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Créé par l'ONU, l'Indice de développement humain tente de rendre compte de la qualité de vie, de la santé ou de l'éducation des citoyens d'un pays.
A la recherche d'un nouveau PIB
SOLENN POULLENNEC |
JDF HEBDO | 12.06.2009 | Mise à jour : 16H29
Les propositions de réforme du PIB s'accumulent. Créée à l'initiative du président de la République début 2008, la commission d'économistes présidée par l'Américain Joseph Stiglitz vient de rendre ses conclusions sur une nouvelle mesure de la croissance.
Son objectif : compléter le PIB, dont l'évolution positive masque parfois l'augmentation des inégalités ou des atteintes à l'environnement. Ces recommandations viennent s'ajouter à celles déjà rendues par le Conseil économique et social en mai.
Parmi les outils de mesure proposés, beaucoup ne sont pas nouveaux. Les économistes suggèrent ainsi de préférer le revenu médian au revenu moyen, qui ne reflète pas l'augmentation des écarts de richesse. Ils proposent également de généraliser l'utilisation du revenu disponible net par habitant.
Cet indicateur a le mérite de ne pas prendre en compte l'argent que les citoyens reçoivent ou envoient à l'étranger. En Irlande, par exemple, le revenu disponible net représente seulement 75 % du PIB national.
Si ces deux recommandations font plutôt consensus, les avis sont, encore très partagés sur les moyens de mesure du bien-être des habitants : une notion difficilement quantifiable. La commission propose de faire des enquêtes régulières auprès des citoyens, mais elle ne tranche pas sur la façon dont on pourrait les utiliser.
L'évaluation du développement durable pose aussi problème. Le panel penche en faveur de l'utilisation de l'épargne nette ajustée, qui tient compte de la destruction de certaines ressources naturelles. Mais le Conseil économique et social privilégiait l'empreinte écologique qui mesure les surfaces utilisées pour la consommation.
Au-delà des propositions, certains voudraient que la société civile soit plus consultée. « On est en train de chercher de nouveaux instruments de pilotage et d'alerte, cela ne doit pas être réservé à des économistes pointus », soutient l'économiste Jean Gadrey, membre de la commission.
Car il faut avant tout que les indicateurs avancés soient adoptés au niveau international. Sans quoi, ils ne serviraient à rien.
Son objectif : compléter le PIB, dont l'évolution positive masque parfois l'augmentation des inégalités ou des atteintes à l'environnement. Ces recommandations viennent s'ajouter à celles déjà rendues par le Conseil économique et social en mai.
Parmi les outils de mesure proposés, beaucoup ne sont pas nouveaux. Les économistes suggèrent ainsi de préférer le revenu médian au revenu moyen, qui ne reflète pas l'augmentation des écarts de richesse. Ils proposent également de généraliser l'utilisation du revenu disponible net par habitant.
Cet indicateur a le mérite de ne pas prendre en compte l'argent que les citoyens reçoivent ou envoient à l'étranger. En Irlande, par exemple, le revenu disponible net représente seulement 75 % du PIB national.
Si ces deux recommandations font plutôt consensus, les avis sont, encore très partagés sur les moyens de mesure du bien-être des habitants : une notion difficilement quantifiable. La commission propose de faire des enquêtes régulières auprès des citoyens, mais elle ne tranche pas sur la façon dont on pourrait les utiliser.
L'évaluation du développement durable pose aussi problème. Le panel penche en faveur de l'utilisation de l'épargne nette ajustée, qui tient compte de la destruction de certaines ressources naturelles. Mais le Conseil économique et social privilégiait l'empreinte écologique qui mesure les surfaces utilisées pour la consommation.
Au-delà des propositions, certains voudraient que la société civile soit plus consultée. « On est en train de chercher de nouveaux instruments de pilotage et d'alerte, cela ne doit pas être réservé à des économistes pointus », soutient l'économiste Jean Gadrey, membre de la commission.
Car il faut avant tout que les indicateurs avancés soient adoptés au niveau international. Sans quoi, ils ne serviraient à rien.
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