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Air France-KLM s'accroche à ses réductions de coûts et à son plan de relance

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L'effort sur les coûts s'inscrit dans la durée et peut être à nouveau durci.

L'effort sur les coûts s'inscrit dans la durée et peut être à nouveau durci.

JDF HEBDO | 06.02.2010 | Mise à jour : 19H57
Entre la conjoncture, le crash du vol Paris-Rio, la faillite de Japan Airlines (qui devait rejoindre l'alliance SkyTeam), le déficit de 20 millions d'euros de son comité d'entreprise ou encore le procès du Concorde, Air France-KLM traverse une mauvaise période.
Sauf surprise, l'exercice 2009/ 2010 (clos le 31 mars) se soldera par une perte nette d'environ 740 millions d'euros, avec toutefois une consolation : un retour à l'équilibre opérationnel sur le second semestre. Une perspective déjà intégrée, car l'action a bondi de 35 % sur les six derniers mois, mais la promesse d'un redressement de l'exploitation témoigne des efforts faits pour restaurer la compétitivité et ajuster les capacités à la baisse du trafic. Celles-ci ont diminué de plus de 4 % sur l'activité passagers sur l'été 2009, davantage que chez Lufthansa ou British Airways.
Dans l'immédiat, l'objectif de réduction des coûts reste un chantier prioritaire et a été relevé dans le cadre d'un nouveau plan baptisé Challenge 2012 (cf. illustration). Certaines dépenses d'investissement de flottes ont été décalées. Par ailleurs, le premier transporteur européen reste très endetté (5,6 milliards, soit 93% des fonds propres), mais il disposait à fin septembre de 5,5 milliards d'euros de liquidités disponibles.
Sur l'exercice 2010/2011, la véritable interrogation tient dans la capacité d'Air France-KLM à surperformer la reprise du trafic et à améliorer ses recettes unitaires en dépit de l'érosion de la classe affaires (15 % des passagers mais un tiers du chiffre d'affaires) et les pertes dans le cargo. On suivra aussi une éventuelle mise en Bourse d'Amadeus qui permettrait à Air France-KLM de faire une bonne affaire (sa participation de 22 % vaudrait 900 millions d'euros). Enfin, après 25 % pris dans Alitalia, le groupe est attendu sur d'autres acquisitions, mais il a démenti son intérêt pour le polonais LOT et le dossier du tchèque CSA semble refermé.
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