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Certes endettées, les maisons de retraite offrent une belle visibilité
La canicule de l'été 2003 a entraîné dans l'Hexagone une meilleure prise en charge des personnes âgées
PAR OLIVIA DERREUMAUX |
JDF HEBDO | 15.11.2008 | Mise à jour : 20H18
La crise de confiance des investisseurs touche même les titres des maisons de retraite, un secteur pourtant défensif. Si leur endettement paraît élevé, la bonne visibilité sur l'activité et les tendances démographiques actuelles font de ces sociétés des opportunités d'investissement.
Vieillissement de la population, surcharge des établissements pu-blics, besoins croissants dans la prise en charge de la dépendance... la liste des éléments favorables au développement des maisons de retraite privées est longue. Rappelons que d'ici à 2040 le nombre de personnes touchées par la maladie d'Alzheimer en France devrait plus que doubler ! Si on ajoute à cela la part des plus de 85 ans dans la population, qui atteint 2 % en 2007, les perpectives semblent idylliques pour ces établissements. Aujourd'hui, le taux de remplissage des trois principaux acteurs du secteur privé dépasse 95 %.
Depuis la canicule de l'été 2003, une prise de conscience de la nécessité de mieux prendre en charge la dépendance en France s'est opérée, et les places se font donc plus rares. Les secteurs public et associatif, qui représentent aujourd'hui 80 % des offres d'hébergement, ne parviennent plus à suivre les besoins sans cesse croissants.
C'est donc le secteur privé qui prend le relais. « Ces dernières années, 70 % des créations de places d'hébergement sont assurées par le secteur privé commercial, explique un responsable du Synerpa, le Syndicat national des établissements et résidences pour personnes âgées. Les investissements, en termes tant d'immobilier que de médicalisation des établissements et de besoins en personnel de soins, sont énormes et les collectivités locales n'arrivent plus à financer tout cela. »
Conséquence de cette situation, les sociétés du secteur présentent un taux d'endettement élevé, favorisant la défiance actuelle des investisseurs.
Mais, depuis quelques années, la tendance au sein de ces groupes va néanmoins à une externalisation de leur parc immobilier. Par exemple, Orpéa, qui a longtemps été propriétaire d'une grande partie des murs de ses établissements, voit cette part réduite à 50 % de son parc immobilier total. Et la direction a annoncé cette année la création d'un OPCI (organisme de placement collectif immobilier) chargé d'abriter une partie de ses actifs immobiliers, toujours dans une optique de réduction de la dette.
Une très bonne visibilité
Malgré leur niveau d'endettement, la situation financière de ces sociétés reste solide, et la visibilité sur l'activité très bonne. Les deux principaux groupes du secteur, Korian et Orpéa, ont annoncé des objectifs de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2011 qui devraient largement être atteints. D'autant que leur clientèle présente un taux de solvabilité important. Et la réforme de la tarification des prestations, actuellement en préparation, ne devrait avoir que peu d'impact. « Environ 70 % des frais dans ces établissements sont supportés par les résidents, conclut le responsable du Synerpa. C'est beaucoup. Le gouvernement étudie dif- férentes pistes visant à encadrer ce »reste à charge* et à mettre davantage d'aides financières à disposition des résidents (révision des aides existantes, développement de l'assurance privée...). » Les sociétés du secteur regardent l'avenir sereinement, une sérénité qui peut être partagée par les investisseurs. Les titres affichent en effet un niveau de valorisation faible dans un secteur qui s'est historiquement payé très cher.
Depuis la canicule de l'été 2003, une prise de conscience de la nécessité de mieux prendre en charge la dépendance en France s'est opérée, et les places se font donc plus rares. Les secteurs public et associatif, qui représentent aujourd'hui 80 % des offres d'hébergement, ne parviennent plus à suivre les besoins sans cesse croissants.
C'est donc le secteur privé qui prend le relais. « Ces dernières années, 70 % des créations de places d'hébergement sont assurées par le secteur privé commercial, explique un responsable du Synerpa, le Syndicat national des établissements et résidences pour personnes âgées. Les investissements, en termes tant d'immobilier que de médicalisation des établissements et de besoins en personnel de soins, sont énormes et les collectivités locales n'arrivent plus à financer tout cela. »
Conséquence de cette situation, les sociétés du secteur présentent un taux d'endettement élevé, favorisant la défiance actuelle des investisseurs.
Mais, depuis quelques années, la tendance au sein de ces groupes va néanmoins à une externalisation de leur parc immobilier. Par exemple, Orpéa, qui a longtemps été propriétaire d'une grande partie des murs de ses établissements, voit cette part réduite à 50 % de son parc immobilier total. Et la direction a annoncé cette année la création d'un OPCI (organisme de placement collectif immobilier) chargé d'abriter une partie de ses actifs immobiliers, toujours dans une optique de réduction de la dette.
Une très bonne visibilité
Malgré leur niveau d'endettement, la situation financière de ces sociétés reste solide, et la visibilité sur l'activité très bonne. Les deux principaux groupes du secteur, Korian et Orpéa, ont annoncé des objectifs de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2011 qui devraient largement être atteints. D'autant que leur clientèle présente un taux de solvabilité important. Et la réforme de la tarification des prestations, actuellement en préparation, ne devrait avoir que peu d'impact. « Environ 70 % des frais dans ces établissements sont supportés par les résidents, conclut le responsable du Synerpa. C'est beaucoup. Le gouvernement étudie dif- férentes pistes visant à encadrer ce »reste à charge* et à mettre davantage d'aides financières à disposition des résidents (révision des aides existantes, développement de l'assurance privée...). » Les sociétés du secteur regardent l'avenir sereinement, une sérénité qui peut être partagée par les investisseurs. Les titres affichent en effet un niveau de valorisation faible dans un secteur qui s'est historiquement payé très cher.
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