.
L'automobile victime d'une sérieuse baisse de régime
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
L'industrie automobile est victime d'un sérieuse baisse de régime depuis le début de l'année. En effet, alors qu'ils avaient redémarré l'an dernier, les marchés matures d'Europe de l'Ouest et des Etats-Unis reculent de nouveau, tandis que la hausse des carburants pénalise fortement les ventes de certains modèles.
A cette situation s'ajoute la problématique de la hausse des matières premières, qui surenchérit le coût des approvisionnements, et les pressions environnementales grandissantes pour réduire les émissions de CO2, ce qui exige un gros effort d'adaptation de la part des constructeurs. Bref, le contexte n'est pas favorable aux valeurs de l'automobile. De Peugeot à Renault en passant par Michelin ou Valeo, pour n'en citer que quelques-unes, toutes les valeurs automobiles ont rétrogradé ces derniers mois.
Peut-on espérer un sursaut durant l'été ? Peut-être, à condition que les chiffres d'immatriculations semestriels publiés mi-juillet montrent une accélération des ventes. Des immatriculations qui seront décryptées afin de savoir si les constructeurs ont toujours les moyens de tenir leurs objectifs annuels, ce qui constitue aujourd'hui une interrogation majeure. Ainsi, les investisseurs se mettent à douter de la capacité de Renault à faire croître d'au moins 10 % sur l'année ses ventes mondiales dans une conjoncture dégradée.
A cette situation s'ajoute la problématique de la hausse des matières premières, qui surenchérit le coût des approvisionnements, et les pressions environnementales grandissantes pour réduire les émissions de CO2, ce qui exige un gros effort d'adaptation de la part des constructeurs. Bref, le contexte n'est pas favorable aux valeurs de l'automobile. De Peugeot à Renault en passant par Michelin ou Valeo, pour n'en citer que quelques-unes, toutes les valeurs automobiles ont rétrogradé ces derniers mois.
Peut-on espérer un sursaut durant l'été ? Peut-être, à condition que les chiffres d'immatriculations semestriels publiés mi-juillet montrent une accélération des ventes. Des immatriculations qui seront décryptées afin de savoir si les constructeurs ont toujours les moyens de tenir leurs objectifs annuels, ce qui constitue aujourd'hui une interrogation majeure. Ainsi, les investisseurs se mettent à douter de la capacité de Renault à faire croître d'au moins 10 % sur l'année ses ventes mondiales dans une conjoncture dégradée.
NOTRE CONSEIL
Il faut s'armer de patience et jouer le secteur sur le long terme. Peugeot (code : UG, Comp. A, SRD) est bradé, mais dispose d'un vrai potentiel de rebond. Viser 65 euros. Nous sommes plus prudents sur Renault (RNO, Comp. A, SRD), même si nous estimons que les objectifs du plan Contrat 2009 restent crédibles. Objectif à 80 euros. Côté grands équipementiers, seul Valeo (FR, Comp. A, SRD) mérite d'être acheté, avec un objectif à 37 euros. Enfin, Michelin reste une valeur de fond de portefeuille (ML, Comp. A, SRD) au regard de sa capacité de résistance. Viser un retour vers les 70 euros sous dix-huit mois.
Il faut s'armer de patience et jouer le secteur sur le long terme. Peugeot (code : UG, Comp. A, SRD) est bradé, mais dispose d'un vrai potentiel de rebond. Viser 65 euros. Nous sommes plus prudents sur Renault (RNO, Comp. A, SRD), même si nous estimons que les objectifs du plan Contrat 2009 restent crédibles. Objectif à 80 euros. Côté grands équipementiers, seul Valeo (FR, Comp. A, SRD) mérite d'être acheté, avec un objectif à 37 euros. Enfin, Michelin reste une valeur de fond de portefeuille (ML, Comp. A, SRD) au regard de sa capacité de résistance. Viser un retour vers les 70 euros sous dix-huit mois.
.








