Etat des lieux un an après la faillite de Lehman
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DOSSIER RÉALISÉ PAR LA RÉDACTION |
JDF HEBDO | 12.09.2009 | Mise à jour : 22H49
15 septembre 2008, jour de la faillite de Lehman Brothers. Il y a tout juste un an, le refus du gouvernement américain de sauver la prestigieuse banque d'affaires américaine faisait l'effet d'un séisme à l'échelle planétaire.
En précipitant le système financier au bord du gouffre, c'est toute l'économie mondiale qui a plongé dans une crise sans précédent.
De mémoire d'économiste, on n'avait pas vu cela depuis la Grande Dépression des années trente. « Nous avons vécu une crise financière assez rare par son effet systémique dévastateur sur l'économie réelle qui en est devenue com- plètement paralysée », explique Sebastian Paris-Horvitz, directeur de la stratégie d'investissement chez Axa.
Un an après, où en est-on ? « Le plus fort de la crise est derrière nous », s'accordent à dire les spécialistes.
La crise financière est terminée. L'injection massive de fonds publics dans le système bancaire a été efficace. Les leçons des excès passés semblent avoir été tirées, et les portefeuilles d'actifs des banques soigneusement purgés. La confiance est revenue. Les marchés boursiers ont d'ailleurs regagné une bonne partie du terrain perdu depuis l'automne 2008.
Reste à s'atteler au long et périlleux redressement de l'économie. « La première bataille contre le risque de retomber dans une nouvelle dépression a été gagnée, estime Sebastian Paris-Horvitz. Il faut maintenant réussir à ce que la reprise naissante se transforme en reprise durable. » Les résultats semestriels des sociétés ont été en moyenne meilleurs que prévu, mais les plaies de la crise ne sont pas pansées. Les signes de frémissement dans les commandes se font rares alors que les plans de relance publics n'ont pas encore pleinement joué leurs effets. L'heure est à l'espoir prudent d'un retour à une croissance mesurée.
- Suite du dossier en cliquant ici
En précipitant le système financier au bord du gouffre, c'est toute l'économie mondiale qui a plongé dans une crise sans précédent.
De mémoire d'économiste, on n'avait pas vu cela depuis la Grande Dépression des années trente. « Nous avons vécu une crise financière assez rare par son effet systémique dévastateur sur l'économie réelle qui en est devenue com- plètement paralysée », explique Sebastian Paris-Horvitz, directeur de la stratégie d'investissement chez Axa.
Un an après, où en est-on ? « Le plus fort de la crise est derrière nous », s'accordent à dire les spécialistes.
La crise financière est terminée. L'injection massive de fonds publics dans le système bancaire a été efficace. Les leçons des excès passés semblent avoir été tirées, et les portefeuilles d'actifs des banques soigneusement purgés. La confiance est revenue. Les marchés boursiers ont d'ailleurs regagné une bonne partie du terrain perdu depuis l'automne 2008.
Reste à s'atteler au long et périlleux redressement de l'économie. « La première bataille contre le risque de retomber dans une nouvelle dépression a été gagnée, estime Sebastian Paris-Horvitz. Il faut maintenant réussir à ce que la reprise naissante se transforme en reprise durable. » Les résultats semestriels des sociétés ont été en moyenne meilleurs que prévu, mais les plaies de la crise ne sont pas pansées. Les signes de frémissement dans les commandes se font rares alors que les plans de relance publics n'ont pas encore pleinement joué leurs effets. L'heure est à l'espoir prudent d'un retour à une croissance mesurée.
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