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Essoufflement de l'économie américaine
C.F. |
JDF HEBDO | 05.07.2008 | Mise à jour : 19H50
En déplacement à Londres, Henry Paulson, le secrétaire américain au Trésor, a déclaré qu'il y avait « une très forte possibilité pour que la croissance soit plus importante aux Etats-Unis en fin d'année qu'à présent, malgré un deuxième trimestre dur ». Ces propos se veulent rassurants à un moment où les indicateurs en-voient des signaux de décélération de l'économie américaine.
En effet, l'activité dans les services s'est contractée davantage que prévu en juin. Cette baisse fait suite à deux mois consécutifs de croissance. L'indice ISM est repassé sous la barre fatidique des 50, pour ressortir à 48,2 points, contre 51,0 points attendus. Rappelons qu'un indice s'établissant sous les 50 points signifie que le secteur se trouve dans une phase de contraction de l'activité. Toutes les principales composantes de l'indice sont en repli. Le sous-indice de l'emploi a reculé à son plus niveau depuis la création de la statistique en 1997, alors que la composante prix a dans le même temps atteint un plus haut historique.
Pourtant, l'indice ISM manufacturier publié mardi 1er juillet montre une légère reprise (50,2 points, contre 49,6 points en mai) laissant augurer de la résistance de l'économie américaine. « Une fois encore, l'économie américaine surprend par sa résistance. En effet, alors que de nombreux économistes n'ont de cesse d'annoncer son écroulement depuis des mois, celle-ci continue de résister et d'éviter la crise tant annoncée », expliquait Marc Touati, directeur de la recherche économique chez Global Equities, avant les publications de jeudi.
Quant aux chiffres pour l'emploi, ils ont laissé une impression mitigée : 62.000 emplois ont été supprimés en juin, ce qui est légèrement mieux que les 60.000 suppressions attendues par le consensus. Au premier semestre, l'économie américaine a détruit 438.000 emplois, soit 73.000 pertes par mois. Le taux de chômage est cependant stable pour le mois de juin d'après le département du Travail.
Les menaces qui pèsent sur l'économie américaine se sont intensifiées ces dernières semaines. Résultat, la Fed pourrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour l'année. Mais la forte inflation qui sévit outre- Atlantique, 4,2 % en rythme annuel en mai dernier, met l'institution face à un véritable dilemme. La Fed pourrait finalement, à l'instar de la BCE, opter pour un resserrement de sa politique monétaire dans les semaines à venir.
En effet, l'activité dans les services s'est contractée davantage que prévu en juin. Cette baisse fait suite à deux mois consécutifs de croissance. L'indice ISM est repassé sous la barre fatidique des 50, pour ressortir à 48,2 points, contre 51,0 points attendus. Rappelons qu'un indice s'établissant sous les 50 points signifie que le secteur se trouve dans une phase de contraction de l'activité. Toutes les principales composantes de l'indice sont en repli. Le sous-indice de l'emploi a reculé à son plus niveau depuis la création de la statistique en 1997, alors que la composante prix a dans le même temps atteint un plus haut historique.
Pourtant, l'indice ISM manufacturier publié mardi 1er juillet montre une légère reprise (50,2 points, contre 49,6 points en mai) laissant augurer de la résistance de l'économie américaine. « Une fois encore, l'économie américaine surprend par sa résistance. En effet, alors que de nombreux économistes n'ont de cesse d'annoncer son écroulement depuis des mois, celle-ci continue de résister et d'éviter la crise tant annoncée », expliquait Marc Touati, directeur de la recherche économique chez Global Equities, avant les publications de jeudi.
Quant aux chiffres pour l'emploi, ils ont laissé une impression mitigée : 62.000 emplois ont été supprimés en juin, ce qui est légèrement mieux que les 60.000 suppressions attendues par le consensus. Au premier semestre, l'économie américaine a détruit 438.000 emplois, soit 73.000 pertes par mois. Le taux de chômage est cependant stable pour le mois de juin d'après le département du Travail.
Les menaces qui pèsent sur l'économie américaine se sont intensifiées ces dernières semaines. Résultat, la Fed pourrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour l'année. Mais la forte inflation qui sévit outre- Atlantique, 4,2 % en rythme annuel en mai dernier, met l'institution face à un véritable dilemme. La Fed pourrait finalement, à l'instar de la BCE, opter pour un resserrement de sa politique monétaire dans les semaines à venir.
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