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Altarea est désormais sensible au cycle de l'immobilier résidentiel
JDF HEBDO | 15.11.2008 | Mise à jour : 20H18
Altarea est-elle encore une foncière ? La question mérite d'être posée après le rachat l'an dernier du promoteur immobilier Cogedim. La volonté d'Altarea était d'intervenir le plus en amont possible dans la chaîne de valeur immobilière et de renforcer ses capacités de développement pour compte propre. Mais elle a profondément modifié le chiffre d'affaires du groupe. Sur les six premiers mois de l'exercice 2008, l'activité promotion pèse ainsi pour près de 87 % du chiffre d'affaires. Le phénomène est beaucoup moins marquant au niveau de la marge. L'activité de promotion est en effet tout juste à l'équilibre sur cette période. Le résultat est fait intégralement par la foncière.
Dans ce domaine, Altarea affiche des positions fortes. Elle possède aujourd'hui 40 centres commerciaux valorisés plus de 2,2 mil- liards d'euros. Et ses projets de développement sont très importants puisqu'ils représentent un investissement prévisionnel de plus de 2 milliards d'euros, représentant près de 180 millions d'euros de loyers supplémentaires. Et ce développement à marche forcée se fait alors même que la dette nette de la société est relativement importante. Au 30 juin, le ratio d'endettement LTV (dette nette rapportée à la valeur du patrimoine) était ainsi de 49,1 %.
Ces éléments ne semblent guère pris en compte par le marché puisque le titre reste bien valorisé. Il cède, certes, près de 40 % depuis le début de l'année. Mais l'actif net réévalué (ANR) atteignait 166,9 euros à la fin du premier semestre. La décote actuelle du titre par rapport à l'ANR est d'un peu plus de 13 %, ce qui est assez modeste aujourd'hui.
Le rendement n'apparaît pas non plus suffisamment attrayant au regard de celui offert par ses concurrents. En tablant sur une stabilité en 2008, il ne se monte en effet qu'à un peu plus de 4 %.
Dans ce domaine, Altarea affiche des positions fortes. Elle possède aujourd'hui 40 centres commerciaux valorisés plus de 2,2 mil- liards d'euros. Et ses projets de développement sont très importants puisqu'ils représentent un investissement prévisionnel de plus de 2 milliards d'euros, représentant près de 180 millions d'euros de loyers supplémentaires. Et ce développement à marche forcée se fait alors même que la dette nette de la société est relativement importante. Au 30 juin, le ratio d'endettement LTV (dette nette rapportée à la valeur du patrimoine) était ainsi de 49,1 %.
Ces éléments ne semblent guère pris en compte par le marché puisque le titre reste bien valorisé. Il cède, certes, près de 40 % depuis le début de l'année. Mais l'actif net réévalué (ANR) atteignait 166,9 euros à la fin du premier semestre. La décote actuelle du titre par rapport à l'ANR est d'un peu plus de 13 %, ce qui est assez modeste aujourd'hui.
Le rendement n'apparaît pas non plus suffisamment attrayant au regard de celui offert par ses concurrents. En tablant sur une stabilité en 2008, il ne se monte en effet qu'à un peu plus de 4 %.
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écart. La forte présence dans la promotion immobilière représente un vrai risque aujourd'hui. Nous restons donc prudents sur le titre (code : ALTA, Comp. A).
Rester à l'écart. La forte présence dans la promotion immobilière représente un vrai risque aujourd'hui. Nous restons donc prudents sur le titre (code : ALTA, Comp. A).
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