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Les dix valeurs mondiales à mettre en portefeuille pour passer la crise
Capacité de résistance en cas de récession, bilan sain, gestion prudente... autant d'atouts clés pour ces entreprises aux reins solides
JÉRÔME MARMET ET LA RÉDACTION |
JDF HEBDO | 20.12.2008 | Mise à jour : 19H55
Dans le contexte actuel, il est difficile d'avoir des convictions fortes. La débâcle généralisée sur les marchés financiers et le comportement parfois irrationnel des investisseurs ont fait voler en éclats les repères habituels. La défiance est telle que l'ensemble des valeurs est massacré, sans discernement.
Et l'année 2009 s'annonce très incertaine. Elle sera marquée pour les entreprises par de sévères baisses de leurs résultats, des investissements en net repli, et probablement, pour les plus fragiles d'entre elles, des problèmes de liquidités.
Priorité aux grandes valeurs
Plus que jamais dans une période de récession économique comme celle que nous connaissons, la stratégie la moins risquée est d'investir sur le long terme et sur les grandes capitalisations. Il faut également se concentrer sur les belles affaires avec des fondamentaux solides et qui se négocient à des niveaux de valorisation historiquement bas. Nous avons retenu trois critères de sélection, et élargi notre spectre de recherche aux grandes places mondiales. Le premier critère réside dans une bonne capacité de résistance face à la crise. Les sociétés sélectionnées appartiennent toutes à des secteurs plus ou moins défensifs comme l'agroalimentaire, les télécoms, la défense, les biens de consommation de base ou encore la santé.
Malgré une conjoncture économique dégradée, la visibilité sur leurs revenus demeure satisfaisante car ces sociétés occupent des positions fortes sur leur marché et sont, de ce fait, incontournables. C'est notamment le cas du moteur de recherche Google, du distributeur américain Wal-Mart, du champion de l'agroalimentaire Nestlé ou encore d'Essilor, le numéro un mondial des verres opthalmiques.
Deuxième critère défini : la solidité du bilan, à savoir un endettement sous contrôle (inférieur à 0,5 fois les fonds propres), des liquidités disponibles et une capacité d'autofinancement importante. Ces éléments sont cruciaux dans la mesure où les banques sont réticentes à prêter de l'argent et où les conditions sur les marchés financiers ne permettent pas de procéder à des appels publics à l'épargne.
Des groupes peu endettés et des liquidités abondantes
Mieux vaut donc privilégier des sociétés qui, à l'instar des suisses Nestlé et Roche, ont accumulé un trésor de guerre et pourraient profiter de la crise pour se renforcer par acquisition sans trop alourdir leur bilan.
De surcroît, si certains groupes sont endettés, comme France Télécom, ils dégagent suffisamment de liquidités d'exploitation pour faire face à leurs échéances de remboursement.
Une gestion de bon père de famille
Enfin, dernier grand critère : une gestion de bon père de famille et des dirigeants à la crédibilité éprouvée. C'est en effet dans la tempête que l'on jauge le mieux un capitaine !
Or, les entreprises de notre sélection ne devraient pas déroger à leur stratégie à long terme et ont jusqu'ici été plutôt bien gérées. Du moins, elles ne se sont pas lancées dans des diversifications hasardeuses en surpayant des acquisitions. Comme chez Google ou Beiersdorf, l'influence des fondateurs ou de leurs ayants droit n'est pas pour rien dans la bonne conduite des affaires. Ces entreprises ont toutes développé une approche patrimoniale, un gage en ces temps chahutés.
Et l'année 2009 s'annonce très incertaine. Elle sera marquée pour les entreprises par de sévères baisses de leurs résultats, des investissements en net repli, et probablement, pour les plus fragiles d'entre elles, des problèmes de liquidités.
Priorité aux grandes valeurs
Plus que jamais dans une période de récession économique comme celle que nous connaissons, la stratégie la moins risquée est d'investir sur le long terme et sur les grandes capitalisations. Il faut également se concentrer sur les belles affaires avec des fondamentaux solides et qui se négocient à des niveaux de valorisation historiquement bas. Nous avons retenu trois critères de sélection, et élargi notre spectre de recherche aux grandes places mondiales. Le premier critère réside dans une bonne capacité de résistance face à la crise. Les sociétés sélectionnées appartiennent toutes à des secteurs plus ou moins défensifs comme l'agroalimentaire, les télécoms, la défense, les biens de consommation de base ou encore la santé.
Malgré une conjoncture économique dégradée, la visibilité sur leurs revenus demeure satisfaisante car ces sociétés occupent des positions fortes sur leur marché et sont, de ce fait, incontournables. C'est notamment le cas du moteur de recherche Google, du distributeur américain Wal-Mart, du champion de l'agroalimentaire Nestlé ou encore d'Essilor, le numéro un mondial des verres opthalmiques.
Deuxième critère défini : la solidité du bilan, à savoir un endettement sous contrôle (inférieur à 0,5 fois les fonds propres), des liquidités disponibles et une capacité d'autofinancement importante. Ces éléments sont cruciaux dans la mesure où les banques sont réticentes à prêter de l'argent et où les conditions sur les marchés financiers ne permettent pas de procéder à des appels publics à l'épargne.
Des groupes peu endettés et des liquidités abondantes
Mieux vaut donc privilégier des sociétés qui, à l'instar des suisses Nestlé et Roche, ont accumulé un trésor de guerre et pourraient profiter de la crise pour se renforcer par acquisition sans trop alourdir leur bilan.
De surcroît, si certains groupes sont endettés, comme France Télécom, ils dégagent suffisamment de liquidités d'exploitation pour faire face à leurs échéances de remboursement.
Une gestion de bon père de famille
Enfin, dernier grand critère : une gestion de bon père de famille et des dirigeants à la crédibilité éprouvée. C'est en effet dans la tempête que l'on jauge le mieux un capitaine !
Or, les entreprises de notre sélection ne devraient pas déroger à leur stratégie à long terme et ont jusqu'ici été plutôt bien gérées. Du moins, elles ne se sont pas lancées dans des diversifications hasardeuses en surpayant des acquisitions. Comme chez Google ou Beiersdorf, l'influence des fondateurs ou de leurs ayants droit n'est pas pour rien dans la bonne conduite des affaires. Ces entreprises ont toutes développé une approche patrimoniale, un gage en ces temps chahutés.
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