Comprendre la Bourse
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La volatilité redevient un problème majeur
JDF HEBDO | 12.07.2008 | Mise à jour : 19H48
La forte augmentation de la volatilité commence à décourager la venue en Bourse d'un nombre croissant d'investisseurs. Car, loin de constituer des opportunités, l'instabilité croissante des cours est source d'inquiétude et de perte en capital. En Bourse, la volatilité se définit comme l'écart type des variations des cours sur une période donnée. Il existe la volatilité historique, qui mesure le niveau de fluctuation des cours dans le passé, et la volatilité implicite, qui rend compte des anticipations des investisseurs sur l'évolution des marchés. Une volatilité implicite élevée signifie que les opérateurs sont pessimistes, une faible volatilité signifie au contraire que les opérateurs sont plutôt confiants. Aujourd'hui, quelles que soient les méthodes de calcul utilisées, il ressort que la volatilité est très élevée, puisqu'elle est revenue à des ni-veaux proches de ceux du début de l'année, qui étaient eux-mêmes peu éloignés des données observées pendant les périodes de fortes tensions que nous avions connues en 2001 et 2002. Une volatilité implicite de 25 % sur l'indice CAC 40 signifie en effet que les opérateurs s'attendent à des écarts de cours du même ordre pour les mois à venir. Le seul moyen de se prémunir contre la volatilité consiste à augmenter la part des liquidités en portefeuille et de se positionner sur des valeurs réputées stables. Ces dernières se définissent comme des actions ayant un bêta inférieur à 1, c'est-à-dire qu'elles baisseront proportionnellement moins que le marché. Voici pour la théorie ; en pratique, peu de titres sont actuellement épargnés par la baisse.
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