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Deux acteurs mondiaux à des niveaux de valorisation raisonnables
Catherine Rekik |
JDF HEBDO | 21.06.2008 | Mise à jour : 15H31
A moins d'une nouvelle dégringolade des marchés financiers ou de mauvaises nouvelles concernant le secteur, il est fort à parier que l'introduction en Bourse de Suez Environnement sera un succès. Certains voient d'ailleurs dans la récente correction boursière que subit le titre Veolia Environnement un début d'arbitrage en faveur du nouveau venu.
Mais ce dernier n'a pas non plus intérêt à voir le titre de son concurrent poursuivre sa descente aux enfers. Car même si chacun cherche à se différencier de l'autre, force est de constater que les deux groupes évoluent sur les mêmes métiers et profitent des mêmes tendances de fond. Et le marché est suffisamment vaste pour que tous puissent en profiter. C'est en tout cas ce que souligne Jérôme Contamine, directeur général de Veolia Environnement, en rappelant que songroupe est leader, avec seulement 2 % du marché mondial.
Reste qu'au cours des prochains mois les résultats des deux poids lourds du secteur vont être scrutés à la loupe et sans cesse comparés : à qui la plus forte croissance, les meilleures marges, la plus grande souplesse financière, etc.
Attrait de la nouveauté en Bourse...
Suez Environnement va, outre de solides fondamentaux détaillés ci-dessus, bénéficier de l'attrait de la nouveauté. De plus, moins endetté que son concurrent, il devrait séduire les investisseurs inquiets des conséquences d'une remontée des taux. Mais l'endettement de Veolia Environnement est contenu dans des limites fixées par le groupe (entre 3,5 et 4 fois l'excédent brut d'exploitation) qui ne sont pas nouvelles pour le marché, ce dernier ayant d'ailleurs largement plébiscité l'an dernier les multiples opérations de croissance externe.
Cependant, cette frénésie d'ac-quisitions tranche quelque peu avec la prudence des dirigeants de Suez Environnement, qui cherchent quant à eux « un bon équilibre entre croissance et rentabilité ».
Pour les deux géants de l'environnement, 2008 s'annonce comme un exercice de transition. Après quatre années de forte croissance, Veolia Environnement anticipe toujours une progression de 10 % de son activité, mais les marges devraient être pénalisées plus fortement que prévu par les effets de change (environ 100 millions d'euros en moins sur le résultat opérationnel) et par la hausse des prix des matières premières.
... et meilleure rentabilité pour Suez Environnement
Du coup, l'objectif de progression de l'excédent brut d'exploitation a été revu à la baisse de 10 % à 6 %. Et les dirigeants ne sont désormais plus très sûrs de réaliser leur objectif de croissance de 10 % du résultat net.
De son côté, Suez Environnement attend une croissance plus modeste de son activité, mais dégage de meilleures marges. Il est vrai que le groupe n'est présent que sur deux métiers, alors que Veolia Environnement, outre une activité de services énergétiques en commun avec EDF à travers la filiale Dalkia, a choisi de développer une offre de transport.
Un choix stratégique que la hausse du prix du carburant ne remet pas en cause, même si les performances de cette branche pèsent sur la rentabilité du groupe. Les dirigeants considèrent même que le prix élevé du pétrole devrait favoriser à terme le recours aux transports collectifs et aux activités de fret.
Mais ce dernier n'a pas non plus intérêt à voir le titre de son concurrent poursuivre sa descente aux enfers. Car même si chacun cherche à se différencier de l'autre, force est de constater que les deux groupes évoluent sur les mêmes métiers et profitent des mêmes tendances de fond. Et le marché est suffisamment vaste pour que tous puissent en profiter. C'est en tout cas ce que souligne Jérôme Contamine, directeur général de Veolia Environnement, en rappelant que songroupe est leader, avec seulement 2 % du marché mondial.
Reste qu'au cours des prochains mois les résultats des deux poids lourds du secteur vont être scrutés à la loupe et sans cesse comparés : à qui la plus forte croissance, les meilleures marges, la plus grande souplesse financière, etc.
Attrait de la nouveauté en Bourse...
Suez Environnement va, outre de solides fondamentaux détaillés ci-dessus, bénéficier de l'attrait de la nouveauté. De plus, moins endetté que son concurrent, il devrait séduire les investisseurs inquiets des conséquences d'une remontée des taux. Mais l'endettement de Veolia Environnement est contenu dans des limites fixées par le groupe (entre 3,5 et 4 fois l'excédent brut d'exploitation) qui ne sont pas nouvelles pour le marché, ce dernier ayant d'ailleurs largement plébiscité l'an dernier les multiples opérations de croissance externe.
Cependant, cette frénésie d'ac-quisitions tranche quelque peu avec la prudence des dirigeants de Suez Environnement, qui cherchent quant à eux « un bon équilibre entre croissance et rentabilité ».
Pour les deux géants de l'environnement, 2008 s'annonce comme un exercice de transition. Après quatre années de forte croissance, Veolia Environnement anticipe toujours une progression de 10 % de son activité, mais les marges devraient être pénalisées plus fortement que prévu par les effets de change (environ 100 millions d'euros en moins sur le résultat opérationnel) et par la hausse des prix des matières premières.
... et meilleure rentabilité pour Suez Environnement
Du coup, l'objectif de progression de l'excédent brut d'exploitation a été revu à la baisse de 10 % à 6 %. Et les dirigeants ne sont désormais plus très sûrs de réaliser leur objectif de croissance de 10 % du résultat net.
De son côté, Suez Environnement attend une croissance plus modeste de son activité, mais dégage de meilleures marges. Il est vrai que le groupe n'est présent que sur deux métiers, alors que Veolia Environnement, outre une activité de services énergétiques en commun avec EDF à travers la filiale Dalkia, a choisi de développer une offre de transport.
Un choix stratégique que la hausse du prix du carburant ne remet pas en cause, même si les performances de cette branche pèsent sur la rentabilité du groupe. Les dirigeants considèrent même que le prix élevé du pétrole devrait favoriser à terme le recours aux transports collectifs et aux activités de fret.
NOTRE CONSEIL
Même si les perspectives de long terme de Veolia Environnement ne sont pas remises
Même si les perspectives de long terme de Veolia Environnement ne sont pas remises
en cause, les récentes révisions
à la baisse des objectifs annuels ne sont pas de bon augure
et font peser trop d'incertitude
sur l'évolution du titre. Dans
ce contexte, nous maintenons notre conseil d'achat, mais avec
un objectif de cours ramené
de 62 euros à 55 euros
(code : VIE, Comp. A, SRD).
Nous conseillons aux actionnaires actuels de Suez de conserver
en portefeuille les titres Suez Environnement qu'ils recevront le 22 juillet. La valorisation du groupe est attrayante.
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