.

.
Les 20 ans du CAC 40
.

Depuis vingt ans, le CAC 40 affiche une performance de plus de 460 %

JDF HEBDO | 05.01.2008 | Mise à jour : 23H29

La capitalisation des valeurs de l'indice a été multipliée par 19 en vingt ans, pour atteindre 1.100 milliards d'euros

Le CAC 40 a 20 ans ! Sur cette période, il est passé de 1.000 points (au 31 décembre 1987) à 5.614 (au 31 décembre 2007), soit un gain de 461 %. La performance annualisée s'affiche à 9,01 %. La Bourse reste donc bien le meilleur des placements sur le long terme. Sur la même période, la croissance du produit intérieur brut (PIB) ne se situe qu'à 2,1 % l'an, en termes constants. Au niveau de la capitalisation, le mouvement est plus important encore : dans une étude récente, les spécialistes du gestionnaire de fonds Fidelity constatent ainsi qu'elle a été multipliée par 19 en vingt ans, passant d'un peu plus de 56 milliards d'euros à près de 1.100 milliards aujourd'hui !

L'indice a progressé de plus de 37 % par an entre 1996 et 1999

L'indice phare de la place parisienne regroupe les 40 plus importantes sociétés françaises et étrangères (mais dont la place principale de cotation se situe à Paris).

Toutes les sociétés n'ont pas le même poids dans l'indice. Avant 2003, la pondération des différents titres dépendait de leur capitalisation boursière. Depuis cette date, elle est corrélée à la capitalisation rapportée au nombre de titres dans le public. Et cela afin qu'EDF, dont seulement 15 % des titres sont disponibles auprès des investisseurs, affiche une importance plus grande que BNP Paribas, qui bénéficie d'une capitalisation flottante de 100 %. Aujourd'hui, les trois premières valeurs du CAC 40 sont constituées de Total, avec plus de 12 %, de BNP Paribas, avec 6 %, et de Sanofi-Aventis, avec 6 % également.

L'évolution de l'indice a connu quatre grandes périodes. Entre 1987 et 1996 : une progression relativement linéaire, passant de 1.000 à 2.315,73 points, soit 9,8 % annuel. Le succès des valeurs TMT (technologie, médias, télécommunications) a ensuite entraîné une accélération de la croissance entre 1996 et 1999, avec un passage à 5.958,32 points en trois années, soit 37 % l'an. Cette période euphorique a cependant été suivie d'un repli de trois années. L'année 2000, qui s'est soldée par un léger recul de 0,54 %, a d'ailleurs été marquée par le passage d'un plus haut historique à 6.944,77 points lors de la séance du 4 septembre. Le point bas de cette période a été atteint en 2003. L'indice a alors enchaîné cinq années de hausse consécutive, une performance jamais vue jusqu'alors.

Dix-sept des entreprises présentes originellement dans l'indice en font encore partie aujourd'hui, même si quatre ont changé de nom : BSN devenu Danone, CGE transformé en Alcatel après le rachat de ce dernier, Générale des Eaux qui s'appelle désormais Vivendi et Lyonnaise des Eaux devenu Suez. Dix autres valeurs ont fait l'objet d'opérations de fusion. La Compagnie Bancaire se fait ainsi racheter en 1998 par Paribas, qui tombe deux ans plus tard dans l'escarcelle de BNP. Enfin, les treize dernières valeurs ont été sorties de l'indice.

L'analyse de Fidelity pointe plusieurs tendances lourdes dans l'évolution du CAC 40 depuis sa création. La première est le désengagement de l'Etat et les opérations de privatisation. Aujourd'hui, six entreprises présentes dans l'indice sont issues des participations de l'Etat : EDF, Gaz de France, France Télécom, Renault, Air France-KLM et Dexia (cette dernière résultant en effet de la fusion entre le Crédit Local de France, privatisé en 1993, et le belge Crédit Communal).

Les fusions transeuropéennes ont également donné naissance à plusieurs groupes géants. Les plus notables sont EADS, dans l'aéronautique, ArcelorMittal, dans la sidérurgie, Air France-KLM, dans le transport, ou Unibail-Rodamco, dans l'immobilier. Ces mouvements ont permis de créer des géants mondiaux. Seize des entreprises de l'indice occupent ainsi l'une des cinq premières places mondiales dans leur secteur d'activité, selon l'étude de Fidelity. C'est cette exposition à l'économie mondiale, donc aux pays en forte croissance, qui leur permet d'afficher un fort dynamisme dans leurs résultats. La surperformance du CAC par rapport à l'évolution du PIB français s'explique par ce mouvement de mondialisation. Il n'a pas de raison de s'arrêter.

.
.
L'essentiel
Dans un an ? (05/01/2008 - JDF)
Partie d'échecs dans le nucléaire et record de l'or noir (05/01/2008 - JDF)
Ralentissement en vue pour l'économie mondiale en 2008 (05/01/2008 - JDF)
Patience rime avec renaissance (05/01/2008 - JDF)
Une année charnière pour la France (05/01/2008 - JDF)
Les pays émergents (05/01/2008 - JDF)
OMX (05/01/2008 - JDF)
La stratégie à suivre pour gagner en 2008 (05/01/2008 - JDF)
L'or inaugure l'année par un record (05/01/2008 - JDF)
Les portefeuilles de Roland Laskine (05/01/2008 - JDF)
Les plus belles valeurs à mettre en portefeuille (05/01/2008 - JDF)
Bonne performance de la sélection Europe (05/01/2008 - JDF)
La stratégie (05/01/2008 - JDF)
Depuis vingt ans, le CAC 40 affiche une performance de plus de 460 % (05/01/2008 - JDF)
.

Liens sponsorisés
.