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Les équipementiers télécoms cherchent à préserver leurs marges
JDF HEBDO | 31.05.2008 | Mise à jour : 19H45
La nouvelle doit-elle rassurer Alcatel-Lucent ? Le groupe franco-américain n'est pas le seul à éprouver des difficultés. Le secteur des équipements télécoms dans sa globalité est aujourd'hui malmené. Les principaux acteurs du secteur constatent une érosion de leur activité et de leurs marges.
Si la nouvelle coentreprise Nokia-Siemens, née du rapprochement entre les divisions infrastructures réseaux des deux groupes, a quasiment doublé ses ventes en 2007, le bénéfice net s'est transformé en une lourde perte nette. En termes d'activité, Ericsson parvient encore à tirer son épingle du jeu - le chiffre d'affaires a progressé de 4 % l'an passé -, mais c'est au prix d'une conquête agressive de parts de marché, au détriment des marges. Le résultat net annuel affichait l'an dernier un repli de 17 %. Seul l'américain Cisco, spécialisé dans les solutions réseaux pour Internet, ne semble pas connaître la crise.
L'environnement concurrentiel devient en effet de plus en plus rude, alors que la croissance du secteur est quasi nulle. L'arrivée fracassante sur le marché, depuis peu, des équipementiers chinois Huawei et ZTE a bouleversé la donne. Capables de diviser les prix par deux, ces nouveaux concurrents, qui bénéficient des largesses de leur gouvernement, engrangent les contrats auprès des plus grands opérateurs européens (Orange, British Telecom, Neuf...). « Huawei est un sérieux concurrent pour Alcatel-Lucent dans les réseaux fixes », reconnaît Benoît Flamant, d'IT Asset Management.
La concentration en cours entre les équipementiers accentue en outre la tension sur les prix. Ericsson a profité des rapprochements successifs d'Alcatel et Lucent, et de Nokia et Siemens, et du temps nécessaire à leur intégration pour ravir des parts de marché, en cassant les prix. Une opération suicidaire. Cette guerre des prix a pénalisé l'ensemble du secteur en 2007. « Les équipementiers seront plus raisonnables cette année », espère-t-on chez Alcatel-Lucent.
Afin de préserver leurs marges, les groupes enchaînent les plans de restructuration. Ericsson a ainsi emboîté le pas d'Alcatel-Lucent en annonçant en début d'année une réduction de plus de 5 % de ses effectifs d'ici à 2009.
La consolidation du secteur devrait par ailleurs se poursuivre. Les acteurs moyens, confrontés à la baisse des prix et à une croissance atone, chercheront à se rapprocher.
L'amélioration de la rentabilité passera, enfin, par une augmentation de la part des services (intégration, exploitation, maintenance...) dans leur activité. « C'est ici que réside la valeur ajoutée », juge Benoît Flamant. Les équipementiers l'ont bien compris et mettent les bouchées doubles. Au premier trimestre, les revenus de la division services d'Alcatel-Lucent ont progressé de 15 %.
Si la nouvelle coentreprise Nokia-Siemens, née du rapprochement entre les divisions infrastructures réseaux des deux groupes, a quasiment doublé ses ventes en 2007, le bénéfice net s'est transformé en une lourde perte nette. En termes d'activité, Ericsson parvient encore à tirer son épingle du jeu - le chiffre d'affaires a progressé de 4 % l'an passé -, mais c'est au prix d'une conquête agressive de parts de marché, au détriment des marges. Le résultat net annuel affichait l'an dernier un repli de 17 %. Seul l'américain Cisco, spécialisé dans les solutions réseaux pour Internet, ne semble pas connaître la crise.
L'environnement concurrentiel devient en effet de plus en plus rude, alors que la croissance du secteur est quasi nulle. L'arrivée fracassante sur le marché, depuis peu, des équipementiers chinois Huawei et ZTE a bouleversé la donne. Capables de diviser les prix par deux, ces nouveaux concurrents, qui bénéficient des largesses de leur gouvernement, engrangent les contrats auprès des plus grands opérateurs européens (Orange, British Telecom, Neuf...). « Huawei est un sérieux concurrent pour Alcatel-Lucent dans les réseaux fixes », reconnaît Benoît Flamant, d'IT Asset Management.
La concentration en cours entre les équipementiers accentue en outre la tension sur les prix. Ericsson a profité des rapprochements successifs d'Alcatel et Lucent, et de Nokia et Siemens, et du temps nécessaire à leur intégration pour ravir des parts de marché, en cassant les prix. Une opération suicidaire. Cette guerre des prix a pénalisé l'ensemble du secteur en 2007. « Les équipementiers seront plus raisonnables cette année », espère-t-on chez Alcatel-Lucent.
Afin de préserver leurs marges, les groupes enchaînent les plans de restructuration. Ericsson a ainsi emboîté le pas d'Alcatel-Lucent en annonçant en début d'année une réduction de plus de 5 % de ses effectifs d'ici à 2009.
La consolidation du secteur devrait par ailleurs se poursuivre. Les acteurs moyens, confrontés à la baisse des prix et à une croissance atone, chercheront à se rapprocher.
L'amélioration de la rentabilité passera, enfin, par une augmentation de la part des services (intégration, exploitation, maintenance...) dans leur activité. « C'est ici que réside la valeur ajoutée », juge Benoît Flamant. Les équipementiers l'ont bien compris et mettent les bouchées doubles. Au premier trimestre, les revenus de la division services d'Alcatel-Lucent ont progressé de 15 %.
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