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Le feuilleton Tapie : et maintenant ?
JÉRÔME MARMET |
JDF HEBDO | 16.05.2009 | Mise à jour : 20H41
Ce qu'il convient d'appeler le feuilleton Tapie rythme la vie du titre. Le 5 mai, l'action a bondi de 8,2 %, à la veille de la suspension de cours, dans l'attente de l'annonce de l'augmentation de capital. Lundi 11 mai, au lendemain d'une interview de Tapie dans Le Journal du dimanche, 324.874 titres ont été échangés : 5 fois le volume moyen quotidien échangé sur les trois derniers mois.
Le Club Med est-il protégé par l'augmentation de capital ?
A priori, on est tenté de répondre par l'affirmative. Outre le renforcement de sa situation financière, l'exploitant de villages va se doter d'un noyau d'actionnaires amis, autour de ceux qui vont monter dans le capital (la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc, le groupe Rolaco ou encore Air France-KLM) et de ceux qui vont s'y installer (le Crédit Agricole et la Caisse des dépôts et consignations).
Tous ensemble, ces investisseurs devraient détenir environ 40 % du capital et ils verrouilleront ainsi le tour de table du Club Med. Dans ces conditions, Bernard Tapie, qui n'envisage plus de lancer d'OPA selon ses dires, est mis en échec.
Sauf nouveau coup de théâtre, le Club Med n'a donc plus grand-chose à craindre d'une éventuelle revente des titres détenus par KLB Richelieu et par Accor, dans l'hypothèse où ces derniers viendraient à les céder dans les prochaines semaines. Pour l'heure, Accor a choisi de se laisser diluer par l'augmentation de capital.
Tapie a-t-il le soutien d'autres actionnaires ?
Info ou intox ? En certifiant avoir le soutien de trois ou quatre fonds et actionnaires ayant perdu beaucoup d'argent, Tapie fait tout pour maintenir la pression sur le Club Med, mais il ne détient toujours pas de titres. Pourtant, Gérard Augustin-Normand, président de la société KBL Richelieu, serait prêt à étudier une offre de rachat de sa part - mais rien n'indique l'existence d'un accord conclu avec Tapie. Idem pour Accor.
A ce jour, on ne voit pas vraiment qui sont les fameux actionnaires sur lesquels s'appuie Tapie.
Que va-t-il se passer ?
De deux choses l'une. Ou Bernard Tapie jette définitivement l'éponge sur ce dossier, ou il se doit d'agir vite. La balle est dans son camp et il a promis de dévoiler ses intentions au plus tard le 15 juin.
Pour notre part, nous considérons que son activisme maladroit ne lui permet pas d'espérer la confiance de la direction du Club. En conséquence, nous croyons à une fin prochaine de la spéculation et de l'affaire.
Le Club Med est-il protégé par l'augmentation de capital ?
A priori, on est tenté de répondre par l'affirmative. Outre le renforcement de sa situation financière, l'exploitant de villages va se doter d'un noyau d'actionnaires amis, autour de ceux qui vont monter dans le capital (la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc, le groupe Rolaco ou encore Air France-KLM) et de ceux qui vont s'y installer (le Crédit Agricole et la Caisse des dépôts et consignations).
Tous ensemble, ces investisseurs devraient détenir environ 40 % du capital et ils verrouilleront ainsi le tour de table du Club Med. Dans ces conditions, Bernard Tapie, qui n'envisage plus de lancer d'OPA selon ses dires, est mis en échec.
Sauf nouveau coup de théâtre, le Club Med n'a donc plus grand-chose à craindre d'une éventuelle revente des titres détenus par KLB Richelieu et par Accor, dans l'hypothèse où ces derniers viendraient à les céder dans les prochaines semaines. Pour l'heure, Accor a choisi de se laisser diluer par l'augmentation de capital.
Tapie a-t-il le soutien d'autres actionnaires ?
Info ou intox ? En certifiant avoir le soutien de trois ou quatre fonds et actionnaires ayant perdu beaucoup d'argent, Tapie fait tout pour maintenir la pression sur le Club Med, mais il ne détient toujours pas de titres. Pourtant, Gérard Augustin-Normand, président de la société KBL Richelieu, serait prêt à étudier une offre de rachat de sa part - mais rien n'indique l'existence d'un accord conclu avec Tapie. Idem pour Accor.
A ce jour, on ne voit pas vraiment qui sont les fameux actionnaires sur lesquels s'appuie Tapie.
Que va-t-il se passer ?
De deux choses l'une. Ou Bernard Tapie jette définitivement l'éponge sur ce dossier, ou il se doit d'agir vite. La balle est dans son camp et il a promis de dévoiler ses intentions au plus tard le 15 juin.
Pour notre part, nous considérons que son activisme maladroit ne lui permet pas d'espérer la confiance de la direction du Club. En conséquence, nous croyons à une fin prochaine de la spéculation et de l'affaire.
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écart. L'attrait spéculatif risque de se réduire fortement après l'augmentation de capital.
Rester à l'écart. L'attrait spéculatif risque de se réduire fortement après l'augmentation de capital.
Dans ce contexte, les perspectives d'activité pour la saison d'été - lesquelles n'incitent pas à la confiance, malgré les propos d'Henri Giscard d'Estaing - reviendront sur le devant de la scène. La prudence s'impose !
Quant à la décote par rapport à la valeur des actifs, elle ne suffit pas à elle seule pour justifier une mise en portefeuille : le Club Med va rester décoté tant qu'il n'aura pas délivré des bénéfices significatifs, et cela dans la durée (code : CU, Comp. B, SRD).
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