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L'automobile contrainte d'innover
Jérôme Marmet |
JDF HEBDO | 14.06.2008 | Mise à jour : 19H49
La flambée du pétrole obère la rentabilité des constructeurs automobiles à deux niveaux. D'un côté, elle renchérit le coût des approvisionnements, dans la mesure où l'utilisation de matières plastiques issues du pétrole va crescendo. De l'autre, l'augmentation des prix du carburant à la pompe pénalise les ventes de véhicules neufs, notamment des grosses berlines et autres 4 x 4, taxés en France depuis l'adoption du « bonus-malus » écologique. Aujourd'hui, le poste matières premières pèse entre 15 et 20 % dans les frais d'un constructeur. Chez Renault et Peugeot, l'impact s'est chiffré à 270 et 285 millions d'euros en 2007, et il devrait être plus lourd cette année. Toutefois, des leviers existent pour atténuer le choc : améliorer les conditions d'achat (Renault et Nissan réalisent 90 % de leurs achats en commun), accroître la productivité ou réduire les coûts annexes, et, enfin, répercuter la hausse sur le prix de vente des véhicules. Mais plus que tout, la recherche-développement sera le nerf de la guerre car il s'agit de concevoir des solutions plus économiques et propres : moteurs hybrides électriques, propulsion à hydrogène, biocarburants, etc.
NOTRE CONSEIL
Spéculatif. Sur le seul impact matières premières, Renault (code : RNO, Comp. A, SRD) paraît mieux armé que Peugeot (UG).
Spéculatif. Sur le seul impact matières premières, Renault (code : RNO, Comp. A, SRD) paraît mieux armé que Peugeot (UG).
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