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Les banques ploient sous la crise
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
Un an après le début de la crise financière, les banques ont bien du mal à tirer un bilan de ces mois noirs. La crise des subprimes a rattrapé l'économie réelle. Les départements de marché et d'affaires tournent au ralenti, et les activités de détail commencent à souffrir à leur tour.
En un an, la valorisation des banques françaises a fondu de plus de 50 %. Seul BNP Paribas limite les pertes, avec une chute de son cours de « seulement » 31 %. La Société Générale, victime de l'affaire Kerviel, accuse la plus forte baisse, à moins 56 %. Au total, la crise aura coûté près de 15 milliards d'euros (en excluant la « fraude » de la Société Générale) aux banques françaises. Le Crédit Agricole a supporté à lui seul plus du tiers de ces dépréciations. La banque mutualiste a été obligée de provisionner, en raison de la crise, sur les trois derniers trimestres 5,3 milliards d'euros.
Pour solidifier leur bilan, les banques les plus touchées ont dû se résoudre à se lancer dans de massives augmentations de capital. La Société Générale a récolté 5,5 milliards d'euros en février dernier, et le Crédit Agricole a bouclé cette semaine sa levée de capital de 5,9 milliards d'euros.
Ce sont d'abord les départements de banque de financement et d'investissement qui ont été affectés par la crise. Les revenus issus des activités de dérivés ont ainsi diminué de 61 % sur un an chez BNP Paribas. Depuis quelques mois, la banque de réseau marque le pas à son tour. Le ralentissement économique et la féroce concurrence interbancaire pèsent sur les marges.
En un an, la valorisation des banques françaises a fondu de plus de 50 %. Seul BNP Paribas limite les pertes, avec une chute de son cours de « seulement » 31 %. La Société Générale, victime de l'affaire Kerviel, accuse la plus forte baisse, à moins 56 %. Au total, la crise aura coûté près de 15 milliards d'euros (en excluant la « fraude » de la Société Générale) aux banques françaises. Le Crédit Agricole a supporté à lui seul plus du tiers de ces dépréciations. La banque mutualiste a été obligée de provisionner, en raison de la crise, sur les trois derniers trimestres 5,3 milliards d'euros.
Pour solidifier leur bilan, les banques les plus touchées ont dû se résoudre à se lancer dans de massives augmentations de capital. La Société Générale a récolté 5,5 milliards d'euros en février dernier, et le Crédit Agricole a bouclé cette semaine sa levée de capital de 5,9 milliards d'euros.
Ce sont d'abord les départements de banque de financement et d'investissement qui ont été affectés par la crise. Les revenus issus des activités de dérivés ont ainsi diminué de 61 % sur un an chez BNP Paribas. Depuis quelques mois, la banque de réseau marque le pas à son tour. Le ralentissement économique et la féroce concurrence interbancaire pèsent sur les marges.
NOTRE CONSEIL
Investissez très prudemment sur le secteur bancaire. En France, BNP Paribas (code : BNP, Comp. A, SRD) nous semble moins risqué que ses pairs et largement sous-valorisé. Nous visons 85 euros. Malgré les récents déboires de sa filiale en rehaussement de crédit, nous sommes également positifs sur Dexia (DX, Comp. A, SRD) en raison de son rendement supérieur à 6 %. On restera, en revanche, à l'écart des autres valeurs bancaires.
Investissez très prudemment sur le secteur bancaire. En France, BNP Paribas (code : BNP, Comp. A, SRD) nous semble moins risqué que ses pairs et largement sous-valorisé. Nous visons 85 euros. Malgré les récents déboires de sa filiale en rehaussement de crédit, nous sommes également positifs sur Dexia (DX, Comp. A, SRD) en raison de son rendement supérieur à 6 %. On restera, en revanche, à l'écart des autres valeurs bancaires.
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