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Comment profiter en Bourse du retour des grandes manoeuvres

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Depuis le début de l'année, les opérations ont mobilisé près de 1.300 milliards de dollars dans le monde. Un niveau limité comparé au pic de 4.000 milliards atteint en 2007, quand les fonds d'investissement étaient encore très actifs.

Depuis le début de l'année, les opérations ont mobilisé près de 1.300 milliards de dollars dans le monde. Un niveau limité comparé au pic de 4.000 milliards atteint en 2007, quand les fonds d'investissement étaient encore très actifs.

DOSSIER RÉALISÉ PAR CHRISTELLE DONGER | JDF HEBDO | 07.11.2009 | Mise à jour : 21H46

Après trois années de vaches maigres, les opérations de fusion-acquisition signent leur grand retour. Les tentatives se multiplient depuis la fin de l'été, avec l'amorce de la reprise économique. Qui, parmi les candidats, prédateurs ou proies, se retrouvera demain dans les starting-blocks ? Les paris boursiers sont ouverts.

Les analystes de la place de Paris sont d'accord : toutes les conditions sont réunies pour favoriser les regroupements.
La perspective d'une reprise économique progressive incite les leaders en mal de croissance interne à repartir à l'affût d'acquisitions pour gagner des parts de marché. Leur détermination est d'autant plus forte qu'ils ont retrouvé les moyens de leurs ambitions. En les forçant à réduire leurs coûts, la crise leur a permis de reconstituer leur trésorerie.
Le rebond des actions favorise aussi les discussions. Sans être excessifs, les prix redeviennent assez raisonnables, dans les secteurs massacrés par la crise boursière, pour offrir un terrain d'entente aux vendeurs et aux acheteurs.
Où se trouvent les candidats potentiels ? En priorité dans les secteurs toujours fragmentés, comme la banque, ou les professions qui ne sont pas encore organisées autour de leaders dominants, telles que la pharmacie et les télécoms. Des mouvements sont aussi attendus dans l'agroalimentaire. Cette industrie, qui a bien résisté à la crise, se distingue par une santé financière très solide.
Le champ d'action est plus étroit dans les industries structurées. Les opportunités y apparaissent surtout parmi les sociétés de taille moyenne. C'est le cas dans l'automobile, les biens d'équipement et les services informatiques.
Seule grande différence avec la dernière vague de concentration, il y a trois ans ? La crise financière a laissé des traces. Il faut compter sur une moindre participation des fonds d'investissement. Au moins à court terme. Les transactions devraient donc essentiellement se négocier entre industriels. Avec une préférence pour des échanges de titres (OPE), par rapport aux opérations en cash (OPA), avec effet de levier par recours à l'endettement.
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Quatre chasseurs de bonnes affaires en embuscade
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Total

La direction du groupe pétrolier hexagonal ne fait pas mystère de ses ambitions en matière de croissance externe, mais elle ne veut pas pour autant sacrifier sa discipline financière

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Nestlé

En manifestant son intérêt pour le confiseur Cadbury, Kraft Foods a relancé les spéculations. Chacun des grands acteurs du secteur est à la recherche de cibles opérant sur des segments à forte croissance, comme la nutrition infantile, la confiserie ou les chewing-gums

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Vivendi

Décidément, Vivendi n'a pas de chance avec les acquisitions, cette année. Après avoir étudié le dossier du groupe koweïtien Zain, il a fait une offre début septembre pour acquérir l'opérateur de téléphonie fixe et Internet brésilien GVT. Vivendi avait proposé 42 reals par titre

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Sanofi

Le secteur pharmaceutique figure parmi les plus actifs en termes de fusions, mû par le besoin de trouver des relais de croissance aux blockbusters historiques

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Six affaires susceptibles de changer de mains
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Capgemini

On pensait ces derniers mois Capgemini à l'abri de toute tentative d'offre sur son capital. Avec plus de 570 millions de trésorerie nette, le leader français des services informatiques a un profil idéal de prédateur plus que de proie

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Ipsos

« Nous n'avons pas vocation à transmettre les clés de l'entreprise à nos enfants. » Pour Didier Truchot et Jean-Marc Lech, les co-présidents-fondateurs d'Ipsos - qui détiennent 28,14 % du capital, mais contrôlent 41,62 % des droits de vote, via la holding LT Participations -, tout est

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Cybernetix

Depuis cette année, Cybernetix redevient en Bourse une cible très séduisante. Le fabricant de systèmes robotisés commence à récolter les fruits de sa stratégie de recentrage entamée en 1996 dans les secteurs porteurs et rentables de l'énergie et du nucléaire

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Sopra

Sopra a réveillé les spéculations sur la perspective d'un changement de son contrôle en annonçant, à la fin du mois dernier, son projet de placer en Bourse 85 % du capital de sa filiale Axway

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Euler Hermes

Au premier plan pendant la crise, le secteur financier participe logiquement à la vague de fusions-acquisitions. Les acteurs s'interrogent sur leur modèle et l'ajustent si besoin

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Stallergènes

Dans la santé, nombreux sont les grands groupes à lorgner les acteurs de taille plus modeste mais disposant de produits prometteurs. Principal frein : le verrouillage du capital. Comme chez BioMérieux, Vétoquinol ou Virbac, il est encore souvent contrôlé par les familles fondatrices

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