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Les PER élevés de certaines valeurs se justifient par des perspectives de croissance intéressantes à moyen terme.

Les PER élevés de certaines valeurs se justifient par des perspectives de croissance intéressantes à moyen terme.

Le secteur Internet offre toujours de nombreuses opportunités

Injustement massacrées en Bourse, nombre de valeurs conservent pourtant un profil défensif
PAR CAROLINE MIGNON | JDF HEBDO | 08.11.2008 | Mise à jour : 20H05

Peu liquides et jugées risquées, les sociétés Internet n'ont pas été épargnées par la tourmente boursière. Pourtant, ces entreprises sont financièrement assez solides et offrent souvent de très belles perspectives.

Des entreprises peu endettées dont la trésorerie coule à flot, avec une assez bonne visibilité à court terme, des perspectives de croissance et de rentabilité plus qu'attrayantes à plus long terme : c'est ainsi que peuvent se caractériser aujourd'hui la plupart des sociétés Internet cotées sur le marché parisien. Et pourtant, toutes, quasiment sans exception, ont été massacrées en Bourse depuis le début de l'année.
Des sociétés peu liquides
Pire encore, malgré tous leurs atouts, elles ont plus souffert que les autres valeurs de la même envergure. « En 2006, les valeurs Internet se payaient bien plus cher que le marché, à 35 fois leurs bénéfices, contre 21 fois pour l'indice CAC Mid & Small 190. Cette année, elles ne valent plus que 11 fois leurs bénéfices, au lieu de 9,7 fois pour l'indice général. Enfin, le rapport s'inverse pour les prévisions de l'an prochain, avec des valorisations de seulement 8,3 fois les bénéfices 2009 pour les sociétés Internet, contre 9 fois pour le panel des petites et moyennes entreprises », indique Arnaud Riverain, chez Arkeon Finances.
Les raisons d'une telle déconvenue ? Le manque de liquidité sur de nombreuses valeurs en est en grande partie responsable. Les gérants ne peuvent pas se permettre d'être trop exposés aux valeurs peu liquides car, s'ils doivent clore précipitamment leurs positions pour satisfaire les demandes de remboursement de leurs clients, la vente à tout prix de ces actifs ampute encore plus leurs performances.
Par ailleurs, certaines valeurs vont pâtir du ralentissement du marché publicitaire. AuFéminin en a déjà fait les frais ces derniers mois (lire ci-dessous). Les investissements publicitaires dans Internet ne vont plus évoluer à des rythmes de 35 % comme auparavant, mais plutôt de 15 %, ce qui affecte directement le résultat d'exploitation de ce type de société. D'autre part, la concurrence des sites de contenu s'intensifie sur la Toile.
Mais nombre d'autres sociétés du secteur n'ont pas tout misé sur la publicité et présentent des activités très prometteuses.
Compte tenu du développement exponentiel de l'utilisation des paiements en ligne, les sociétés Adverline, Hi-Media et Rentabiliweb, spécialisées, entre autres, sur les prestations de services de paiement en ligne, ont un bel avenir devant elles. De leur côté, 1000Mercis, Weborama et Maximiles sont sur les créneaux porteurs de la fidélisation, du ciblage et de la performance publicitaire.
Enfin, les sites de petites annonces, tels qu'Adenclassifieds ou Seloger.com, sont loin d'avoir épuisé toutes leurs ressources. Avec un prix plus attrayant et un ciblage bien plus intéressant que sur des supports papier, les petites annonces sur Internet sont promises à un bel avenir.
De la consolidation dans l'air
Meetic, qui reste le maître incontesté de la rencontre sur Internet, est également un acteur fort. Il pourrait même faire l'objet d'un rachat (lire ci-dessous).
Après l'acquisition de Doctissimo par Lagardère en début d'année, le secteur n'arrêtera sans doute pas là sa course à la consolidation. « PagesJaunes, Orange ou AOL pourraient s'intéresser à des régies Internet telles qu'Adverline, Rentabiliweb ou Hi-Media », indique un expert du secteur. Hi-Media, numéro un du paiement en ligne, pourrait même être convoité par un géant comme eBay.
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