Couvrez-vous contre une baisse du Dow Jones
Malgré les inquiétudes à répétition sur l'état de santé de l'économie américaine, force est de constater que le Dow Jones résiste encore. L'indice baisse seulement de 5,6 % depuis le début de l'année. Mais pour combien de temps ? En effet, l'indice compte parmi ses composantes American Express, Citigroup et JP Morgan. Compte tenu de la crise des crédits à risque, ces trois entreprises pourraient continuer à souffrir.
Le Dow Jones comprend également des valeurs technologiques (HP, IBM, Microsoft...), et cela pourrait peser sur la tendance. En effet, les investisseurs se montrent prudents sur ces titres en période d'incertitude.
In fine, les défensives du Dow Jones ne pourront pas permettre de limiter la casse indéfiniment. D'ailleurs, alors qu'à Paris les actions Total et Sanofi-Aventis s'étaient brièvement inscrites en hausse en début d'année, elles sont, depuis, passées largement dans le rouge.
Graphiquement, la situation de l'indice américain est incertaine. En effet, le Dow Jones a bien réussi à rebondir sur les 12.000 points, mais tant qu'il ne parvient pas à rejoindre sa moyenne mobile située vers 13.000 points il est plus prudent de se prémunir contre un éventuel repli de l'indice phare de la Bourse américaine.
Retour possible sur 12.000 points
Pour ce faire, nous décidons de passer soit par des warrants, soit par des CFDS (contrats pour la différence). Pour ce qui est des warrants, les puts 1099Z de la Commerzbank nous paraissent bien adaptés. En effet, la volatilité implicite est raisonnable à 19,3 %. Ensuite, à près de 9, l'élasticité est très appréciable. Grâce à l'effet de levier des puts, une baisse de l'indice Dow Jones à 12.000 points en un mois (- 4,2 %) conduirait à un gain de plus de 30 %.
Pour ceux qui voudraient mettre en place des interventions à court terme, les CFDS ne manquent pas d'atouts. D'autant qu'il existe des mini-contrats permettant d'engager des montants plus réduits. Dans la pratique, il faut vendre des CFDS. Des courtiers suisses le proposent, mais le britannique IG Markets est un des plus populaires et bénéficie d'un agrément français. Une fois la vente effectuée, si l'indice baisse, l'intervenant touche une somme pour chaque point perdu par l'indice. A l'inverse, il perd pour chaque point gagné.
Dès lors, les plus avertis peuvent se lancer dans des opérations de trading à court terme. Il faut s'imposer une discipline très rigoureuse et placer des ordres stop qui coupent automatiquement la position lorsque le marché se retourne brutalement.
Enfin, nous vous rappelons une nouvelle fois que les stratégies que nous vous proposons chaque semaine relèvent surtout de la spéculation. Ce genre de position ne doit représenter qu'une faible part de vos avoirs totaux.










