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Noël n'a pas sauvé les distributeurs
CAROLINE MIGNON |
JDF HEBDO | 03.01.2009 | Mise à jour : 20H00
Même le Père Noël aura été un peu chiche cette année. Aucun miracle n'est venu sauver le secteur de la distribution pendant les fêtes. Dernières victimes en date de la crise des subprimes après les industriels, les distributeurs sont heurtés de plein fouet par le recul de la consommation.
La semaine dernière, les ventes au détail ont reculé comme jamais depuis six ans aux Etats-Unis. En novembre et décembre, les ménages ont dépensé 20 % de moins dans les vêtements pour femmes, l'électronique et la bijouterie, contraignant les distributeurs tels que Macy's et Talbots à faire de fortes promotions sur leurs produits, avec des soldes souvent proches de 70 %, érodant fortement leurs marges.
Faillites, marges en baisse
Même si les soldes anticipés ont contribué à vider un peu plus les rayons, ils vont en effet beaucoup peser sur les comptes. Cette situation se reflète très bien dans les cours boursiers. L'indice S&P 500 du secteur de la distribution a reculé de 34 % en 2008.
De ce côté-ci de l'Atlantique, la situation n'est guère plus réjouissante. L'indice DJ Stoxx de la distribution a chuté de 42 % l'an dernier.
Il faut dire que, comme le souligne une étude de Boston Consulting relevée par l'agence Reuters, plus de la moitié des consommateurs du Vieux Continent comptent réduire de 12 % leurs achats « non essentiels » cette année. Et selon Euler Hermes, ce ne sont pas moins de 35.000 entreprises de distribution d'Europe occidentale qui sont menacées de faillite cette année, soit une hausse de 17 % par rapport à 2008.
Pays le plus mal en point en raison de l'endettement des ménages, de son exposition aux marchés financiers et à la crise de l'immobilier, la Grande-Bretagne est le plus menacé. Le pays a déjà vu s'effondrer l'empire Woolworths, le magasin de vêtements pour enfants Adams et les magasins d'habitat The Pier. Ce sont surtout les chaînes de taille moyenne qui sont touchées, en raison de ressources financières moins solides. Les vendeurs d'articles qui ne sont pas de première nécessité, comme les bijoutiers, les magasins de cadeaux et de décoration d'intérieur, se rangent également parmi les distributeurs les plus menacés.
La Grande-Bretagne est le pays le plus touché
Le secteur de la distribution emploie quelque 11 millions de personnes dans l'Union européenne et 3 millions en Grande-Bretagne. Si la situation continue de se dégrader, une bonne partie de ces emplois disparaîtra, affectant encore plus le niveau de la consommation et créant un cercle vicieux sans fin.
La semaine dernière, les ventes au détail ont reculé comme jamais depuis six ans aux Etats-Unis. En novembre et décembre, les ménages ont dépensé 20 % de moins dans les vêtements pour femmes, l'électronique et la bijouterie, contraignant les distributeurs tels que Macy's et Talbots à faire de fortes promotions sur leurs produits, avec des soldes souvent proches de 70 %, érodant fortement leurs marges.
Faillites, marges en baisse
Même si les soldes anticipés ont contribué à vider un peu plus les rayons, ils vont en effet beaucoup peser sur les comptes. Cette situation se reflète très bien dans les cours boursiers. L'indice S&P 500 du secteur de la distribution a reculé de 34 % en 2008.
De ce côté-ci de l'Atlantique, la situation n'est guère plus réjouissante. L'indice DJ Stoxx de la distribution a chuté de 42 % l'an dernier.
Il faut dire que, comme le souligne une étude de Boston Consulting relevée par l'agence Reuters, plus de la moitié des consommateurs du Vieux Continent comptent réduire de 12 % leurs achats « non essentiels » cette année. Et selon Euler Hermes, ce ne sont pas moins de 35.000 entreprises de distribution d'Europe occidentale qui sont menacées de faillite cette année, soit une hausse de 17 % par rapport à 2008.
Pays le plus mal en point en raison de l'endettement des ménages, de son exposition aux marchés financiers et à la crise de l'immobilier, la Grande-Bretagne est le plus menacé. Le pays a déjà vu s'effondrer l'empire Woolworths, le magasin de vêtements pour enfants Adams et les magasins d'habitat The Pier. Ce sont surtout les chaînes de taille moyenne qui sont touchées, en raison de ressources financières moins solides. Les vendeurs d'articles qui ne sont pas de première nécessité, comme les bijoutiers, les magasins de cadeaux et de décoration d'intérieur, se rangent également parmi les distributeurs les plus menacés.
La Grande-Bretagne est le pays le plus touché
Le secteur de la distribution emploie quelque 11 millions de personnes dans l'Union européenne et 3 millions en Grande-Bretagne. Si la situation continue de se dégrader, une bonne partie de ces emplois disparaîtra, affectant encore plus le niveau de la consommation et créant un cercle vicieux sans fin.
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