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Signes d'amélioration aux Etats-Unis, le CAC 40 peut viser les 3.100 points
Roland Laskine |
JDF HEBDO | 28.03.2009 | Mise à jour : 20H47
A New York, l'indice Dow Jones a repris 1.200 points en deux semaines, et, à Paris, l'indice CAC 40 flirte avec les 2.900 points, ce qui correspond à un rebond de 18 % par rapport au point bas de mars 2008. A la différence des nombreuses tentatives de départ haussier auxquelles nous avons assisté au cours de ces derniers mois, le rebond actuel repose sur une succession de nouvelles réellement positives en provenance des Etats-Unis. Personne en Bourse n'a la naïveté de penser que nous sommes définitivement sortis de la double crise, financière et économique, mais certains signes montrent que l'activité a cessé de se dégrader de l'autre côté de l'Atlantique.
Parmi ceux-ci figurent un rebond de 3,9 % des commandes de biens durables aux Etats-Unis au cours du mois de février, une reprise de 4,7 % des ventes de logements neufs durant le même mois et le constat d'une moindre dégradation du marché de l'emploi en janvier et février.
Ces bonnes nouvelles, qui tombent à un moment où les autorités américaines ne ménagent pas leurs efforts pour relancer la croissance et surtout sauver le système bancaire de la faillite, ont nettement contribué à remonter le moral des investisseurs.
Pas de véritable sortie de crise avant la fin de l'année
L'amélioration est notable, elle explique la nette remontée des valeurs américaines (l'indice S&P 500 peut renouer avec les 880 points), qui devraient continuer d'entraîner avec elles l'ensemble de la cote européenne. A Paris, l'indice CAC 40 n'a sans doute pas totalement épuisé son potentiel de rebond. Entraîné par les sociétés financières et par la remontée des matières premières, ce dernier peut espérer renouer avec les 3.100 points.
Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. Il ne s'agit pour l'instant que d'un rebond technique dans un marché qui reste orienté à la baisse. L'amélioration des indicateurs économiques à laquelle nous assistons aujourd'hui provient surtout d'un phénomène de rattrapage de l'activité après une chute de 6,3 % du PIB (sur un rythme annualisé) au cours du quatrième trimestre de 2008. Il n'est en effet pas étonnant de voir l'activité repartir par un mécanisme classique de re- stockage dans le secteur industriel et de reprise des opérations d'achat dans le logement après près d'une année d'arrêt quasi total des transactions.
L'expérience des crises précédentes montre que les sorties de crise interviennent généralement en deux temps, avec un premier rebond comparable à celui observé aujourd'hui, suivi d'une nouvelle phase de recul de l'activité. Tout cela pour déboucher ensuite sur un réel rebond de l'activité dans la plupart des secteurs. Dès lors, il ne paraît pas encore raisonnable de miser sur un scénario de sortie de crise avant le quatrième trimestre de 2009, voire le début de 2010.
En réalité, le marché dispose d'une fenêtre de rebond assez étroite parce que, dès la seconde quinzaine du mois d'avril, il faudra se méfier de la publication des résultats du premier trimestre 2009. Or en Bourse chacun sait qu'ils seront mauvais puisque à Wall Street les analystes s'attendent à une baisse de l'ordre de 34 % des profits des 500 premières sociétés de la cote.
De ce côté-ci de l'Atlantique, où tous les indicateurs sont orientés à la baisse, les résultats des entreprises risquent de s'avérer encore plus mauvais qu'aux Etats-Unis. Cette semaine, plusieurs sociétés appartenant à des secteurs très différents, comme Siemens dans les équipements électriques, Air France dans le transport aérien et Capgemini dans les services informatiques, ont déjà révisé à la baisse leurs estimations de résultats pour l'année en cours. D'autres grandes sociétés, comme ArcelorMittal, PPR et Schneider Electric, ont de leur côté été obligées de lever de l'argent sur le marché obligataire pour faire face à d'éventuelles tensions de leur trésorerie en cas de ralentissement prolongé de l'activité.
