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L'inflation s'envole dans les principales économies
Le pouvoir d'achat ne cesse de baisser, faisant inexorablement chuter le moral des ménages. Résultat : la consommation est en berne
CLÉMENCE FUGAIN |
JDF HEBDO | 30.08.2008 | Mise à jour : 19H36
Depuis le début de l'année, les économies mondiales ont fait face à une envolée des cours du pétrole et des matières premières agricoles, entraînant une flambée de l'inflation. Quant aux consommateurs, ils ont vu leur pouvoir d'achat s'effriter.
Perceptible partout en Europe et outre-Atlantique, l'envolée des prix fait craindre l'émergence d'une spirale inflationniste. En effet, les premières victimes ne sont autres que les ménages, qui voient leur pouvoir d'achat reculer. « Le pouvoir d'achat des ménages souffre de ce surcroît d'inflation, d'autant que celui-ci est concentré sur des produits de consommation courante dont la demande ne répond pas facilement à la hausse des prix. Des substitutions sont possibles entre certains produits alimentaires, mais il faut bien manger », souligne Christian Parisot, économiste chez Aurel. C'est cette pression sur le pouvoir d'achat qui explique en grande partie la dégradation des indicateurs de confiance des consommateurs et les revendications salariales de plus en plus pressantes. Pour autant, la situation diffère de celle des années 1970, car pour l'instant les revendications n'ont pas été satisfaites.
Pas d'accalmie pour 2008
Aux Etats-Unis, l'inflation a atteint 5 % sur les douze derniers mois. La Fed reste préoccupée par l'inflation galopante. En avril, la hausse des prix a été de 4,8 % en rythme annuel, contre 4,3 % en mars. Cet élément contribue à l'anxiété des ménages américains et au ralentissement des dépenses de consommation, principal moteur de l'économie. Dans la zone euro, elle ressort à 4 % en juin - à l'exception des Pays-Bas (+ 2,3 %). En France, elle n'avait pas été aussi forte depuis dix-huit ans. Il s'agit là d'un nouveau plus haut depuis 1991. En Europe, l'inflation est désormais supérieure de deux points au seuil de 2 % au-dessous duquel la BCE entend la contenir. Une situation qui ne simplifie pas la tâche des banques centrales.
Ainsi, la BCE, qui a dernièrement relevé son taux directeur à 4,25 %, se trouve désormais pieds et poings liés. Difficile de continuer à relever les taux sans peser davantage sur la croissance.
Cette inflation galopante touche fortement les entreprises. En effet, avec un prix du baril à 130 dollars et la plupart des matières premières au plus haut, les entreprises peinent à maintenir leurs marges, qui avaient atteint fin 2007 un niveau historiquement élevé. L'inflation ne se contente pas de renchérir les coûts d'approvisionnement des sociétés. Si les tensions persistent, elle a également pour effet de faire monter le prix de la main-d'oeuvre.
Dans ce contexte, les seules entreprises capables de résister sont celles dont les revenus sont indexés sur le coût de la vie et celles qui ont la capacité de répercuter ces hausses sur leurs prix de vente. C'est ce que les spécialistes appellent le pricing power.
Pas d'accalmie pour 2008
Aux Etats-Unis, l'inflation a atteint 5 % sur les douze derniers mois. La Fed reste préoccupée par l'inflation galopante. En avril, la hausse des prix a été de 4,8 % en rythme annuel, contre 4,3 % en mars. Cet élément contribue à l'anxiété des ménages américains et au ralentissement des dépenses de consommation, principal moteur de l'économie. Dans la zone euro, elle ressort à 4 % en juin - à l'exception des Pays-Bas (+ 2,3 %). En France, elle n'avait pas été aussi forte depuis dix-huit ans. Il s'agit là d'un nouveau plus haut depuis 1991. En Europe, l'inflation est désormais supérieure de deux points au seuil de 2 % au-dessous duquel la BCE entend la contenir. Une situation qui ne simplifie pas la tâche des banques centrales.
Ainsi, la BCE, qui a dernièrement relevé son taux directeur à 4,25 %, se trouve désormais pieds et poings liés. Difficile de continuer à relever les taux sans peser davantage sur la croissance.
Cette inflation galopante touche fortement les entreprises. En effet, avec un prix du baril à 130 dollars et la plupart des matières premières au plus haut, les entreprises peinent à maintenir leurs marges, qui avaient atteint fin 2007 un niveau historiquement élevé. L'inflation ne se contente pas de renchérir les coûts d'approvisionnement des sociétés. Si les tensions persistent, elle a également pour effet de faire monter le prix de la main-d'oeuvre.
Dans ce contexte, les seules entreprises capables de résister sont celles dont les revenus sont indexés sur le coût de la vie et celles qui ont la capacité de répercuter ces hausses sur leurs prix de vente. C'est ce que les spécialistes appellent le pricing power.
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