.
La porte étroite
PAR YVES DE KERDREL |
JDF HEBDO | 21.06.2008 | Mise à jour : 14H16
L'inflation enfle bien plus que prévu. Le prix du pétrole, toujours soumis à une extrême volatilité, évolue entre 130 et 140 dollars le baril ; ce qui ne constitue peut-être pas un niveau historique en euros constants, mais est de fait un prélèvement supplémentaire sur chaque Français, et donc sur la croissance du pays. D'ici quelques jours, la Banque centrale européenne, qui jusqu'ici a fait preuve d'une sagesse hors pair, va être contrainte de relever ses taux directeurs, ce qui va peser sur les crédits en circulation. Quant aux banques, elles cherchent à se faire oublier après une série de recapitalisations massives. Mais dans les couloirs de Bercy on s'attend à un été meurtrier lié à une nouvelle vague de dépréciation de diverses créances détenues outre-Atlantique.
Comment imaginer dans ces conditions que le CAC 40 puisse faire bonne figure ? Comment penser que les discours rassurants des dirigeants de société suffiront à lutter contre les retraits massifs de hedge funds ou contre des arbitrages au profit d'obligations indexées sur l'inflation ? Comment croire que lundi prochain ou le lundi d'après verront la Bourse de Paris entamer son traditionnel rally d'été ? Bien sûr, il existe des journaux dits patrimoniaux pour expliquer que « tout va très bien, Madame la Marquise » et que « la Veuve de Carpentras peut investir les yeux fermés ».
Au Journal des Finances, où nous avons été les seuls à prévenir nos lecteurs d'un retournement du marché, avec une page de une barrée d'un gros « Attention ! », nous restons plus prudents que jamais. Il existe aujourd'hui une forte probabilité pour que le CAC 40 poursuive son repli et aille tester le seuil de 4.300 points. Et ensuite... ? Personne ne peut répondre aujourd'hui. Ce sera la véritable heure de vérité. Si les prix du pétrole se détendent, si le dollar remonte, et si aucune banque ne révèle de nouvelles catastrophes, alors on pourra assister à un joli rebond estival. Sinon, les investis- seurs iront chercher plus bas de nouveaux supports, de nouveaux cours d'achat. Mais ils savent main- tenant (lire la Table ronde) que le ralentissement économique sera plus dur et plus long que prévu.
Bien sûr, tout cela ne veut pas dire qu'il faut « prendre l'argent et partir », comme disent les Américains. Au contraire, il faudra être là pour saisir les bons cours d'achat. Mais, surtout, il ne faut pas oublier qu'à la Bourse l'ombre portée du CAC 40 ne doit pas occulter la capacité de rebond et de résistance de certains titres, qu'ils soient petits ou gros, sur la piste desquels nos limiers restent en permanence et pour vous seuls à l'affût. Merci de votre confiance.
Comment imaginer dans ces conditions que le CAC 40 puisse faire bonne figure ? Comment penser que les discours rassurants des dirigeants de société suffiront à lutter contre les retraits massifs de hedge funds ou contre des arbitrages au profit d'obligations indexées sur l'inflation ? Comment croire que lundi prochain ou le lundi d'après verront la Bourse de Paris entamer son traditionnel rally d'été ? Bien sûr, il existe des journaux dits patrimoniaux pour expliquer que « tout va très bien, Madame la Marquise » et que « la Veuve de Carpentras peut investir les yeux fermés ».
Au Journal des Finances, où nous avons été les seuls à prévenir nos lecteurs d'un retournement du marché, avec une page de une barrée d'un gros « Attention ! », nous restons plus prudents que jamais. Il existe aujourd'hui une forte probabilité pour que le CAC 40 poursuive son repli et aille tester le seuil de 4.300 points. Et ensuite... ? Personne ne peut répondre aujourd'hui. Ce sera la véritable heure de vérité. Si les prix du pétrole se détendent, si le dollar remonte, et si aucune banque ne révèle de nouvelles catastrophes, alors on pourra assister à un joli rebond estival. Sinon, les investis- seurs iront chercher plus bas de nouveaux supports, de nouveaux cours d'achat. Mais ils savent main- tenant (lire la Table ronde) que le ralentissement économique sera plus dur et plus long que prévu.
Bien sûr, tout cela ne veut pas dire qu'il faut « prendre l'argent et partir », comme disent les Américains. Au contraire, il faudra être là pour saisir les bons cours d'achat. Mais, surtout, il ne faut pas oublier qu'à la Bourse l'ombre portée du CAC 40 ne doit pas occulter la capacité de rebond et de résistance de certains titres, qu'ils soient petits ou gros, sur la piste desquels nos limiers restent en permanence et pour vous seuls à l'affût. Merci de votre confiance.
.











