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L'été en Bourse
PETER MILTON |
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
Depuis l'éclatement de la crise des subprimes en juin 2007, l'indice CAC 40 a perdu près de 30 %, pour redescendre à ses niveaux d'octobre 2005 et effacer ainsi deux ans et huit mois de hausse.
Et la forte correction à l'oeuvre depuis début juin remet en cause l'espoir d'une sortie de crise qu'avait suscité le rebond d'avril et de mai. Il faudra sans doute plusieurs mois avant que le CAC 40 reprenne durablement le chemin de la hausse.
Dans l'immédiat, l'indice de référence de la Bourse pourrait connaître de violents soubresauts, que seuls les spéculateurs avertis seront en mesure d'exploiter. Il faudra être capable de jouer à la hausse comme à la baisse et d'inverser rapidement ses positions en cas d'anticipations déjouées. Cela suppose de supporter une bonne dose de stress engendré par des prises de positions contraires, c'est-à-dire à l'encontre du consensus.
Pour les actionnaires plus frileux, la meilleure solution reste encore de se tenir à l'écart en attendant une baisse de la volatilité et des signaux de reprise à moyen terme solides, quitte à se priver de bonnes affaires. Mieux vaut ne pas se précipiter, car, en Bourse, il est toujours moins risqué d'investir dans un marché haussier.
Sur le moyen terme, en ne parvenant pas à franchir la résistance des 5.150 points, délimitée par le retracement de 50 % de la baisse enclenchée en octobre 2007, le CAC 40 est entré dans une configuration fragile. Il se situe désormais dans le cinquième temps de tout le cycle de baisse initié depuis juin 2007. L'objectif de ce mouvement se situe dans la zone de 4.290-4.415 points, soit un retracement de 50 % de toute la hausse enclenchée en mars 2003.
Tendance de fond fragile
La moyenne mobile à 150 jours reste sur une pente descendante, ce qui implique une tendance de fond négative. Tant que le CAC évoluera au-dessous de 5.150 points, toute tentative de rebond ne constituera qu'une vague mineure, par définition fragile. Et si l'indice ne parvenait pas à se stabiliser au-dessus de 4.290 points, il pourrait chuter jusqu'à ses plus bas d'avril 2005, autour de 3.900 points.
Sur le court terme, on décompte également cinq temps dans la vague de baisse qui sévit depuis le début du mois de juin, et le repli des derniers jours peut être assimilé à un mouvement de panique, tant l'écart creusé avec la moyenne mobile à 150 jours est important. Mais le marché aime se faire peur, et il faudra peut-être une nouvelle séance de panique de type ouverture sur un gap baissier pour saper définitivement le moral des opérateurs. C'est seulement après que la chasse aux bonnes affaires pourra commencer.
La première résistance significative se situe à 4.540 points. Sa rupture permettrait au CAC 40 de prétendre à la zone des 4.690-4.730 points. Et au-dessus, le rebond prendrait de la consistance et pourrait ramener le CAC 40 vers 5.030 points, puis vers 5.150 points.
(DC : 4.397,32 MM 50 : 4.881, MM 150 : 4.881)
Et la forte correction à l'oeuvre depuis début juin remet en cause l'espoir d'une sortie de crise qu'avait suscité le rebond d'avril et de mai. Il faudra sans doute plusieurs mois avant que le CAC 40 reprenne durablement le chemin de la hausse.
Dans l'immédiat, l'indice de référence de la Bourse pourrait connaître de violents soubresauts, que seuls les spéculateurs avertis seront en mesure d'exploiter. Il faudra être capable de jouer à la hausse comme à la baisse et d'inverser rapidement ses positions en cas d'anticipations déjouées. Cela suppose de supporter une bonne dose de stress engendré par des prises de positions contraires, c'est-à-dire à l'encontre du consensus.
Pour les actionnaires plus frileux, la meilleure solution reste encore de se tenir à l'écart en attendant une baisse de la volatilité et des signaux de reprise à moyen terme solides, quitte à se priver de bonnes affaires. Mieux vaut ne pas se précipiter, car, en Bourse, il est toujours moins risqué d'investir dans un marché haussier.
Sur le moyen terme, en ne parvenant pas à franchir la résistance des 5.150 points, délimitée par le retracement de 50 % de la baisse enclenchée en octobre 2007, le CAC 40 est entré dans une configuration fragile. Il se situe désormais dans le cinquième temps de tout le cycle de baisse initié depuis juin 2007. L'objectif de ce mouvement se situe dans la zone de 4.290-4.415 points, soit un retracement de 50 % de toute la hausse enclenchée en mars 2003.
Tendance de fond fragile
La moyenne mobile à 150 jours reste sur une pente descendante, ce qui implique une tendance de fond négative. Tant que le CAC évoluera au-dessous de 5.150 points, toute tentative de rebond ne constituera qu'une vague mineure, par définition fragile. Et si l'indice ne parvenait pas à se stabiliser au-dessus de 4.290 points, il pourrait chuter jusqu'à ses plus bas d'avril 2005, autour de 3.900 points.
Sur le court terme, on décompte également cinq temps dans la vague de baisse qui sévit depuis le début du mois de juin, et le repli des derniers jours peut être assimilé à un mouvement de panique, tant l'écart creusé avec la moyenne mobile à 150 jours est important. Mais le marché aime se faire peur, et il faudra peut-être une nouvelle séance de panique de type ouverture sur un gap baissier pour saper définitivement le moral des opérateurs. C'est seulement après que la chasse aux bonnes affaires pourra commencer.
La première résistance significative se situe à 4.540 points. Sa rupture permettrait au CAC 40 de prétendre à la zone des 4.690-4.730 points. Et au-dessus, le rebond prendrait de la consistance et pourrait ramener le CAC 40 vers 5.030 points, puis vers 5.150 points.
(DC : 4.397,32 MM 50 : 4.881, MM 150 : 4.881)
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