Les Etats-Unis sont officiellement sortis de la récession
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Le PIB américain a augmenté de 3,5 % au troisième trimestre en rythme annuel
SOLENN POULLENNEC |
JDF HEBDO | 31.10.2009 | Mise à jour : 21H01
Enfin, les Etats-Unis renouent avec la croissance. Au troisième trimestre, le PIB a progressé de 3,5 % en rythme annuel, selon les chiffres du département du Commerce américain. La dernière hausse de l'activité remonte au début de l'année dernière. Et cette progression est supérieure aux attentes des économistes, qui tablaient, selon le consensus, sur une progression de 3,2 %.
Sans surprise, ce rebond a été tiré par la consommation des ménages. Celle-ci a augmenté de 3,4 %, alors qu'elle déclinait de 0,9 % au deuxième trimestre. Il faut y voir les effets de la prime à la casse, qui a dopé les ventes d'automobiles. Par ailleurs, les ménages ont moins épargné qu'auparavant, sans doute du fait d'allégements fiscaux.
L'investissement en hausse
« Le point le plus marquant, c'est la hausse de l'investissement », note Jean-Marc Lucas, économiste à BNP Paribas. Celui-ci a crû de 11,5 %, ce qui n'était pas arrivé depuis près de deux ans. Les investissements ont surtout progressé dans l'immobilier grâce à la prime offerte aux ménages qui achètent pour la premières fois un appartement ou une maison. Du côté des entreprises, la situation semble aussi s'améliorer. Elles ont ralenti leur processus de déstockage.
Si le chiffre du PIB est une bonne nouvelle pour l'économie américaine, il est à prendre avec précaution. D'abord, il est susceptible d'être révisé par le département du Commerce américain dès la fin du mois de novembre.
Surtout, « on a retrouvé la croissance, mais on a des raisons de penser qu'elle sera moins forte qu'elle ne l'a été au troisième trimestre », analyse Jean-Marc Lucas. La consommation est le principal moteur de l'activité américaine. Or, les mesures du plan de relance, qui l'ont soutenu, sont temporaires. Le prolongement du crédit aux primo-accédants est débattu et la prime à la casse a pris fin récemment. L'effet de cette arrêt ne s'est pas fait attendre. En septembre, les ventes au détail ont reculé de 1,5 % par rapport au mois précédent.
Le chômage inquiète
Certes, « la prime à la casse n'a pas complètement cannibalisé les postes de dépenses autres que l'automobile », explique Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole. Les Américains continuent d'acheter d'autres produits, mais la montée continuelle du chômage pourrait les inciter à épargner plutôt qu'à consommer. L'indice de confiance des foyers américains s'est d'ailleurs dégradé de près de 6 points au mois d'octobre.
Pourtant, « on perçoit une amélioration du côté des entreprises », insiste Philippe Waechter. Le directeur de la recherche économique chez Natixis AM y voit un fort signe de reprise. Les commandes de biens durables ont légèrement rebondi en septembre et le secteur manufacturier se porte mieux, même si ses performances restent basses. « On pourrait avoir de bonnes surprises sur l'économie américaine », prévient-il.
Reste qu'au regard des fortes incertitudes qui pèsent encore sur la reprise, la plupart des économistes table sur une croissance molle dans les trimestres à venir.
Sans surprise, ce rebond a été tiré par la consommation des ménages. Celle-ci a augmenté de 3,4 %, alors qu'elle déclinait de 0,9 % au deuxième trimestre. Il faut y voir les effets de la prime à la casse, qui a dopé les ventes d'automobiles. Par ailleurs, les ménages ont moins épargné qu'auparavant, sans doute du fait d'allégements fiscaux.
L'investissement en hausse
« Le point le plus marquant, c'est la hausse de l'investissement », note Jean-Marc Lucas, économiste à BNP Paribas. Celui-ci a crû de 11,5 %, ce qui n'était pas arrivé depuis près de deux ans. Les investissements ont surtout progressé dans l'immobilier grâce à la prime offerte aux ménages qui achètent pour la premières fois un appartement ou une maison. Du côté des entreprises, la situation semble aussi s'améliorer. Elles ont ralenti leur processus de déstockage.
Si le chiffre du PIB est une bonne nouvelle pour l'économie américaine, il est à prendre avec précaution. D'abord, il est susceptible d'être révisé par le département du Commerce américain dès la fin du mois de novembre.
Surtout, « on a retrouvé la croissance, mais on a des raisons de penser qu'elle sera moins forte qu'elle ne l'a été au troisième trimestre », analyse Jean-Marc Lucas. La consommation est le principal moteur de l'activité américaine. Or, les mesures du plan de relance, qui l'ont soutenu, sont temporaires. Le prolongement du crédit aux primo-accédants est débattu et la prime à la casse a pris fin récemment. L'effet de cette arrêt ne s'est pas fait attendre. En septembre, les ventes au détail ont reculé de 1,5 % par rapport au mois précédent.
Le chômage inquiète
Certes, « la prime à la casse n'a pas complètement cannibalisé les postes de dépenses autres que l'automobile », explique Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole. Les Américains continuent d'acheter d'autres produits, mais la montée continuelle du chômage pourrait les inciter à épargner plutôt qu'à consommer. L'indice de confiance des foyers américains s'est d'ailleurs dégradé de près de 6 points au mois d'octobre.
Pourtant, « on perçoit une amélioration du côté des entreprises », insiste Philippe Waechter. Le directeur de la recherche économique chez Natixis AM y voit un fort signe de reprise. Les commandes de biens durables ont légèrement rebondi en septembre et le secteur manufacturier se porte mieux, même si ses performances restent basses. « On pourrait avoir de bonnes surprises sur l'économie américaine », prévient-il.
Reste qu'au regard des fortes incertitudes qui pèsent encore sur la reprise, la plupart des économistes table sur une croissance molle dans les trimestres à venir.
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