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L'ampleur de la récession met à mal les distributeurs britanniques
JDF HEBDO | 29.11.2008 | Mise à jour : 19H58
La situation devient critique en Grande-Bretagne. L'an prochain, la contraction de l'économie pourrait atteindre 2 %, selon la pire des hypothèses élaborées par la Banque d'Angleterre. Afin de limiter l'impact de la crise, le gouvernement a décidé d'abaisser temporairement la TVA de 2,5 points.
Sera-ce suffisant pour soutenir la consommation ? C'est bien connu, les Britanniques sont des fondus de shopping. Or, la crise a des effets dévastateurs sur la consommation. Plusieurs grandes chaînes de magasins sont à la peine. L'une des plus symboliques, Woolworths, est au bord de la faillite.
Dans la grande distribution, un phénomène inédit est en train de se produire : la percée du hard discount. Le concept avait du mal à décoller jusqu'à maintenant (6 % de part de marché en 2006, contre 30 % en Allemagne). Les distributeurs domestiques offraient une concurrence rude.
La stratégie de développement des marques propres de groupes comme Tesco suffisait à répondre aux attentes des consommateurs. Ce n'est plus le cas. Les chiffres du premier semestre de l'exercice 2008/2009 (clos fin février) de Tesco demeuraient toutefois très honorables. Les ventes ont atteint 28,1 milliards de livres sterling, en hausse de 10,5 % à périmètre constant. Le résultat net a grimpé de 11 %, à 1 milliard.
Depuis, les inquiétudes chez les investisseurs ont grandi. Pour contrer le hard discount sur son propre sol, le numéro trois mondial de la distribution a lancé une nouvelle campagne intensive de prix bas, ce qui pourrait peser sur les marges.
A l'étranger, la situation se dégrade. En Corée du Sud, son principal marché hors de la Grande-Bretagne, les ventes ont reculé ces deux derniers mois. En Chine, la croissance ralentit également. Aux Etats-Unis, Tesco a décidé de ralentir le programme d'expansion de la chaîne de magasins implantée il y a tout juste un an.
Les analystes de la Société Générale ont en outre placé Tesco sur la liste des groupes susceptibles de devoir lever des fonds rapidement.
Sera-ce suffisant pour soutenir la consommation ? C'est bien connu, les Britanniques sont des fondus de shopping. Or, la crise a des effets dévastateurs sur la consommation. Plusieurs grandes chaînes de magasins sont à la peine. L'une des plus symboliques, Woolworths, est au bord de la faillite.
Dans la grande distribution, un phénomène inédit est en train de se produire : la percée du hard discount. Le concept avait du mal à décoller jusqu'à maintenant (6 % de part de marché en 2006, contre 30 % en Allemagne). Les distributeurs domestiques offraient une concurrence rude.
La stratégie de développement des marques propres de groupes comme Tesco suffisait à répondre aux attentes des consommateurs. Ce n'est plus le cas. Les chiffres du premier semestre de l'exercice 2008/2009 (clos fin février) de Tesco demeuraient toutefois très honorables. Les ventes ont atteint 28,1 milliards de livres sterling, en hausse de 10,5 % à périmètre constant. Le résultat net a grimpé de 11 %, à 1 milliard.
Depuis, les inquiétudes chez les investisseurs ont grandi. Pour contrer le hard discount sur son propre sol, le numéro trois mondial de la distribution a lancé une nouvelle campagne intensive de prix bas, ce qui pourrait peser sur les marges.
A l'étranger, la situation se dégrade. En Corée du Sud, son principal marché hors de la Grande-Bretagne, les ventes ont reculé ces deux derniers mois. En Chine, la croissance ralentit également. Aux Etats-Unis, Tesco a décidé de ralentir le programme d'expansion de la chaîne de magasins implantée il y a tout juste un an.
Les analystes de la Société Générale ont en outre placé Tesco sur la liste des groupes susceptibles de devoir lever des fonds rapidement.
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écart de Tesco (code : TSCO, Londres) et Sainsbury (SBRY, Londres).
Rester à l'écart de Tesco (code : TSCO, Londres) et Sainsbury (SBRY, Londres).
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