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Une stratégie pour ceux qui veulent partir en vacances l'esprit tranquille
OLIVIER AUBERGER |
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 12H43
Partir en vacances l'esprit tranquille, c'est notre but à tous. Vous avez déjà assuré votre voiture, votre maison, pourquoi ne pas assurer votre portefeuille d'actions ? Avec les warrants, c'est possible...
« Cette stratégie est la stratégie originelle des options : couvrir tout ou partie d'un portefeuille pour ne pas subir une baisse de ses composantes », explique Olivier Kachkach, auteur de Tout savoir sur les warrants et les certificats, chez Gualino.
Ne vous attendez pas pour autant à des miracles. Les warrants restent des produits complexes et ils s'adressent aux plus avertis d'entre nous.
Pour réussir, le tout est de bien choisir les warrants avec lesquels vous allez couvrir votre portefeuille. Il faut opter pour un put qui va vous donner le droit de vendre l'indice CAC 40 à un certain niveau. L'idéal est d'opter pour un put à la monnaie ou légèrement en dehors de la monnaie. Autrement dit, il faut que le prix d'exercice de l'option soit équivalent au cours du CAC ou légèrement inférieur. Comme l'indice évolue autour de 4.500 points, nous considérons que 4.400 voire 4.300 points constituent des objectifs réalistes. Selon l'analyse graphique, 4.290 points est un seuil à surveiller de près. En effet, à ce niveau, l'indice aura retracé 50 % de sa hausse depuis ses plus bas de mars 2003.
Reste à choisir l'échéance. D'après les calculs que nous avons réalisés avec l'aide de plusieurs émetteurs, seuls les warrants d'échéance mars permettront de passer des mois de juillet et août tranquilles. Les autres, aux échéances plus rapprochées, risquent de perdre trop de valeur temps.
Réalisons quelques calculs avec un warrant Société Générale (code : 1686S) avec une échéance au 19 septembre. Nous prenons en compte un indice CAC 40 à 4.451 points. Si vous souhaitez protéger un portefeuille de 10.000 euros contre une baisse du CAC 40 pendant l'été, vous devez acheter 449 warrants.
Distinguons plusieurs cas. A l'échéance du warrant fixée en septembre, le CAC 40 vaut 4.000 points. Le produit vaut alors 2 euros tandis que vous l'avez acheté 0,88 euro. Vos 449 warrants sont valorisés 898 euros. Ce qui compense partiellement les pertes de votre portefeuille.
Si le CAC 40 est stable ou a progressé, vous avez perdu le coût de votre couverture.
Ces résultats supposent que vous partez en vacances pendant tout l'été. Mais, si ce n'est pas le cas, vous pouvez très bien décider de revendre vos warrants avant leur échéance à un moment que vous jugez opportun.
En effet, il faut bien noter que les warrants se déprécient avec le temps qui passe. C'est une de leurs caractéristiques importantes.
En ce moment, il est délicat d'intervenir sur les warrants car la volatilité reste élevée. En effet, il ne faut pas être grand clerc pour s'apercevoir que le marché est agité ces temps-ci.
Cette volatilité a un coût. Plus elle est élevée, plus les warrants valent cher. Si l'on reprend l'image de l'assurance, plus vous risquez d'avoir un accident, plus l'assureur vous fait payer cher votre prime. Ici c'est le même mécanisme.
Bref, « le coût d'acquisition des warrants peut paraître important initialement, et dérisoire si les marchés venaient à baisser fortement », explique encore Olivier Kachkach.
« Cette stratégie est la stratégie originelle des options : couvrir tout ou partie d'un portefeuille pour ne pas subir une baisse de ses composantes », explique Olivier Kachkach, auteur de Tout savoir sur les warrants et les certificats, chez Gualino.
Ne vous attendez pas pour autant à des miracles. Les warrants restent des produits complexes et ils s'adressent aux plus avertis d'entre nous.
Pour réussir, le tout est de bien choisir les warrants avec lesquels vous allez couvrir votre portefeuille. Il faut opter pour un put qui va vous donner le droit de vendre l'indice CAC 40 à un certain niveau. L'idéal est d'opter pour un put à la monnaie ou légèrement en dehors de la monnaie. Autrement dit, il faut que le prix d'exercice de l'option soit équivalent au cours du CAC ou légèrement inférieur. Comme l'indice évolue autour de 4.500 points, nous considérons que 4.400 voire 4.300 points constituent des objectifs réalistes. Selon l'analyse graphique, 4.290 points est un seuil à surveiller de près. En effet, à ce niveau, l'indice aura retracé 50 % de sa hausse depuis ses plus bas de mars 2003.
Reste à choisir l'échéance. D'après les calculs que nous avons réalisés avec l'aide de plusieurs émetteurs, seuls les warrants d'échéance mars permettront de passer des mois de juillet et août tranquilles. Les autres, aux échéances plus rapprochées, risquent de perdre trop de valeur temps.
Réalisons quelques calculs avec un warrant Société Générale (code : 1686S) avec une échéance au 19 septembre. Nous prenons en compte un indice CAC 40 à 4.451 points. Si vous souhaitez protéger un portefeuille de 10.000 euros contre une baisse du CAC 40 pendant l'été, vous devez acheter 449 warrants.
Distinguons plusieurs cas. A l'échéance du warrant fixée en septembre, le CAC 40 vaut 4.000 points. Le produit vaut alors 2 euros tandis que vous l'avez acheté 0,88 euro. Vos 449 warrants sont valorisés 898 euros. Ce qui compense partiellement les pertes de votre portefeuille.
Si le CAC 40 est stable ou a progressé, vous avez perdu le coût de votre couverture.
Ces résultats supposent que vous partez en vacances pendant tout l'été. Mais, si ce n'est pas le cas, vous pouvez très bien décider de revendre vos warrants avant leur échéance à un moment que vous jugez opportun.
En effet, il faut bien noter que les warrants se déprécient avec le temps qui passe. C'est une de leurs caractéristiques importantes.
En ce moment, il est délicat d'intervenir sur les warrants car la volatilité reste élevée. En effet, il ne faut pas être grand clerc pour s'apercevoir que le marché est agité ces temps-ci.
Cette volatilité a un coût. Plus elle est élevée, plus les warrants valent cher. Si l'on reprend l'image de l'assurance, plus vous risquez d'avoir un accident, plus l'assureur vous fait payer cher votre prime. Ici c'est le même mécanisme.
Bref, « le coût d'acquisition des warrants peut paraître important initialement, et dérisoire si les marchés venaient à baisser fortement », explique encore Olivier Kachkach.
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