Les entreprises de construction ne perçoivent pas de reprise de l'activité
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Fabienne Bouloc |
JDF HEBDO | 12.09.2009 | Mise à jour : 19H52
La construction est l'un des secteurs les plus touchés par la crise. D'abord contenu à quelques zones, le ralentissement s'est généralisé dans les pays occidentaux fin 2008. Les volumes de ventes des groupes de matériaux de construction ont chuté. Yves-René Nanot, P-DG de Ciments Français, revient sur les spécificités de cette période.
Que s'est-il passé dans votre société après la faillite de Lehman Brothers ?
La faillite de Lehman Brothers est en soi un épiphénomène qui illustre l'interpénétration entre les systèmes économiques et financiers dans le monde.
Dans notre activité, nous percevions déjà les prémices du ralentissement depuis le début du second semestre 2008.
Les mises en chantier de logements américains ont commencé à baisser en avril 2006. De plus, sur certains marchés, comme l'Espagne, nous savions qu'il y avait une bulle immobilière. Avant la crise, ce pays construisait à lui seul plus de logements que la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne réunies ! Ce rythme de croissance n'était pas soutenable.
Au dernier trimestre de 2008, la tendance s'est accélérée. La consommation de ciment a dramatiquement chuté, surtout dans les pays développés. Aux Etats-Unis, les volumes de ciment vendus ont dégringolé de 20,3 %. A l'échelle du groupe, le repli sur ce trimestre se montait à 6,7 % à périmètre comparable. Il s'est poursuivi au premier semestre 2009. Les pays émergents ont mieux résisté, même si leur croissance est moins forte que dans le passé. L'ampleur de la crise nous a surpris.
Quelle est la situation actuelle ?
Je ne sais pas si nous avons touché le point bas du cycle. Le repli de l'activité ne s'aggrave plus, mais nous ne pouvons pas encore parler de reprise. Nous attendons en 2009 une forte baisse des volumes de ventes par rapport à 2008, qui était déjà en retrait face à 2007.
La situation est très contrastée, même dans les pays émergents. En Egypte, la croissance est telle que le marché doit importer du ciment. En Chine, la dynamique est forte et les effets du plan de relance se font ressentir. A l'inverse, le Kazakhstan ou la Bulgarie sont très touchés par la crise. Nous avons la chance d'avoir une structure financière saine pour passer cette période difficile et nous nous sommes adaptés en réduisant notre programme d'investissements.
Que s'est-il passé dans votre société après la faillite de Lehman Brothers ?
La faillite de Lehman Brothers est en soi un épiphénomène qui illustre l'interpénétration entre les systèmes économiques et financiers dans le monde.
Dans notre activité, nous percevions déjà les prémices du ralentissement depuis le début du second semestre 2008.
Les mises en chantier de logements américains ont commencé à baisser en avril 2006. De plus, sur certains marchés, comme l'Espagne, nous savions qu'il y avait une bulle immobilière. Avant la crise, ce pays construisait à lui seul plus de logements que la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne réunies ! Ce rythme de croissance n'était pas soutenable.
Au dernier trimestre de 2008, la tendance s'est accélérée. La consommation de ciment a dramatiquement chuté, surtout dans les pays développés. Aux Etats-Unis, les volumes de ciment vendus ont dégringolé de 20,3 %. A l'échelle du groupe, le repli sur ce trimestre se montait à 6,7 % à périmètre comparable. Il s'est poursuivi au premier semestre 2009. Les pays émergents ont mieux résisté, même si leur croissance est moins forte que dans le passé. L'ampleur de la crise nous a surpris.
Quelle est la situation actuelle ?
Je ne sais pas si nous avons touché le point bas du cycle. Le repli de l'activité ne s'aggrave plus, mais nous ne pouvons pas encore parler de reprise. Nous attendons en 2009 une forte baisse des volumes de ventes par rapport à 2008, qui était déjà en retrait face à 2007.
La situation est très contrastée, même dans les pays émergents. En Egypte, la croissance est telle que le marché doit importer du ciment. En Chine, la dynamique est forte et les effets du plan de relance se font ressentir. A l'inverse, le Kazakhstan ou la Bulgarie sont très touchés par la crise. Nous avons la chance d'avoir une structure financière saine pour passer cette période difficile et nous nous sommes adaptés en réduisant notre programme d'investissements.
NOTRE CONSEIL
Nous sommes prudents à l'égard du secteur. Rester à l'écart de Ciments Français (code : CMA), de Saint-Gobain (SGO) et de Vicat (VCT). Acheter l'action Lafarge (LG) sous 54,5 euros, pour viser 63 euros.
Nous sommes prudents à l'égard du secteur. Rester à l'écart de Ciments Français (code : CMA), de Saint-Gobain (SGO) et de Vicat (VCT). Acheter l'action Lafarge (LG) sous 54,5 euros, pour viser 63 euros.
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