Lufthansa a plutôt bien résisté et multiplie les acquisitions
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JDF HEBDO | 06.02.2010 | Mise à jour : 19H57
Contrairement à Air France-KLM, qui s'est arc-bouté sur ses économies de coûts, l'allemand Lufthansa n'a pas hésité à passer à l'offensive au cours des derniers mois en enchaînant les acquisitions : Brussel Airlines, BMI, Austrian Airlines. Ces rachats, qui interviennent après celui de Swiss-Air en 2005, lui ont permis de densifier son réseau sur trois hubs (Francfort, Munich et Zurich) : un atout clé en période de crise.
Alors qu'il y a cinq ans elle était moins rentable qu'Air France-KLM et que British Airways, la compagnie allemande affichera sur l'exercice 2009/2010 des résultats annuels plus robustes, comme le montre l'évolution de sa marge opérationnelle restée positive (cf. illustration). Elle est aujourd'hui la compagnie traditionnelle la plus rentable d'Europe, mais elle n'égale pas encore Emirates et Qantas.
Toutefois, si le chiffre d'affaires de Lufthansa est équivalent à celui d'un groupe comme Air France-KLM, l'allemand génère moins de trafic du fait de ses nombreuses filiales périphériques (logistique, maintenance, informatique, catering) de sorte qu'au final l'impact de la crise sur ses résultats financiers s'avère moins lourd.
Reste que l'activité de transport de passagers a moins reculé que celle de ses concurrents européens. Cette résistance s'explique par l'appartenance à Star Alliance (la plus puissante des trois grandes alliances aériennes) et par une flotte énorme, composée de 725 appareils à l'été 2009 (25 % de plus qu'Air France-KLM). La part de marché de Lufthansa parmi les européens sur le long-courrier a ainsi grimpé de 18 % en 2002 à presque 25 % en 2009. Enfin, l'allemand réalise moins de 15 % des recettes dans le cargo : une activité sinistrée par la crise.
Alors qu'il y a cinq ans elle était moins rentable qu'Air France-KLM et que British Airways, la compagnie allemande affichera sur l'exercice 2009/2010 des résultats annuels plus robustes, comme le montre l'évolution de sa marge opérationnelle restée positive (cf. illustration). Elle est aujourd'hui la compagnie traditionnelle la plus rentable d'Europe, mais elle n'égale pas encore Emirates et Qantas.
Toutefois, si le chiffre d'affaires de Lufthansa est équivalent à celui d'un groupe comme Air France-KLM, l'allemand génère moins de trafic du fait de ses nombreuses filiales périphériques (logistique, maintenance, informatique, catering) de sorte qu'au final l'impact de la crise sur ses résultats financiers s'avère moins lourd.
Reste que l'activité de transport de passagers a moins reculé que celle de ses concurrents européens. Cette résistance s'explique par l'appartenance à Star Alliance (la plus puissante des trois grandes alliances aériennes) et par une flotte énorme, composée de 725 appareils à l'été 2009 (25 % de plus qu'Air France-KLM). La part de marché de Lufthansa parmi les européens sur le long-courrier a ainsi grimpé de 18 % en 2002 à presque 25 % en 2009. Enfin, l'allemand réalise moins de 15 % des recettes dans le cargo : une activité sinistrée par la crise.
NOTRE CONSEIL
Acheter. Lufthansa est notre valeur préférée parmi les compagnies traditionnelles. Le titre a peu progressé en Bourse (à peine 10 % sur les trois derniers mois), alors que les performances économiques restent satisfaisantes. Par conséquent, il offre encore un beau potentiel d'appréciation. Objectif à 16 euros (code : LHA, Francfort).
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