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La liste des candidats à la direction est déjà étoffée
JDF HEBDO | 02.08.2008 | Mise à jour : 19H49
« Equipementier de télécommunications en situation délicate cherche sang neuf pour retrouver croissance et rentabilité ». Ce pourrait être l'annonce à paraître dans les pages Carrières des quotidiens économiques. Deux nouveaux postes sont en effet à pourvoir chez Alcatel-Lucent, à la suite du départ annoncé de Serge Tchuruk, président du conseil d'administration, et de Patricia Russo, directrice générale. Le conseil lui-même devrait être profondément renouvelé et, par la même occasion, restreint et rajeuni : un tiers des administrateurs sont en place depuis près de dix ans. Henry Schacht, ancien directeur général de Lucent, a déjà annoncé sa démission immédiate du conseil.
« Il est temps pour le groupe de se différencier des deux entreprises fusionnées et de développer sa propre personnalité », écrivait Patricia Russo dans une lettre adressée aux salariés d'Alcatel-Lucent. La quête des hommes - ou des femmes - providentiel(le)s est donc lancée. Malgré la complexité de la tâche qui attend les futurs dirigeants, la liste des candidats potentiels s'allonge de jour en jour.
Les noms de Thierry Breton et Philippe Germond, déjà pressentis avant la démission des dirigeants, sont naturellement ressortis cette semaine. Le premier, ancien P-DG de France Télécom et de Thomson, est un habitué des sociétés en difficulté. Le second, actuel président du directoire de la SSII Atos Origin, était l'ancien numéro deux d'Alcatel entre 2003 et 2005. Le nom de Michel Combes, président de TDF, figure également sur la liste. Cependant, ces candidatures sonnent très franco-français et ne respirent guère la nouveauté.
La guerre des clans qui sévit depuis deux ans entre Américains et Français a laissé des traces. Recruter des dirigeants hors de ces frontières ne serait pas idiot. C'est pourquoi le profil du néerlandais Ben Verwaayen séduit tant les observateurs. L'ancien directeur général de British Telecom, qui a quitté son poste au mois de juin, et qui est également passé par Lucent, est disponible. « Verwaayen est trop catalogué opérateur, estime toutefois Julien Salanave, consultant à l'Idate. Il faut quelqu'un issu de l'industrie des équipementiers. » Compte tenu des défis technologiques à venir, une certaine expérience du secteur est en effet un prérequis. A ce titre, recruter chez le meilleur des équipementiers, Cisco, spécialisé dans les réseaux Internet, ne serait pas une mauvaise idée. Charles Giancarlo, ancien numéro deux du groupe américain, ne serait pas contre une aventure ambitieuse. Mike Volpi, également passé par Cisco, pourrait faire un bon candidat. « Alcatel-Lucent souhaitait faire rentrer du sang de Cisco dans les veines de son management », rappelle Julien Salanave. C'est le moment ou jamais.
« Il est temps pour le groupe de se différencier des deux entreprises fusionnées et de développer sa propre personnalité », écrivait Patricia Russo dans une lettre adressée aux salariés d'Alcatel-Lucent. La quête des hommes - ou des femmes - providentiel(le)s est donc lancée. Malgré la complexité de la tâche qui attend les futurs dirigeants, la liste des candidats potentiels s'allonge de jour en jour.
Les noms de Thierry Breton et Philippe Germond, déjà pressentis avant la démission des dirigeants, sont naturellement ressortis cette semaine. Le premier, ancien P-DG de France Télécom et de Thomson, est un habitué des sociétés en difficulté. Le second, actuel président du directoire de la SSII Atos Origin, était l'ancien numéro deux d'Alcatel entre 2003 et 2005. Le nom de Michel Combes, président de TDF, figure également sur la liste. Cependant, ces candidatures sonnent très franco-français et ne respirent guère la nouveauté.
La guerre des clans qui sévit depuis deux ans entre Américains et Français a laissé des traces. Recruter des dirigeants hors de ces frontières ne serait pas idiot. C'est pourquoi le profil du néerlandais Ben Verwaayen séduit tant les observateurs. L'ancien directeur général de British Telecom, qui a quitté son poste au mois de juin, et qui est également passé par Lucent, est disponible. « Verwaayen est trop catalogué opérateur, estime toutefois Julien Salanave, consultant à l'Idate. Il faut quelqu'un issu de l'industrie des équipementiers. » Compte tenu des défis technologiques à venir, une certaine expérience du secteur est en effet un prérequis. A ce titre, recruter chez le meilleur des équipementiers, Cisco, spécialisé dans les réseaux Internet, ne serait pas une mauvaise idée. Charles Giancarlo, ancien numéro deux du groupe américain, ne serait pas contre une aventure ambitieuse. Mike Volpi, également passé par Cisco, pourrait faire un bon candidat. « Alcatel-Lucent souhaitait faire rentrer du sang de Cisco dans les veines de son management », rappelle Julien Salanave. C'est le moment ou jamais.
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