contient quatre titres du secteur télécommunications et technologies : Motorola, Tellabs, Compuware et Jabil Circuit. Elle inclut également deux titres du secteur de l'alimentation, le producteur de volailles Tyson Foods et Starbucks, ainsi qu'un acteur du secteur des soins de santé, Boston Scientific. L'action Genworth, qui cotait 19,50 $ en 2004, est également bradée, de même que celle de Southwest Airlines, qui a elle aussi volé à plus haute altitude à une époque. Eastman Kodak et la compagnie publicitaire Interpublic Group viennent enfin compléter cette série.
On comprend sans difficulté pourquoi Kodak affiche un cours de l'action à 1 chiffre ; ses actions ont chuté d'environ 9 % la semaine dernière, se payant aux alentours de 6,60 $, après que l'ancien géant de la pellicule a revu ses projections pour le chiffre d'affaires et ses revenus opérationnels à la baisse. Les analystes tablaient sur une action en progression de 26 cents pour l'année prochaine, en plus des 17 cents déjà gagnés cette année. Ils prévoient à l'heure actuelle une augmentation de 20 cents pour 2009.
Pourtant, Kodak n'est pas candidat à une quelconque subvention gouvernementale, étant parvenu à réduire sa dette à long terme à 22 % de son capital total, et générant assez de trésorerie pour payer des dividendes de 50 cents par action, pour un rendement de 6,9 %. L'action peut paraître chère, à 33 fois la prévision révisée de 2009, mais se paie la moitié de sa valeur comptable de 16,30 $.
Autre investissement ringardisé : Motorola, dont les titres accusent une chute de 74 % cette année, à 4,22 récemment. Malgré cela, la dette à long terme équivaut à seulement 21 % du capital total, et le prochain paiement n'est dû qu'en novembre 2010, comme le remarque un rapport de Broadpoint AmTech, une entreprise new-yorkaise. L'objectif de cours de Broadpoint est de 10 $ à douze mois.
Chute de 90 %
Aucune action de notre liste n'a chuté autant que Genworth, la plus grosse offre publique de vente de 2004. Les actions se sont écroulées de 90 % pour 2008 seulement, à 2,58 $. Genworth vend des assurances-prêt, des assurances-vie et des prêts viagers hypothécaires qui font office de home equity loans (Ndlr : prêts sur capital immobilier) pour les seniors. Les profits ont souffert des défauts de paiement, de la rareté du crédit et des pertes en Bourse, mais les commissions perçues sur les assurances-vie et les activités de conseil en placement devraient garantir un seuil de revenus. Les bénéfices ont culminé à 3,07 $ par action en 2007 ; les analystes projettent une baisse de 35 % cette année et un rebond d'environ 5 % l'année prochaine.
Autre valeur de la catégorie techno et télécoms, le producteur de logiciels Compuware a connu un recul de 30 % cette année. L'action Compuware, qui s'échange aux alentours de 6 $, pourrait produire un flux de trésorerie disponible à hauteur de 82 cents par action.
Jabil Circuit, qui annonce ses revenus trimestriels cette semaine, pourrait voir ses bénéfices augmenter de 4 % à la fin de l'année fiscale qui court jusqu'en août, à 1,16 $ par action. Les analystes tablent sur une hausse possible de 1,36 $ pour l'année fiscale 2010.
Selon les analystes, Tellabs, une autre compagnie qui figure dans notre liste, pourrait augmenter ses gains de seulement 1 cent par action, à 19 cents. Mais, chose plus rassurante, la société n'a pas le moindre endettement à long terme. Les titres Tellabs ont reculé de 40 % cette année, à 3,91 $ pièce récemment.
Heureusement, il y a encore des gens pour dépenser l'argent de leur retraite dans des cappuccinos. Non que ça ait été d'un grand secours pour Starbucks, dont le titre a chuté de 53 % cette année, aux alentours de 9,50 $. Le Barron's a publié un article positif sur la société de Seattle en septembre, alors que les actions s'échangeaient encore à 15 $, et nous continuons de saluer les mesures qui sont prises par l'équipe dirigeante pour stimuler les ventes et les profits.
Deux capuccinos
En revanche, ces messieurs-dames ne semblent pas dépenser leurs fonds de pension en volaille, à en juger par la plongée du titre Tyson Foods, de 19,50 $ à environ 7 $ l'action. Pourtant, alors même que son concurrent en faillite Pilgrim's Pride se débat devant les tribunaux, Tyson table sur des revenus en hausse pour les années fiscales 2009 et 2010. L'année fiscale prend fin en septembre.
Les titres des compagnies aériennes ont beaucoup souffert ces derniers temps, y compris Southwest Airlines, qui est en recul de 35 %, à 7 $ et quelques cents. Mais les profits pourraient rebondir l'année prochaine à 50 %, selon les analystes, et le bilan de la société semble très robuste. Idem pour Boston Scientific, qui fait face à une compétition très rude dans son activité de tous les jours, les stents cardiaques, mais prévoit malgré tout une hausse des bénéfices en 2009.
Il ne fait pas de doute que quelques-uns des titres de notre liste, comme Interpublic, paraissent plus risqués que d'autres. Mais les analystes continuent de pronostiquer une progression des profits d'Interpublic de 1 cent en 2009, qui s'annonce comme une année catastrophique pour les dépenses en publicité.
Harry « Hersh » Cohen, codirigeant de Legg Mason Partners Appreciation Fund, a choisi d'ignorer les estimations de Wall Street pour 2009 . Cohen conseille d'acheter un panier de titres à prix avantageux, dans la mesure où certains pourraient quintupler, d'autres doubler, mais, « on ne peut pas prédire lesquels feront faillite ». Nous ne le pouvons pas non plus. Mais au moins, le cours moyen d'une action de notre liste est inférieur au prix de deux cappuccinos.
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