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Belvedere
Nouveau coup dur pour les minoritaires
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
Pour être actionnaire de Belvédère, il faut avoir le coeur bien accroché ou être un spéculateur averti. Mais, dans les deux cas, il était impossible de prévoir les « erreurs de communication » des dirigeants qui ont, une nouvelle fois, fait plonger le titre de près de 30 % durant la séance du 20 juin, avant que sa cotation ne soit suspendue.
A l'origine de ce plongeon, le risque d'un défaut de paiement de la dette et la réserve émise par KPMG sur les comptes 2007. Ce qui a amené Colette Neuville, présidente de l'Adam, à demander à l'AMF une enquête pour déterminer s'il y a eu une volonté de tromper les marchés financiers.
A fin décembre 2007, le producteur affichait une dette colossale de près de 435 millions d'euros, soit plus de 4 fois ses fonds propres. Par ailleurs, depuis le début de l'année, les dirigeants ont procédé à de nouveaux rachats de titres, portant ainsi l'autocontrôle à 14,8 %, soit un tiers du flottant. Dans l'impasse, et afin d'accélérer son désendettement, la société va devoir vendre des actifs comme des terrains en Pologne, mais aussi la liqueur Marie Brizard ou les Chais Beaucairois. Ce qui, après la cession de Pulco à Orangina, en 2007, reviendrait à se séparer de tous les actifs du groupe Marie Brizard acquis à un prix relativement élevé il y a deux ans pour se recentrer finalement... sur la vodka polonaise. Mais, même si ce type de spiritueux est aujourd'hui très recherché, on peut difficilement appliquer à la marque phare du groupe, Sobieski, les mêmes ratios de valorisation qu'à Absolut.
Enfin, les dirigeants seraient à la recherche d'un partenaire financier ou industriel.
A l'origine de ce plongeon, le risque d'un défaut de paiement de la dette et la réserve émise par KPMG sur les comptes 2007. Ce qui a amené Colette Neuville, présidente de l'Adam, à demander à l'AMF une enquête pour déterminer s'il y a eu une volonté de tromper les marchés financiers.
A fin décembre 2007, le producteur affichait une dette colossale de près de 435 millions d'euros, soit plus de 4 fois ses fonds propres. Par ailleurs, depuis le début de l'année, les dirigeants ont procédé à de nouveaux rachats de titres, portant ainsi l'autocontrôle à 14,8 %, soit un tiers du flottant. Dans l'impasse, et afin d'accélérer son désendettement, la société va devoir vendre des actifs comme des terrains en Pologne, mais aussi la liqueur Marie Brizard ou les Chais Beaucairois. Ce qui, après la cession de Pulco à Orangina, en 2007, reviendrait à se séparer de tous les actifs du groupe Marie Brizard acquis à un prix relativement élevé il y a deux ans pour se recentrer finalement... sur la vodka polonaise. Mais, même si ce type de spiritueux est aujourd'hui très recherché, on peut difficilement appliquer à la marque phare du groupe, Sobieski, les mêmes ratios de valorisation qu'à Absolut.
Enfin, les dirigeants seraient à la recherche d'un partenaire financier ou industriel.
NOTRE CONSEIL
La stratégie menée par les dirigeants nous a toujours laissés perplexes, raison pour laquelle nous sommes depuis longtemps à l'écart de la valeur (code : BVD, Comp. B).
La stratégie menée par les dirigeants nous a toujours laissés perplexes, raison pour laquelle nous sommes depuis longtemps à l'écart de la valeur (code : BVD, Comp. B).
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