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Sur les neuf membres, certains se revendiquent comme indépendants. Ce qui ne les a pas empêchés de bénéficier de certains soutiens.
Atos Origin entre dans l'ère de la cohabitation
La direction et les fonds spéculatifs détenteurs de 23 % du capital se sont mis d'accord sur la composition du conseil de surveillance
PAR OLIVIER AUBERGER |
JDF HEBDO | 31.05.2008 | Mise à jour : 19H45
Le 12 juin, le vote des actionnaires devrait entériner la nouvelle composition du conseil de surveillance. Pour dénouer un conflit de plusieurs mois, un comité stratégique est également créé. Philippe Germond, président du directoire, sauve sa tête mais devra composer avec de fortes personnalités.
En France, nous connaissions la cohabitation en politique. Désormais, il va peut-être falloir s'habituer à la cohabitation en entreprise. En signant un accord, la direction d'Atos Origin et les fonds spéculatifs Pardus et Centaurus ont ouvert une voie inédite. Pour cela, les dirigeants ont été contraints de partager le pouvoir avec les fonds spéculatifs, détenteurs de 23 % du capital. Philippe Germond n'était guère gêné par le conseil de surveillance précédent. Aura-t-il les mains libres à présent ? La question mérite d'être posée. Le charisme de Jean-Philippe Thierry, futur président du conseil de surveillance et ancien dirigeant respecté des AGF, ne fait aucun doute. A côté, le sortant, Didier Cherpitel, faisait pâle figure. Pardus et Centaurus n'ont jamais caché qu'ils souhaitaient vivement son départ.
Un accord était nécessaire
Le sentiment général est qu'Atos a au moins sauvé les apparences. Surtout, les dirigeants n'avaient plus le choix après l'assemblée générale calamiteuse qui s'est tenue le 22 mai.
« La vérité, c'est qu'un certain nombre de contrats étaient suspendus à la signature d'un accord entre les deux parties», assure un bon connaisseur du dossier. Mais il fallait aussi tenter de rassurer les collaborateurs fatigués après cette bataille. «Sur ce point, je crains qu'il n'y ait une fuite des cerveaux », explique-t-on de même source. Néanmoins, certains salariés sont résignés. «Les fonds veulent vendre certaines activités ? Soit. De toute façon, il faudra toujours des ingénieurs et des consultants pour aller chez le client. Aucun contrat ne s'exécute sans nous », explique un salarié. Cette fois l'issue de l'assemblée générale du 12 juin ne fait guère de doutes. Les actionnaires devraient voter en faveur d'un conseil largement élargi. Sans jouer sur les mots, chaque camp comptera quatre représentants. Le rôle d'arbitre de Jean-Philippe Thierry sera donc décisif. Les deux parties l'ont bien compris et la rumeur court que chacune revendique lui avoir passé un coup de fil en premier.
Enfin, un comité stratégique, présidé par Michel Combes, va être créé. Il sera composé des deux représentants de Pardus et Centaurus, de Jean-François Cirelli et de René Abate.
L'activisme des fonds sera-t-il payant ?
Ce comité stratégique donnera l'occasion aux fonds spéculatifs de peser sur les décisions et aura le mérite de n'exclure aucune solution.
Espérons que cela serve vraiment les intérêts de tous les actionnaires. En dépit de sa hausse depuis le 1er janvier, Atos Origin a connu un parcours chaotique en Bourse ces dernières années. Le titre a perdu près de 30 % en trois ans, alors que Capgemini gagnait 64 %.
En attendant, cette affaire Atos Origin pose la question de savoir si l'activisme, populaire aux Etats-Unis, est vraiment payant en France. Jusqu'ici, les moins-values potentielles de Vincent Bolloré sur Havas et de Wendel sur Saint-Gobain tendent à prouver le contraire. Les fonds avaient dit depuis le départ qu'ils souhaitaient maximiser la valeur pour les actionnaires d'Atos Origin. Pour le moment, ils sont perdants.
Un accord était nécessaire
Le sentiment général est qu'Atos a au moins sauvé les apparences. Surtout, les dirigeants n'avaient plus le choix après l'assemblée générale calamiteuse qui s'est tenue le 22 mai.
« La vérité, c'est qu'un certain nombre de contrats étaient suspendus à la signature d'un accord entre les deux parties», assure un bon connaisseur du dossier. Mais il fallait aussi tenter de rassurer les collaborateurs fatigués après cette bataille. «Sur ce point, je crains qu'il n'y ait une fuite des cerveaux », explique-t-on de même source. Néanmoins, certains salariés sont résignés. «Les fonds veulent vendre certaines activités ? Soit. De toute façon, il faudra toujours des ingénieurs et des consultants pour aller chez le client. Aucun contrat ne s'exécute sans nous », explique un salarié. Cette fois l'issue de l'assemblée générale du 12 juin ne fait guère de doutes. Les actionnaires devraient voter en faveur d'un conseil largement élargi. Sans jouer sur les mots, chaque camp comptera quatre représentants. Le rôle d'arbitre de Jean-Philippe Thierry sera donc décisif. Les deux parties l'ont bien compris et la rumeur court que chacune revendique lui avoir passé un coup de fil en premier.
Enfin, un comité stratégique, présidé par Michel Combes, va être créé. Il sera composé des deux représentants de Pardus et Centaurus, de Jean-François Cirelli et de René Abate.
L'activisme des fonds sera-t-il payant ?
Ce comité stratégique donnera l'occasion aux fonds spéculatifs de peser sur les décisions et aura le mérite de n'exclure aucune solution.
Espérons que cela serve vraiment les intérêts de tous les actionnaires. En dépit de sa hausse depuis le 1er janvier, Atos Origin a connu un parcours chaotique en Bourse ces dernières années. Le titre a perdu près de 30 % en trois ans, alors que Capgemini gagnait 64 %.
En attendant, cette affaire Atos Origin pose la question de savoir si l'activisme, populaire aux Etats-Unis, est vraiment payant en France. Jusqu'ici, les moins-values potentielles de Vincent Bolloré sur Havas et de Wendel sur Saint-Gobain tendent à prouver le contraire. Les fonds avaient dit depuis le départ qu'ils souhaitaient maximiser la valeur pour les actionnaires d'Atos Origin. Pour le moment, ils sont perdants.
NOTRE CONSEIL
D'un point de vue fondamental, nous continuons à préférer Capgemini. La valorisation d'Atos Origin demeure faible par rapport au chiffre d'affaires, mais nous ne voyons pas de potentiel à court terme. Nous préférons donc rester à l'écart d'Atos Origin (code : ATO, Comp. A, SRD).
D'un point de vue fondamental, nous continuons à préférer Capgemini. La valorisation d'Atos Origin demeure faible par rapport au chiffre d'affaires, mais nous ne voyons pas de potentiel à court terme. Nous préférons donc rester à l'écart d'Atos Origin (code : ATO, Comp. A, SRD).
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