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L'horizon économique des équipementiers télécoms demeure incertain
JDF HEBDO | 02.08.2008 | Mise à jour : 19H49
Chez les équipementiers de télécommunications, l'ennemi public numéro un est chinois et il s'appelle Huawei. Imité, dans une moindre mesure, par son compatriote ZTE, le groupe ne cesse de grignoter des parts de marché aux compagnies occidentales. Il faut dire que les offres commerciales de Huawei sont imbattables : bénéficiant des largesses de son gouvernement, l'équipementier chinois est capable de diviser ses prix par deux. Pas étonnant, dès lors, que Huawei soit le chouchou des opérateurs dans les pays émergents, mais aussi en Europe. Orange, British Telecom ou encore Telecom Italia ont déjà succombé à ses charmes.
Conjoncture oblige, le potentiel de séduction de Huawei devrait croître davantage dans les mois à venir. La dégradation de l'environnement macroéconomique affecte déjà l'industrie, via ses principaux clients, les opérateurs télécoms. Dans les infrastructures mobiles, « on observe un ralentissement de la demande, notamment en raison de la baisse des investissements dans le GSM », remarquent les analystes de Cheuvreux. En 2007, les dépenses des principaux opérateurs européens avaient diminué de 9 %, tandis qu'aux Etats-Unis la baisse était limitée à 4 %. « Les projets de construction et d'extension de réseaux dans les pays émergents ne suffiront pas à compenser le recul des investissements dans les pays développés », ajoutent les analystes de Cheuvreux. La croissance dans les infrastructures fixes devrait en outre se tasser. Globalement, les experts s'attendent à une stabilité du marché d'ici à 2010. Confrontés aux difficultés économiques et à la pression concurrentielle, les équipementiers multiplient les plans de restructuration. Alcatel-Lucent a récemment été imité par le leader du secteur Ericsson, mais aussi Nokia-Siemens, dont la fusion présente elle aussi quelques ratés.
Conjoncture oblige, le potentiel de séduction de Huawei devrait croître davantage dans les mois à venir. La dégradation de l'environnement macroéconomique affecte déjà l'industrie, via ses principaux clients, les opérateurs télécoms. Dans les infrastructures mobiles, « on observe un ralentissement de la demande, notamment en raison de la baisse des investissements dans le GSM », remarquent les analystes de Cheuvreux. En 2007, les dépenses des principaux opérateurs européens avaient diminué de 9 %, tandis qu'aux Etats-Unis la baisse était limitée à 4 %. « Les projets de construction et d'extension de réseaux dans les pays émergents ne suffiront pas à compenser le recul des investissements dans les pays développés », ajoutent les analystes de Cheuvreux. La croissance dans les infrastructures fixes devrait en outre se tasser. Globalement, les experts s'attendent à une stabilité du marché d'ici à 2010. Confrontés aux difficultés économiques et à la pression concurrentielle, les équipementiers multiplient les plans de restructuration. Alcatel-Lucent a récemment été imité par le leader du secteur Ericsson, mais aussi Nokia-Siemens, dont la fusion présente elle aussi quelques ratés.
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écart d'Alcatel-Lucent (code : ALU, Comp. A, SRD). La démission des dirigeants est une bonne nouvelle. Mais la situation de l'équipementier demeure complexe. La nouvelle direction aura fort à faire.
Rester à l'écart d'Alcatel-Lucent (code : ALU, Comp. A, SRD). La démission des dirigeants est une bonne nouvelle. Mais la situation de l'équipementier demeure complexe. La nouvelle direction aura fort à faire.
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