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Les trackers indexés sur les indices assurance traversent cette crise plutôt mieux que les autres. De par la structure de leur bilan, les assureurs présentent un profil plus défensif que les banques et offrent un potentiel de croissance aux Etats-Unis.

Les trackers indexés sur les indices assurance traversent cette crise plutôt mieux que les autres. De par la structure de leur bilan, les assureurs présentent un profil plus défensif que les banques et offrent un potentiel de croissance aux Etats-Unis.

Le secteur financier reste dans une zone de turbulences

Marie-Christine Sonkin | JDF HEBDO | 13.09.2008 | Mise à jour : 19H51
Le sauvetage de Fannie Mae et de Freddie Mac n'annonce pas la fin de la période de turbulences pour le secteur financier. La déconfiture de Lehman Brothers intervenue la même semaine (voir ci-dessus) a immédiatement ôté leurs illusions à ceux qui pouvaient interpréter l'intervention de l'Etat américain comme une réelle éclaircie dans le paysage financier. Les problèmes de fond persistent, et malgré une embellie au début de l'été, il semble bien que les banques n'aient pas atteint le bout du tunnel.
Certes, dans leur majorité, elles résolvent à court terme leurs problèmes de solvabilité. Pour Geoffroy Goenen, gérant senior chez Dexia AM, la solution passe « souvent par des ventes d'actifs opérationnels ou financiers. Les efforts des banques en la matière ne sont pas sans répercussions. Ainsi, les ventes d'actifs financiers tels que les RMBS (Residential Mortgage Backed Securities, titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels) à des prix sacrifiés permettent d'augmenter les ratios de solvabilité, elles entérinent aussi définitivement des pertes qui jusque-là n'étaient que potentielles ».
Dans le secteur financier européen, les banques de détail devraient se redresser plus rapidement, mais, pour Geoffroy Goenen, « les problèmes ne font que commencer pour celles qui sont fortement exposées aux entreprises et aux cycles de hausse des provisions ».
Quant au secteur de l'assurance, qui a, malgré tout, mieux résisté, il ne sera pas non plus à la fête. Certes, observe Geoffroy Goenen, « les assureurs sont dans une position de solvabilité et de business bien plus confortable que les banques », mais cela ne l'empêche pas de constater « un ralentissement tant structurel que conjoncturel de la profitabilité de l'assurance-vie en Europe ».
En résumé, le risque systémique semble écarté, mais les problèmes ne sont pas résolus. C'est ce que confirme Vincent Breton, gérant de CAAM Funds Global Finance : « Nous nous approchons d'une sortie de crise financière, mais l'aspect ralentissement de l'économie réelle est devant nous et les banques sont exposées à la détérioration du cycle de crédit. Aux Etats-Unis, les défauts sur les cartes de crédit débutent et il y en a encore très peu sur les entreprises. Ce ne sera peut-être pas le cas d'ici deux à trois trimestres. En Europe, tout dépendra de l'ampleur de la récession. »
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écart.
La volatilité du secteur impose la plus grande prudence à court terme.
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