Forte volatilité
Dans ces conditions, nous préférons conserver une allocation d'actifs assez conservatrice, avec une exposition globale limitée à hauteur de 35 % au risque actions. Mieux vaut maintenir dans cette poche d'actifs une forte proportion de valeurs défensives (télécoms, pharmacie et santé), car la volatilité reste très forte en Bourse. Nul doute qu'il n'y aura pas de rebond du CAC 40 sans la participation des valeurs financières, qui représentent à elles seules 20 % de la pondération de l'indice. Pour participer au mouvement, il faudra rester raisonnablement exposé à ce secteur, mais il n'y a pas d'urgence à surpondérer les valeurs bancaires aujourd'hui dans les portefeuilles.
Parmi ceux-ci figurent un rebond de 3,9 % des commandes de biens durables aux Etats-Unis au cours du mois de février, une reprise de 4,7 % des ventes de logements neufs durant le même mois et le constat d'une moindre dégradation du marché de l'emploi en janvier et février.
Ces bonnes nouvelles, qui tombent à un moment où les autorités américaines ne ménagent pas leurs efforts pour relancer la croissance et surtout sauver le système bancaire de la faillite, ont nettement contribué à remonter le moral des investisseurs.
Pas de véritable sortie de crise avant la fin de l'année
L'amélioration est notable, elle explique la nette remontée des valeurs américaines (l'indice S&P 500 peut renouer avec les 880 points), qui devraient continuer d'entraîner avec elles l'ensemble de la cote européenne. A Paris, l'indice CAC 40 n'a sans doute pas totalement épuisé son potentiel de rebond. Entraîné par les sociétés financières et par la remontée des matières premières, ce dernier peut espérer renouer avec les 3.100 points.
Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. Il ne s'agit pour l'instant que d'un rebond technique dans un marché qui reste orienté à la baisse. L'amélioration des indicateurs économiques à laquelle nous assistons aujourd'hui provient surtout d'un phénomène de rattrapage de l'activité après une chute de 6,3 % du PIB (sur un rythme annualisé) au cours du quatrième trimestre de 2008. Il n'est en effet pas étonnant de voir l'activité repartir par un mécanisme classique de re- stockage dans le secteur industriel et de reprise des opérations d'achat dans le logement après près d'une année d'arrêt quasi total des transactions.
L'expérience des crises précédentes montre que les sorties de crise interviennent généralement en deux temps, avec un premier rebond comparable à celui observé aujourd'hui, suivi d'une nouvelle phase de recul de l'activité. Tout cela pour déboucher ensuite sur un réel rebond de l'activité dans la plupart des secteurs. Dès lors, il ne paraît pas encore raisonnable de miser sur un scénario de sortie de crise avant le quatrième trimestre de 2009, voire le début de 2010.
En réalité, le marché dispose d'une fenêtre de rebond assez étroite parce que, dès la seconde quinzaine du mois d'avril, il faudra se méfier de la publication des résultats du premier trimestre 2009. Or en Bourse chacun sait qu'ils seront mauvais puisque à Wall Street les analystes s'attendent à une baisse de l'ordre de 34 % des profits des 500 premières sociétés de la cote.
De ce côté-ci de l'Atlantique, où tous les indicateurs sont orientés à la baisse, les résultats des entreprises risquent de s'avérer encore plus mauvais qu'aux Etats-Unis. Cette semaine, plusieurs sociétés appartenant à des secteurs très différents, comme Siemens dans les équipements électriques, Air France dans le transport aérien et Capgemini dans les services informatiques, ont déjà révisé à la baisse leurs estimations de résultats pour l'année en cours. D'autres grandes sociétés, comme ArcelorMittal, PPR et Schneider Electric, ont de leur côté été obligées de lever de l'argent sur le marché obligataire pour faire face à d'éventuelles tensions de leur trésorerie en cas de ralentissement prolongé de l'activité.
Forte volatilité
Dans ces conditions, nous préférons conserver une allocation d'actifs assez conservatrice, avec une exposition globale limitée à hauteur de 35 % au risque actions. Mieux vaut maintenir dans cette poche d'actifs une forte proportion de valeurs défensives (télécoms, pharmacie et santé), car la volatilité reste très forte en Bourse. Nul doute qu'il n'y aura pas de rebond du CAC 40 sans la participation des valeurs financières, qui représentent à elles seules 20 % de la pondération de l'indice. Pour participer au mouvement, il faudra rester raisonnablement exposé à ce secteur, mais il n'y a pas d'urgence à surpondérer les valeurs bancaires aujourd'hui dans les portefeuilles.
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