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Le pessimisme s'empare de Bombay et de Hongkong
JDF HEBDO | 16.02.2008 | Mise à jour : 20H56
La désaffection pour les principales Bourses asiatiques n'en finit pas. Les investisseurs, de plus en plus pessimistes, contribuent au recul des principaux indices.
C'est le cas en Inde, où la panique envahit la Bourse de Bombay. Le principal indice, le Sensex, a perdu près de 14 % depuis le début de l'année. Et alors que le marché indien avait connu l'an dernier un nombre record d'introductions en Bourse (8,3 milliards de dollars de devises levées), deux nouvelles sociétés, le promoteur immobilier Emaar MGF Land et la société de santé Wockhardt Hospitals, viennent juste de reporter leur projet.
Les investisseurs redoutent les conséquences du ralentissement de la croissance du PIB, prévue à 8,7 %, contre 9,6 % l'année dernière, mais aussi l'accélération de l'inflation qui devrait décourager la Banque centrale de baisser les taux d'intérêt.
Cependant, la meilleure visibilité, rendue possible par une politique de stabilisation des taux, alliée au retour à des niveaux de valorisation plus raisonnables - les actions s'échangent en moyenne entre 16 et 17 fois les bénéfices 2008 avant correction, contre 22 l'année dernière - devrait permettre de réaliser de belles affaires et d'encourager les investissements.
Hongkong, une des places financières les plus développées d'Asie, est elle aussi victime de la chute d'enthousiasme de ses opérateurs de marché.
Très attendu, le programme QDII a déçu (voir encadré). Le Hang Seng, l'indice phare hong-kongais, très corrélé au Dow Jones, a perdu 18 % depuis le début de l'année.
Ce recul s'inscrit toutefois dans la ligne des autres grandes places financières asiatiques, qui ont toutes affiché des pertes comprises entre 14 et 20 %. « La sous-performance de la Bourse ne peut s'expliquer par des spécificités locales. Ce n'est pas un phénomène hongkongais ! », martèle Chakara Sisowath, directeur de la société de gestion Comgest à Hongkong. «La place hongkongaise devrait bénéficier de la baisse des taux américains. Les dollars américain ethongkongais étant liés, les taux pratiqués à Hongkong sont les mêmes que ceux appliqués aux Etats-Unis. Or ils s'avèrent plus faibles que ce qu'ils devraient être », souligne Chakara Sisowath. En conséquence, la circulation d'argent facile dans le pays, qui devrait encore être amplifiée par la prochaine baisse du taux de la Fed attendue pour mars, devrait gonfler la Bourse, stimuler de nouveau l'investissement et redonner des couleurs au marché.
En revanche, toutes les sociétés ne devraient pas profiter de cette opportunité. Dans le cas d'une récession américaine, les observateurs pensent que les entreprises cotées à Hongkong, qui fabriquent en Chine pour vendre aux Etats-Unis - comme Esprit, Texwinca ou encore Yue Yuen - sont les plus exposées.
C'est le cas en Inde, où la panique envahit la Bourse de Bombay. Le principal indice, le Sensex, a perdu près de 14 % depuis le début de l'année. Et alors que le marché indien avait connu l'an dernier un nombre record d'introductions en Bourse (8,3 milliards de dollars de devises levées), deux nouvelles sociétés, le promoteur immobilier Emaar MGF Land et la société de santé Wockhardt Hospitals, viennent juste de reporter leur projet.
Les investisseurs redoutent les conséquences du ralentissement de la croissance du PIB, prévue à 8,7 %, contre 9,6 % l'année dernière, mais aussi l'accélération de l'inflation qui devrait décourager la Banque centrale de baisser les taux d'intérêt.
Cependant, la meilleure visibilité, rendue possible par une politique de stabilisation des taux, alliée au retour à des niveaux de valorisation plus raisonnables - les actions s'échangent en moyenne entre 16 et 17 fois les bénéfices 2008 avant correction, contre 22 l'année dernière - devrait permettre de réaliser de belles affaires et d'encourager les investissements.
Hongkong, une des places financières les plus développées d'Asie, est elle aussi victime de la chute d'enthousiasme de ses opérateurs de marché.
Très attendu, le programme QDII a déçu (voir encadré). Le Hang Seng, l'indice phare hong-kongais, très corrélé au Dow Jones, a perdu 18 % depuis le début de l'année.
Ce recul s'inscrit toutefois dans la ligne des autres grandes places financières asiatiques, qui ont toutes affiché des pertes comprises entre 14 et 20 %. « La sous-performance de la Bourse ne peut s'expliquer par des spécificités locales. Ce n'est pas un phénomène hongkongais ! », martèle Chakara Sisowath, directeur de la société de gestion Comgest à Hongkong. «La place hongkongaise devrait bénéficier de la baisse des taux américains. Les dollars américain ethongkongais étant liés, les taux pratiqués à Hongkong sont les mêmes que ceux appliqués aux Etats-Unis. Or ils s'avèrent plus faibles que ce qu'ils devraient être », souligne Chakara Sisowath. En conséquence, la circulation d'argent facile dans le pays, qui devrait encore être amplifiée par la prochaine baisse du taux de la Fed attendue pour mars, devrait gonfler la Bourse, stimuler de nouveau l'investissement et redonner des couleurs au marché.
En revanche, toutes les sociétés ne devraient pas profiter de cette opportunité. Dans le cas d'une récession américaine, les observateurs pensent que les entreprises cotées à Hongkong, qui fabriquent en Chine pour vendre aux Etats-Unis - comme Esprit, Texwinca ou encore Yue Yuen - sont les plus exposées.
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