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Les expéditions de champagne sont corrélées à l'activité économique. A moins d'un sursaut de fin d'année, 2008 ne devrait pas faire exception.
Les maisons de champagne n'échappent pas à la crise
Après plusieurs années de croissance, les producteurs de champagne devraient accuser un repli de leurs ventes en 2008
PAR CATHERINE REKIK |
JDF HEBDO | 13.12.2008 | Mise à jour : 20H34
Plus que jamais, les ventes du mois de décembre seront déterminantes pour les producteurs de champagne, touchés de plein fouet par la dégradation de la conjoncture. Les maisons de champagne cotées en Bourse n'ont pas été épargnées par la sévère correction des marchés.
Les bulles pétillantes sont depuis toujours associées à l'univers de la fête et aux réjouissances de fin d'année. Cette année, le coeur n'y est pas. En témoignent les derniers chiffres communiqués par le Comité interprofessionnel des vins de champagne (CIVC). Alors que le dernier trimestre de l'année représente entre 40 et 50 % du chiffre d'affaires de la profession, les expéditions de champagne ont chuté de 16,3 % en volume durant le mois d'octobre. Ce qui porte le repli du marché à 4,9 % depuis le début de l'année.
Cette contre-performance doit être cependant relativisée, 2007 ayant été une année record, avec un total de 338,7 millions de bouteilles vendues. Après plusieurs années de croissance soutenue, le marché devrait marquer une pause en 2008.
Certes, la demande est forte dans les pays émergents - les ventes en Russie et en Chine explosent -, mais les volumes y sont encore faibles. La France reste le premier marché du champagne : 55 % de la consommation annuelle. Or la situation économique dans l'Hexagone n'est guère brillante. Pour des raisons financières, les distributeurs ont retardé au maximum les commandes de fin d'année. En Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, les deux plus gros marchés à l'export, les ventes sont en baisse sensible.
Du coup, les maisons de champagne, déjà très discrètes en matière de chiffres, ne se risquent pas à faire des pronostics à moins de trois semaines de la fin de l'année.
Un marché très concentré
Les cinq premières représentent environ deux tiers des ventes. Loin devant ses concurrents, LVMH réalise environ 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires dans le champagne grâce à cinq marques dont Möet & Chandon, Veuve Clicquot ou Dom Pérignon. Le leader du secteur ainsi que les trois pure players cotés en Bourse ont mis en place une stratégie de montée en gamme de leurs produits.
Cette stratégie, qui s'est traduite par une hausse importante des prix de vente depuis trois ans, a jusqu'ici été payante, mais elle pourrait avoir atteint ses limites comme le montre le fort recul des volumes enregistré par Laurent-Perrier.
Ces incertitudes ont pesé sur le cours de Bourse des trois acteurs cotés dont les capitalisations ne reflètent plus du tout la valeur des marques, des stocks ou des actifs fonciers.
Cette contre-performance doit être cependant relativisée, 2007 ayant été une année record, avec un total de 338,7 millions de bouteilles vendues. Après plusieurs années de croissance soutenue, le marché devrait marquer une pause en 2008.
Certes, la demande est forte dans les pays émergents - les ventes en Russie et en Chine explosent -, mais les volumes y sont encore faibles. La France reste le premier marché du champagne : 55 % de la consommation annuelle. Or la situation économique dans l'Hexagone n'est guère brillante. Pour des raisons financières, les distributeurs ont retardé au maximum les commandes de fin d'année. En Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, les deux plus gros marchés à l'export, les ventes sont en baisse sensible.
Du coup, les maisons de champagne, déjà très discrètes en matière de chiffres, ne se risquent pas à faire des pronostics à moins de trois semaines de la fin de l'année.
Un marché très concentré
Les cinq premières représentent environ deux tiers des ventes. Loin devant ses concurrents, LVMH réalise environ 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires dans le champagne grâce à cinq marques dont Möet & Chandon, Veuve Clicquot ou Dom Pérignon. Le leader du secteur ainsi que les trois pure players cotés en Bourse ont mis en place une stratégie de montée en gamme de leurs produits.
Cette stratégie, qui s'est traduite par une hausse importante des prix de vente depuis trois ans, a jusqu'ici été payante, mais elle pourrait avoir atteint ses limites comme le montre le fort recul des volumes enregistré par Laurent-Perrier.
Ces incertitudes ont pesé sur le cours de Bourse des trois acteurs cotés dont les capitalisations ne reflètent plus du tout la valeur des marques, des stocks ou des actifs fonciers.
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