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Renault et Peugeot sont condamnés à réussir leur plan d'économies
JDF HEBDO | 04.10.2008 | Mise à jour : 19H43
Les deux constructeurs français sont victimes d'un sérieux coup de frein et tablent sur une baisse de 4 % du marché automobile en Europe de l'Ouest. Fin juillet, Renault a donc été obligé de revoir ses objectifs commerciaux et ne vendra pas comme prévu 3,3 millions de véhicules en 2009. De son côté, PSA Peugeot Citroën a été plus prudent et vise toujours une hausse de ses ventes mondiales de 5 % en 2008. A Paris, le premier joue gros avec la Mégane 3 alors que le second présente la Peugeot 308 CC et la Citroën C3 Picasso.
Pour autant, les deux français ne vont pas si mal sur le plan financier car leurs marges vont s'améliorer en 2008 (4,5 % prévu chez Renault et 3,5 % pour PSA). Reste que les objectifs de marge opérationnelle de 6 % visés en 2009 par Renault et entre 5,5 et 6 % en 2010 par PSA seront très difficiles à atteindre sans des réductions de coûts supplémentaires.
Pour l'instant, les deux constructeurs s'accrochent, mais le spectre d'un profit warning pèse sur leurs titres. A plus long terme, ils ne manquent pourtant pas d'atouts. Plus audacieux, le groupe présidé par Carlos Ghosn est en train de bâtir une gamme complète low cost en déclinant la Logan. Il lancera en 2010 un véhicule 100 % électrique dans certains pays (Israël, Danemark). Plus conservateur, PSA veut développer ce qu'il appelé des modèles « premium compétitifs ».
Même différence dans les partenariats : alors que PSA multiplie les coopérations ponctuelles (avec Toyota, Ford, BMW et Mitsubishi), Renault va plus loin en rachetant 25 % du russe AvtoVaz (Lada) et reste prêt à ouvrir l'alliance avec Nissan à un troisième constructeur, de préférence nord-américain.
Pour autant, les deux français ne vont pas si mal sur le plan financier car leurs marges vont s'améliorer en 2008 (4,5 % prévu chez Renault et 3,5 % pour PSA). Reste que les objectifs de marge opérationnelle de 6 % visés en 2009 par Renault et entre 5,5 et 6 % en 2010 par PSA seront très difficiles à atteindre sans des réductions de coûts supplémentaires.
Pour l'instant, les deux constructeurs s'accrochent, mais le spectre d'un profit warning pèse sur leurs titres. A plus long terme, ils ne manquent pourtant pas d'atouts. Plus audacieux, le groupe présidé par Carlos Ghosn est en train de bâtir une gamme complète low cost en déclinant la Logan. Il lancera en 2010 un véhicule 100 % électrique dans certains pays (Israël, Danemark). Plus conservateur, PSA veut développer ce qu'il appelé des modèles « premium compétitifs ».
Même différence dans les partenariats : alors que PSA multiplie les coopérations ponctuelles (avec Toyota, Ford, BMW et Mitsubishi), Renault va plus loin en rachetant 25 % du russe AvtoVaz (Lada) et reste prêt à ouvrir l'alliance avec Nissan à un troisième constructeur, de préférence nord-américain.
NOTRE CONSEIL
Dans l'immédiat, notre préférence va à Peugeot (code : UG, Comp. A, SRD), sur lequel les risques nous paraîssent moins importants. Le titre décote de 40 % par rapport aux fonds propres.
Dans l'immédiat, notre préférence va à Peugeot (code : UG, Comp. A, SRD), sur lequel les risques nous paraîssent moins importants. Le titre décote de 40 % par rapport aux fonds propres.
On gardera la position sur Renault, mais une alerte sur les marges nous obligerait à vendre le titre (RNO, Comp. A, SRD).
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