.
Vent de panique sur la construction
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
Depuis quelques mois, les statistiques relatives au marché de l'immobilier résidentiel et de la construction ne laissent guère de place au doute. Initialement circonscrit aux Etats-Unis, le phénomène de retournement s'est propagé en Europe. L'Espagne et le Royaume-Uni sont en première ligne, mais des signes de ralentissement apparaissent également dans l'Hexagone. Selon les dernières données du ministère de l'Ecologie arrêtées à fin mai, les mises en chantier de logements ont encore baissé de 21,6 % au cours des trois derniers mois, et les permis de construire de 19,9 %.
Dès lors, on assiste à un mouvement de défiance généralisée des investisseurs vis-à-vis des acteurs du secteur cotés en Bourse. Première victime de cette curée : Saint- Gobain. Le titre a dévissé de 36 % depuis le début de l'année. Mais Vinci, Bouygues et Lafarge ne sont pas épargnés non plus par ce mouvement de correction, avec des replis de respectivement 20 %, 27 % et 17 %.
Malgré le trou d'air actuel, nous demeurons positifs sur les valeurs de la construction. A moyen terme, leurs perspectives de croissance restent en effet intactes. Les groupes qui ont développé un modèle intégré de construction et de concession, comme Vinci et Eiffage, vont continuer à profiter du développement des contrats de PPP (partenariats public-privé). Par ailleurs, de nouvelles opportunités s'ouvrent pour Saint-Gobain, avec les exigences croissantes en matière d'économies d'énergie dans le bâtiment. Enfin, un groupe comme Lafarge va tirer parti du développement de son exposition aux pays émergents. Dans ces conditions, nous estimons que les niveaux de valorisation actuels relativement bas, avec des PER pour 2008 et 2009 inférieurs à 10 fois, offrent des opportunités d'investissement pour le moyen terme.
Dès lors, on assiste à un mouvement de défiance généralisée des investisseurs vis-à-vis des acteurs du secteur cotés en Bourse. Première victime de cette curée : Saint- Gobain. Le titre a dévissé de 36 % depuis le début de l'année. Mais Vinci, Bouygues et Lafarge ne sont pas épargnés non plus par ce mouvement de correction, avec des replis de respectivement 20 %, 27 % et 17 %.
Malgré le trou d'air actuel, nous demeurons positifs sur les valeurs de la construction. A moyen terme, leurs perspectives de croissance restent en effet intactes. Les groupes qui ont développé un modèle intégré de construction et de concession, comme Vinci et Eiffage, vont continuer à profiter du développement des contrats de PPP (partenariats public-privé). Par ailleurs, de nouvelles opportunités s'ouvrent pour Saint-Gobain, avec les exigences croissantes en matière d'économies d'énergie dans le bâtiment. Enfin, un groupe comme Lafarge va tirer parti du développement de son exposition aux pays émergents. Dans ces conditions, nous estimons que les niveaux de valorisation actuels relativement bas, avec des PER pour 2008 et 2009 inférieurs à 10 fois, offrent des opportunités d'investissement pour le moyen terme.
NOTRE CONSEIL
Achat fort sur Lafarge, avec un objectif de cours de 160 euros (code : LG, Comp. A, SRD).
Achat fort sur Lafarge, avec un objectif de cours de 160 euros (code : LG, Comp. A, SRD).
Acheter Vinci (DG, Comp. A, SRD), Eiffage (FGR, Comp. A, SRD) et Saint-Gobain (SGO, Comp. A, SRD).
.








