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Une nouvelle vague de concentration se prépare dans le secteur minier
La stabilisation du marché du crédit et la croissance chinoise sont propices à un retour des rapprochement entre géants
CLÉMENCE FUGAIN |
JDF HEBDO | 27.06.2009 | Mise à jour : 20H14
Après une accalmie, les grands projets de fusion dans le secteur minier font leur retour, sous l'impulsion de la Chine. Le pays est en effet fortement consommateur. A ce titre, les Chinois sont parfois prêts à payer le prix fort pour prendre des participations, comme dans le cas du projet d'accord entre Rio Tinto et Chinalco. Avec l'amélioration des conditions de refinancement et la remontée des cours des métaux, « aucune société n'est à l'abri d'une offensive de ses concurrents », estime un analyste londonien.
Diversifier ses positions
Confrontées à un retournement d'une ampleur et d'une rapidité sans précédent, les entreprises minières avaient préféré freiner leurs appétits.
Pour autant, les opérations se sont poursuivies, mais il s'agissait d'acquisitions de taille plus modeste, les bilans des opérateurs ayant été fragilisés par les fusions initiées depuis 2005. La dette cumulée des cinq principaux groupes à fin 2008 dépassait les 80 milliards de dollars, dont près de 50 milliards pour Rio Tinto et Xstrata.
Plusieurs acteurs ont d'ailleurs fait massivement appel au marché. Parmi eux, on peut citer Xstrata et le dernier en date, Rio Tinto. BHP Billiton et Vale sont les deux seuls acteurs à ce jour à afficher un bilan solide.
« Le nerf de la guerre est toujours le même, la diversification des produits et des implantations géographiques, en raison de la rareté de la ressource », rappelle Luc Pez, analyste chez Oddo Securities. La fusion est en effet une alternative à la prospection, coûteuse, longue et risquée.
Pour pouvoir prétendre à un rôle de premier plan dans l'industrie minière, les groupes doivent atteindre la taille critique. Ce qui leur permet d'accroître leur pouvoir de négociation avec les clients. Un point fondamental si on considère que les contrats de gré à gré dominent encore largement le commerce du minerai de fer ou du manganèse.
Ces opérations ont en plus l'avantage de créer des synergies dans une industrie dévoreuse de capitaux. La nécessité de réduire les coûts demeurant une problématique cruciale.
« Les fusions entre les grands acteurs du secteur risquent toutefois de buter sur des problèmes de concurrence et sur des sentiments nationalistes qui restent forts », estime Luc Pez.
L'exemple le plus emblématique de ces difficultés est le cas de BHP Billiton et de Rio Tinto, qui aurait constitué la plus importante fusion industrielle de tous les temps.
Diversifier ses positions
Confrontées à un retournement d'une ampleur et d'une rapidité sans précédent, les entreprises minières avaient préféré freiner leurs appétits.
Pour autant, les opérations se sont poursuivies, mais il s'agissait d'acquisitions de taille plus modeste, les bilans des opérateurs ayant été fragilisés par les fusions initiées depuis 2005. La dette cumulée des cinq principaux groupes à fin 2008 dépassait les 80 milliards de dollars, dont près de 50 milliards pour Rio Tinto et Xstrata.
Plusieurs acteurs ont d'ailleurs fait massivement appel au marché. Parmi eux, on peut citer Xstrata et le dernier en date, Rio Tinto. BHP Billiton et Vale sont les deux seuls acteurs à ce jour à afficher un bilan solide.
« Le nerf de la guerre est toujours le même, la diversification des produits et des implantations géographiques, en raison de la rareté de la ressource », rappelle Luc Pez, analyste chez Oddo Securities. La fusion est en effet une alternative à la prospection, coûteuse, longue et risquée.
Pour pouvoir prétendre à un rôle de premier plan dans l'industrie minière, les groupes doivent atteindre la taille critique. Ce qui leur permet d'accroître leur pouvoir de négociation avec les clients. Un point fondamental si on considère que les contrats de gré à gré dominent encore largement le commerce du minerai de fer ou du manganèse.
Ces opérations ont en plus l'avantage de créer des synergies dans une industrie dévoreuse de capitaux. La nécessité de réduire les coûts demeurant une problématique cruciale.
« Les fusions entre les grands acteurs du secteur risquent toutefois de buter sur des problèmes de concurrence et sur des sentiments nationalistes qui restent forts », estime Luc Pez.
L'exemple le plus emblématique de ces difficultés est le cas de BHP Billiton et de Rio Tinto, qui aurait constitué la plus importante fusion industrielle de tous les temps.
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