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L'analyse graphique

J. DELAVUDON (69) B. BOISEAU (14) K. HAMID (75) | JDF HEBDO | 12.07.2008 | Mise à jour : 19H48

Valeurs bancaires

Le président de la Banque centrale américaine a déclenché mardi 8 juillet un véritable rally sur les valeurs bancaires américaines, en réaffirmant son soutien au secteur. Pensez-vous qu'il est temps de revenir à l'achat sur des valeurs du secteur.
Ben Bernanke, président de la Fed (Federal Reserve) a effectivement rassuré les investisseurs américains sur l'engagement des autorités monétaires à soutenir le système financier. Il a déclaré qu'il envisageait de prolonger le financement d'urgence des banques d'investissement jusqu'à l'année prochaine. La réaction des marchés ne s'est pas fait attendre : les titres bancaires ont fortement rebondi. Dès mercredi, les valeurs bancaires françaises ont emboîté le pas à leurs homologues américains, mais dans des proportions moins élevées. Cette déclaration suffira-t-elle à enrayer le mouvement de baisse des valeurs bancaires ? Nous n'en sommes pas persuadés.De nombreuses incertitudes demeurent autour du secteur. Les rumeurs sur de nouvelles provisions continuent de circuler. Les bilans des banques ne sont pas encore totalement assainis. Il suffit que l'une d'entre elles publie de nouvelles pertes abyssales pour que l'ensemble des valeurs du secteur soit sanctionné. Il nous paraît donc prématuré de revenir sur le secteur. Des secousses sont encore possibles.

Vallourec

Le titre a été très entouré ces dernières semaines. Pouvez-vous m'expliquer comment des analystes peuvent viser 190 euros par titre, et d'autres plus de 300 euros ? Comment un tel écart de valorisation est-il possible ? Quel crédit accorder à ces conseils ?
En un an , le titre Vallourec a été particulièrement chahuté. De 245 euros en juin 2007, le titre s'est effondré à 123,65 euros le 7 février 2008, avant de rebondir à plus de 224 euros le 30 juin. Un parcours en V qui peut susciter de nombreuses interrogations quant à la pertinence des objectifs fixés par les analystes financiers. En effet, le récent rebond du titre a été accompagné d'une succession de révisions à la hausse des objectifs de cours des analystes ; en juin, Fortis a relevé la valeur de 210 à 250 euros, Morgan Stanley a relevé son objectif récemment de 185 euros à 245 euros. En début de semaine, Goldman Sachs a lui aussi revu son objectif de cours de 181 euros à 191 euros, tout en conservant une attitude neutre sur le dossier. Le plus optimiste des analystes est sans doute celui du Crédit Suisse, qui vise 310 euros par action... Au regard de ces écarts de valorisation, alors que tous les analystes disposent des mêmes éléments financiers, on est effectivement en droit de s'interroger sur la pertinence de ces objectifs. Nous tenons à vous rappeler que la Bourse est faite d'avis contradictoires et d'excès. Certains analystes pèchent par optimisme. D'autres sont particulièrement pessimistes. Les prévisions sont une matière subjective, et ne doivent pas être prises au pied de la lettre. Ne retenir qu'un objectif de cours sur Vallourec serait une erreur. Pour prendre le pouls du marché sur cette valeur, nous vous conseillons de consulter le consensus de marché, qui livre un objectif de cours médian. Au Journal des Finances, nous visons 240 euros à un horizon de dix-huit mois.

Saint-Gobain

Le titre est en chute libre depuis le début de l'année (- 4 3%), et a perdu près de 23 % en un mois. Cette sanction est-elle justifiée ?
L'action a été effectivement sanctionnée ces dernières semaines. L'une des raisons pouvant expliquer un tel châtiment est l'effet sectoriel, qui touche les fabricants de matériaux de construction confrontés à un ralentissement d'activité dans le secteur. Certaines rumeurs de marché évoquent aussi une spéculation à la baisse de fonds d'investissement, afin de faire indirectement pression sur Wendel. En appuyant sur Saint-Gobain, c'est Wendel qui est touché par ricochet. Quelles que soient les raisons de cette baisse, nous estimons que la valeur est de qualité et qu'elle mérite de figurer en portefeuille. Le groupe est moins exposé que ses concurrents aux marchés immobiliers anglo-saxons. Il est parvenu à bien diversifier son portefeuille d'activités, ce qui lui permet de mieux résister à la crise. Nous restons positifs sur le dossier, le groupe devrait de réaliser en 2008 un profit net de l'ordre de 2 milliards d'euros, proche, du résultat net courant de 2007.
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AIR LIQUIDE : support majeur à 81,6 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
ARCELORMITTAL : spéculatif à 52,2 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
BOUYGUES : rebond au-dessus de 42,6 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
LAFARGE : négatif au-dessous de 83,7 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
LAGARDERE : spéculatif à 28,9 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
LVMH : tendance positive au-dessus de 61,9 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
DANONE : rattrapage au-dessus de 47,8 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
VINCI : support majeur à 35 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
EDF : accélération haussière vers 60,5 euros (12.07.08 - JDF HEBDO)
L'analyse graphique (12.07.08 - JDF HEBDO)
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