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La BCE prévoit une reprise très lente

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Le taux directeur est maintenu à un niveau extrêmement bas.

Le taux directeur est maintenu à un niveau extrêmement bas.

SOLENN POULLENNEC | JDF HEBDO | 05.09.2009 | Mise à jour : 19H47
La fin des mesures monétaires exceptionnelles n'est pas encore venue, car l'économie reste fragile. C'est le constat qu'a dressé la Banque centrale européenne jeudi. Sans surprise, l'institution a annoncé qu'elle maintenait son taux directeur au niveau extrêmement bas de 1 %.
Selon Jean-Claude Trichet, président de la BCE, « la contraction significative de l'économie est terminée ». L'institution a d'ailleurs légèrement revu ses prévisions. Elle prévoit désormais un recul du PIB de la zone euro de 4,1 % cette année et une croissance faible de 0,2 % en 2010.
Des prévisions prudentes
Ces projections semblent particulièrement prudentes au regard de celles des économistes, qui tablent dans l'ensemble sur une croissance de 0,8 % l'année prochaine.
Mais Jean-Claude Trichet prévient qu'il faut s'attendre à une « période de stabilisation » suivie d'une « reprise très progressive ». Selon lui, de nombreux risques pèsent encore sur l'économie. Et de citer une potentielle levée des barrières protectionnistes, une montée des prix du pétrole et des matières premières ainsi que des tensions persistantes sur les marchés financiers.
Ces derniers ont d'ailleurs été rassurés par les annonces de cette semaine. La BCE a détaillé les modalités d'une nouvelle opération de refinancement sur un an, qui aura lieu à la fin de septembre. Elle va prêter aux banques autant d'argent qu'elles le souhaitent. Et ce dans des conditions toujours aussi avantageuses puisque le taux de refinancement est maintenu à 1 %.
La BCE est apparue d'autant moins encline à revenir sur sa politique monétaire exceptionnelle que les risques d'inflation lui semblent très limités.
L'institution anticipe une inflation de 0,4 % pour 2009 et de 1,2 % pour 2010. Ces prévisions ont beau être légèrement supérieures aux précédentes, elles sont bien au-dessous de 2 %, niveau au-dessus duquel la BCE s'inquiéterait de la stabilité des prix. En l'absence d'inflation, la « Banque centrale européenne attend de voir ce qui va se passer, sa politique ne devrait donc pas changer dans les prochains mois », explique dans une note Gilles Moec, économiste chez Deutsche Bank. Selon lui, l'institution commencera à revenir sur sa politique monétaire au cours de la première moitié de 2010.
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