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Les pays émergents, locomotive de la croissance mondiale
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
Cette année encore, la croissance mondiale sera tirée par les pays émergents. Ils sont aujourd'hui très puissants : une situation reflétée par l'importance de la Chine, les investissements des fonds souverains ou l'émergence sur la scène internationale d'entreprises locales importantes comme l'indien Tata. « Les pays émergents sont dans une dynamique forte, alors que les pays industrialisés pourraient être durablement pénalisés. La crise financière a donc fait basculer le point d'équilibre de l'économie mondiale vers les pays émergents », estime Philippe Waechter, directeur des études économiques et de la recherche chez Natixis Asset Management.
Cependant, malgré une résistance indéniable, les taux de croissance de ces pays devraient faiblir, dans le sillage d'un ralentissement économique mondial. Selon le rapport de la Banque mondiale, les prévisions font état d'une hausse du produit intérieur brut (PIB) mondial, à 2,7 % cette année, contre 3,7 % en 2007. De ce fait, les chiffres de croissance des pays en développement s'établiraient à 6,5 % en 2008, contre 7,8 % en 2007. Le ralentissement observé dans les pays en développement devrait ainsi être plus modéré mais plus long que dans les pays développés.
Aujourd'hui, aucun des quatre grands pays que sont la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil n'est désormais à l'abri des tensions inflationnistes. La Russie et la Brésil offrent toutefois une meilleure résistance grâce à leurs ressources en matières premières. Les deux géants asiatiques sont en effet de gros consommateurs et importateurs d'énergie, et plus particulièrement de pétrole. Ces derniers ont, en plus, choisi de subventionner les prix à la pompe pour ne pas handicaper la demande intérieure, principal soutien de la croissance.
« La forte croissance que connaît la Russie depuis plusieurs années sera encore au rendez-vous en 2008, avec une hausse du produit intérieur brut attendue entre 7,5 et 8 % »,estime le FMI. Selon l'institution, les cours du pétrole, la plus importante source de revenus de l'économie russe, devraient rester relativement élevés. De toute façon, le pays est bien protégé de tout choc sur les prix des hydrocarbures par son fonds de stabilisation.
Quant au Brésil, il bénéficie, comme le reste de l'Amérique latine, de la hausse des prix des matières premières. En effet, le continent demeure un véritable réservoir de matières premières minières et agricoles. Par ailleurs, la forte progression des investissements (13,4 %), parallèlement à celle de la consommation des ménages (6,5 %), a permis au pays de maintenir l'an dernier l'inflation au-dessous de l'objectif officiel de 4,5 %. Le choix du président Lula de privilégier une croissance plus lente avec une inflation contenue semble porter ses fruits.
Cependant, malgré une résistance indéniable, les taux de croissance de ces pays devraient faiblir, dans le sillage d'un ralentissement économique mondial. Selon le rapport de la Banque mondiale, les prévisions font état d'une hausse du produit intérieur brut (PIB) mondial, à 2,7 % cette année, contre 3,7 % en 2007. De ce fait, les chiffres de croissance des pays en développement s'établiraient à 6,5 % en 2008, contre 7,8 % en 2007. Le ralentissement observé dans les pays en développement devrait ainsi être plus modéré mais plus long que dans les pays développés.
Aujourd'hui, aucun des quatre grands pays que sont la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil n'est désormais à l'abri des tensions inflationnistes. La Russie et la Brésil offrent toutefois une meilleure résistance grâce à leurs ressources en matières premières. Les deux géants asiatiques sont en effet de gros consommateurs et importateurs d'énergie, et plus particulièrement de pétrole. Ces derniers ont, en plus, choisi de subventionner les prix à la pompe pour ne pas handicaper la demande intérieure, principal soutien de la croissance.
« La forte croissance que connaît la Russie depuis plusieurs années sera encore au rendez-vous en 2008, avec une hausse du produit intérieur brut attendue entre 7,5 et 8 % »,estime le FMI. Selon l'institution, les cours du pétrole, la plus importante source de revenus de l'économie russe, devraient rester relativement élevés. De toute façon, le pays est bien protégé de tout choc sur les prix des hydrocarbures par son fonds de stabilisation.
Quant au Brésil, il bénéficie, comme le reste de l'Amérique latine, de la hausse des prix des matières premières. En effet, le continent demeure un véritable réservoir de matières premières minières et agricoles. Par ailleurs, la forte progression des investissements (13,4 %), parallèlement à celle de la consommation des ménages (6,5 %), a permis au pays de maintenir l'an dernier l'inflation au-dessous de l'objectif officiel de 4,5 %. Le choix du président Lula de privilégier une croissance plus lente avec une inflation contenue semble porter ses fruits.
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