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Du rôle des hedge funds dans la crise
JDF HEBDO | 05.07.2008 | Mise à jour : 19H50
S'ils ne sont pas directement responsables de la crise des subprimes qui sévit depuis l'été 2007, les fonds spéculatifs y ont joué un rôle important.
Si les banques américaines ont prêté beaucoup plus d'argent qu'elles n'auraient dû, gonflant ainsi la bulle immobilière aux Etats-Unis, c'est parce qu'elles ont pu transférer le risque à des fonds spéculatifs via un processus de titrisation. Certains fonds se retrouvant fortement investis en titres de crédits hypothécaires à haut risque. Ils ont aussi propagé et amplifié l'effet de la crise par le biais de ce que l'on appelle le credit crunch. C'est-à-dire par l'incapacité à se refinancer et, in fine, à honorer les demandes de remboursement de leurs clients qui sont d'autres investisseurs institutionnels.
L'accès aux crédits se faisant plus rare, les fonds spéculatifs - en particulier ceux qui s'étaient financés par la dette (leverage) - ont dû monétiser leurs titres. Ce courant vendeur a précipité un peu plus la débâcle des marchés financiers.
A l'inverse, sans le soutien des banques centrales - lesquelles ont injecté des dizaines de milliards de liquidités en Bourse - et sans le concours des fonds souverains venus prêter main-forte à des établissements financiers au bord de la faillite - GIC, le fonds de Singapour, contribuant par exemple pour 11 milliards de dollars à la recapitalisation de la banque suisse UBS -, la crise financière aurait pris une tout autre ampleur. L'enseignement de cette histoire montre en tout cas que les nouveaux fonds sont devenus les piliers de la finance mondiale.
Si les banques américaines ont prêté beaucoup plus d'argent qu'elles n'auraient dû, gonflant ainsi la bulle immobilière aux Etats-Unis, c'est parce qu'elles ont pu transférer le risque à des fonds spéculatifs via un processus de titrisation. Certains fonds se retrouvant fortement investis en titres de crédits hypothécaires à haut risque. Ils ont aussi propagé et amplifié l'effet de la crise par le biais de ce que l'on appelle le credit crunch. C'est-à-dire par l'incapacité à se refinancer et, in fine, à honorer les demandes de remboursement de leurs clients qui sont d'autres investisseurs institutionnels.
L'accès aux crédits se faisant plus rare, les fonds spéculatifs - en particulier ceux qui s'étaient financés par la dette (leverage) - ont dû monétiser leurs titres. Ce courant vendeur a précipité un peu plus la débâcle des marchés financiers.
A l'inverse, sans le soutien des banques centrales - lesquelles ont injecté des dizaines de milliards de liquidités en Bourse - et sans le concours des fonds souverains venus prêter main-forte à des établissements financiers au bord de la faillite - GIC, le fonds de Singapour, contribuant par exemple pour 11 milliards de dollars à la recapitalisation de la banque suisse UBS -, la crise financière aurait pris une tout autre ampleur. L'enseignement de cette histoire montre en tout cas que les nouveaux fonds sont devenus les piliers de la finance mondiale.
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