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Faites le dos rond, conservez un volant de liquidités
Liquider son portefeuille avant les vacances, ce serait se pénaliser une seconde fois
ROLAND LASKINE |
JDF HEBDO | 12.07.2008 | Mise à jour : 19H48
Trop tard pour vendre, trop tôt pour acheter ! Les investisseurs sont tétanisés par la violence de la baisse. Tout le monde a le sentiment que la cote est revenue à des niveaux de valorisation attrayants, mais personne n'ose se jeter à l'eau en partant du principe qu'il sera toujours temps d'acheter moins cher demain. Ce raisonnement correspond à la définition la plus parfaite d'un marché baissier.
L'allocation d'actifs que nous proposons, consistant à ramener la part des actions à hauteur de 45 %, à côté des placements monétaires, de l'or et des OATI, semble la mieux adaptée pour résister au contexte actuel. Céder à la tentation de liquider son portefeuille actions avant de partir en vacances paraît totalement déplacé. Vendre après une chute des cours de 30 %, c'est prendre le risque de rester à l'écart d'une remontée des cours, même momentanée, et surtout de ne jamais rattraper sa performance sur le long terme.
Car s'il est encore tôt pour envisager une reprise durable de la tendance, il n'est pas déraisonnable d'espérer profiter d'un rebond technique qui pourrait faire remonter la cote de 15 à 20 %. La catalyseur pourrait venir de la publication de résultats semestriels meilleurs que prévu, à l'image de Casino cette semaine, ou d'une détente des prix de l'énergie. L'analyse technique (page 7) montre que de très belles valeurs de l'indice CAC 40 sont aujourd'hui revenues sur des supports à très long terme, sur lesquels elles pourraient prendre appui. C'est, par exemple, le cas de titres comme Air Liquide, Bouygues, Vinci, EDF ou LVMH.
Quelle que soit l'évolution des marchés à court terme, il est clair que les portefeuilles doivent être structurés en gardant à l'esprit que les fondamentaux ont profondément changé. Le choix des valeurs doit tenir compte de la menace inflationniste qui lamine à la fois le pouvoir d'achat des ménages et les marges des entreprises, ainsi que du ralentissement de la croissance après plusieurs années d'euphorie au niveau mondial. Sans oublier la remontée progressive des taux d'intérêt, qui place les actions en concurrence directe avec les placements sans risque que sont les emprunts d'Etat ou les placements monétaires. Les titres capables de répondre à l'appel ne sont pas légion. Ils se situent dans les secteurs de l'énergie, les services aux collectivités, la santé et les télécommunications. En cas de poursuite de la baisse, il ne faudra pas hé- siter à s'intéresser aux grandes valeurs industrielles actuellement laminées.
L'allocation d'actifs que nous proposons, consistant à ramener la part des actions à hauteur de 45 %, à côté des placements monétaires, de l'or et des OATI, semble la mieux adaptée pour résister au contexte actuel. Céder à la tentation de liquider son portefeuille actions avant de partir en vacances paraît totalement déplacé. Vendre après une chute des cours de 30 %, c'est prendre le risque de rester à l'écart d'une remontée des cours, même momentanée, et surtout de ne jamais rattraper sa performance sur le long terme.
Car s'il est encore tôt pour envisager une reprise durable de la tendance, il n'est pas déraisonnable d'espérer profiter d'un rebond technique qui pourrait faire remonter la cote de 15 à 20 %. La catalyseur pourrait venir de la publication de résultats semestriels meilleurs que prévu, à l'image de Casino cette semaine, ou d'une détente des prix de l'énergie. L'analyse technique (page 7) montre que de très belles valeurs de l'indice CAC 40 sont aujourd'hui revenues sur des supports à très long terme, sur lesquels elles pourraient prendre appui. C'est, par exemple, le cas de titres comme Air Liquide, Bouygues, Vinci, EDF ou LVMH.
Quelle que soit l'évolution des marchés à court terme, il est clair que les portefeuilles doivent être structurés en gardant à l'esprit que les fondamentaux ont profondément changé. Le choix des valeurs doit tenir compte de la menace inflationniste qui lamine à la fois le pouvoir d'achat des ménages et les marges des entreprises, ainsi que du ralentissement de la croissance après plusieurs années d'euphorie au niveau mondial. Sans oublier la remontée progressive des taux d'intérêt, qui place les actions en concurrence directe avec les placements sans risque que sont les emprunts d'Etat ou les placements monétaires. Les titres capables de répondre à l'appel ne sont pas légion. Ils se situent dans les secteurs de l'énergie, les services aux collectivités, la santé et les télécommunications. En cas de poursuite de la baisse, il ne faudra pas hé- siter à s'intéresser aux grandes valeurs industrielles actuellement laminées.
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